Tricot Journal n°65 1er nov 1937
Tricot Journal n°65 1er nov 1937
  • Prix facial : 2 F

  • Parution : n°65 de 1er nov 1937

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : R. Vial

  • Format : (220 x 300) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 44,8 Mo

  • Dans ce numéro : un pull-over pour homme.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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V i2fezn-,7/e433e2e a € 2 POINT EMPLOYE Point Zig-Zay I"rg  : 3m. end., 3m. env. 2erg  : tricoter les mailles comme elles se présentent en décalant tous lesrgs d'unem. vers la droite pendant 10rgs et ensuite vers la gauche pendant 10rgs. CONFECTION Monter 120 cm. dem., faire 25 cm. tout droit. Au début durg env., fermer 20 cm. dem., ainsi qu'au début durg end., travailler tout droit jusqu'à ce que la totalité fasse 75 cm. de haut. Fermer lesm. Avoir soin de réserver sur la partie droite 11 boutonnières distantes l'une de l'autre de 5 cm. Le haut de la ceinture est cerné par un galon assorti aux boutons. Faire à la hauteur 2'pince° de 12 à 15 cm. de haut. Fig. III. Fournitures  : 250 à 300 gr. de laine suivant la taille. 2 aig. de 3 mm. de diamètre. 1 bouton. POINTS EMPLOYES Point jarretière  : pour faire le biais pour les bandes de la blouse, il suffit de tricoter au commencement du rang 2m. ens.. et de faire 1 dim. à la fin. Point de cries 1 et 1. Point de tuile (sans envers). 1" rang  : 1m. end., 1m. glissée, 1m. end., 1 m : glissée. 2° rang : tricoter 1m. env., 1m. end.. 1m. env., 1m. end.. lam. end. doit être lam. glissée du rang précédent. CONDUITE DU TRAVAIL Ce modèle se fait en deux parties dos et devant. Une garniture formant cachepoint est exécutée à part au tricot jarretière. Dos  : Monter 90 cm. dem., travailler sur une hauteur de 75 cm. en tricotant 2m. ens. tous les 5 ou 6rgs, au début et à la` fin durg, pour réduire la largeur à 62 cm. Lorsque l'on a 75 cm. de haut, fermer lesm. Devant  : Monter 30 cm. dem., travailler sur 75 cm. de haut en faisant les diminutions proportionnellement à celles 1:IL dos, pour arriver à 16 cm. de largeur, fermer lesm. à 75 cm. du bas. Garniture : bande de garniture, monter 6 cm. de larg., travailler en jarretière sur une haut. de 65 cm. en tricotant 2m. ens. au début et à la fin durg tous les 6rgs- ; faire une autre bande semblable. Lorsque l'on est arrivé à la même hauteur, monter 70 cm. dem.. travailler les 3 cm. abandonnés d'une des bandes, monter 14 cm., travailler 3 cm. de l'autre bande et terminer par 70 cm. de nouvellesm. montées. Faire 3 cm. de hauteur et fermer lesm. Réserver aux extrémités de cette bande une boutonnière. Montage  : Coudre de aa'et bb', resserrer la ceinture dans un gros-grain, à la Trois Jupes pratiques et leur Blouse (Suite de la page 996.) taille exacte de la personne et fixer les pattes formant cache-point sur chacune des coutures, en les cousant à l'aide d'un point perdu de chaque côté du haut en bas. Faire des pinces dans le haut de la jupe si cela est nécessaire. La bande de la ceinture se coudra jusque sur les hanches. A partir de cet endroit on la laisse libre de façon à ce qu'elle vienne se croiser sur le devant et se fixer aux boutons de la ceinture. Deux petites pattes exécutées au tricot jarretière, mesurant 3 cm. de larg. sur 5 cm. de haut, placées au-dessus des bandes, maintiennent la ceinture en place. BLOUSE Fournitures  : 250 gr. de laine. 1m. 25 de tresse, un col de piqué blanc, un clip en cuir. POINTS EMPLOYES Tricot jarretière et point de toile. Dos  : Monter 36 cm. dem., faire 5 cm. de haut de côtes 1 et 1, 25 cm. de point de toile en aug. d'unem. tous les 5rgs A é cL € y î 1/4.5, g, 1 ; 115:,2'szi 7.1,14‘iq au début et à la fin durg de façon à obtenir 42 cm. de larg., cesser les aug. et à 30 cm. du bas faire l'encoche de l'entournure en fermant 3m. au début des 2 premiersrgs, puis aurg suivant, tricotant 2m. ens. au début et à la fin. Continuer tout drôit sur 17 cm., fermer 4 cm. dem. au début des 6rgs qui suivent et terminer le dos en fermant les 12 cm. dem. en une seule fois. Devant  : Le devant se fait comme le dos. jusqu'à 40 cm. de haut, mais sur un montage dem. de 38 cm. et une largeur de 46 cm. au lieu de 42 cm. A 40 cm. du bas, faire le décolleté et pour ce faire, diviser le travail en 2 parties égales, tricoter 2m. ens. à chaque fin derg pour le côté de l'épaule gauche, à chaque début derg pour le côté de l'épaule droite, faire ces diminutions jusqu'à ce qu'il reste 12 cm., que l'on ferme en 3 fois. Manches  : Monter 20 cm. dem., faire 5 cm. de côtes 1 et 1, travailler au point de toile sur 13 cm. de haut, en aug. au début et à la fin de tous les 5°rgs d'unem., ; usqu'à ce que l'on ait 36 cm. de larg. Faire l'arrondi en travaillant 2m. ens., jusqu'à 12 cm. de larg. de reste que l'on ferme en une seule fois. Ce modèle est garni de deux berthes formant épaulettes. Monter 7 cm. de larg. dem., travailler en jarretière en ayant soin d'aug. au début de tous lesrgs impairs et diminuer au début de tous lesrgs pairs, jusqu'à ce que l'on ait 20 cm. de haut. Faire deux parties semblables. Bandes  : Monter 7 cm. dem.,les travailler en jarretiere et en biais sur 18 cm. de haut. Plastron  : Monter 52 cm. dem., travailler en jarretière en faisant au centre une diminution jusqu'à ce qu'il ait 7 cm. de haut. Toutes les diminutions doivent se trouver les unes au-dessus des autres. Montage  : Coudre de aa'à bb'et de cd à c'd'. Fixer les bandes de C'eà Cd" et E', le plastron de l'épaule jusqu'à la pointe de l'encolure. 1006 erd » fr- ht- 90 ca'e- -4-c7G4-7/2e- A, sc. _3(7 LE CHIC DES GROSSES COTES (Suite de la page 1003.) devant droit, mais inversement et sans boutonnière. Manches  : monter 16 cm. dem., augm. de chaque côté à tous les 5rgs, au début et à la fin d'unem., jusqu'à 38 cm. de largeur. Cesser les augmentations puis, à 49 cm, de hauteur, commencer l'arrondi en fermant 3m. au début des 2 prochainsrgs et en tricotant 2m. ens. au début de chaquerg, jusqu'à 20m. de reste, que l'on ferme en une, seule fois. Montage  : coudre les épaules et les dessous de bras, fixer les manches aux entournures. Relever lesm. de l'encolure, et travàiller 5 cm. en côtes 1 et 1, pour le col plat. Echarpe  : monter 7 à 8 cm. en laine marron, puis continuer avec la laine beige, et reprendre la laine marron, avoir soin, au retour, de bien accrocher dans le brin que l'on quitte le brin que l'on va utiliser, pour éviter les trous. Travailler en côtes, une hauteur de 1m. 50 à 1m. 75, suivant la taille. Fermer. CHAUSSONS AU TRICOT Fournitures  : 50 gr. de laine blanchet, 10 gr. de laine bleu vif, 10 gr. de laine bleu pâle, 2 aig. de 2 mm. 5 de diamètre. POINTS EMPLOYES Côtes simples  : 1m. end., 1m. env. Jersey  : une aig. end., une aig. env. CONDUITE DU TRAVAIL Dessus du pied  : Monter 4m. ; les travailler en aug. d'unem. de chaque côté à toutes les aig. jusqu'à 28m. Partager le travail en deux parties ; fermer 2m. que l'on remet à l'aig. suivante à partir de la 3°m., ceci pour passer la cordelière. Il y a 4 boutonnières de chaque côté. Continuer jusqu'à la grandeur du pied et fermer. Monter le deuxième côté de même. Semelle  : Monter 4m., aug. d'unem. de chaque côté jusqu'à 28m. ; travailler 12 aig. tout droit, puis dim. 1m. de chaque côté jusqu'à 12m. fermées en une seule fois. Lorsque la couture du dos est faite, relever lesm..à partir de la dernière boutonnière et faire des côtes simples en dim. 1m. au commencement et à la fin de chaque aig. (4 aig.) ; faire encore 4 aig. et fermer en côtes. Faire une chaînette crochetée 2 fois avec 2 grosseurs de crochet et terminer par 2 glands. Broder sur le dessus du pied 4 petites fleurs en deux tons de bleu au point de bouclette. Faire 2rgs de mailles simples au crochet autour des côtes de la jambe. Coudre la semelle, que l'on peut ouatiner si l'on veut les chaussons plus chauds. On peut également broder les fleurs au passé plat ou au passé empiétant (voir fig.). CI e
UN DRAME A HONOLULU CHAPITRE PREMIER L'A FF UT D ANS la nuit limpide du ciel tropical, deux ombres glissèrent. Quand elles eurent dépassé les dernières maisons de la ville, la plus grande se dressa et faisant face à l'autre  : — A l'oeuvre maintenant, il s'agit de ne pas nous laisser surprendre. Un pâle rayon de lune éclaira tout à coup le visage de l'homme qui avait parlé. Sur cette face terrible, la plus farouche résolution se lisait. Son compagnon le comprit, sans doute, car il objecta  : — Johnston, soyons prudents, nous avons déjà pas mal de choses à nous faire pardonner. — Poltron ! croyez-vous que la clémence, si je vous écoute, avancera nos affaires. Allez, au point où nous nous trouvons, un crime de plus ou de moins ne saurait compter. Et comme son compagnon semblait hésiter encore, il demanda  : — Etes-vous disposé à abandonner la partie ? Voulez-vous que l'on nous reprenne cette fortune qui déjà nous a coûté tant de peine ? — Non, certes ! — Alors, plus de tergiversations. L'homme qui nous poursuit doit passer ce soir même sur cette route. — Il ne sera pas seul. Voulez-vous donc sacrifier tout son entourage ?... — Je ne sais encore ce que je ferai, ce que je sais, voyez-vous, c'est que je l'abattrai et n'aurai de tranquillité qu'à l'instant où je le verrai mort à mes pieds. — Je souhaite autant que vous la fin de ce sot qui s'est placé si malheureusement sur notre route, mais je désire encore plus n'avoir pas de nouveaux démêlés avec la justice. J'ai soif de repos, Johnston. — Fort bien Sam, alors partez, laissez-moi agir seul. — Et garder le trésor, n'est-ce pas ?... C'est bien ce que vous voulez dire... — Naturellement ! Je ne vois pas pourquoi je partagerais la fortune avec vous si vous refusez de partager le pé — Allons, il faut encore vous céder... Dieu sait où nous conduira votre audace... — N'importe où, pourvu que nous évitions la chaise électriquÉ qui nous attend, si nous échouons. Il fallait qu'un bien terrible secret liât ces deux hommes, pour que de telles paroles fussent prononcées. La meilace de la chaise électrique, galvanisa si bien Sam Davis, qu'elle suffit à emporter ses dernières hésitations. Il eut un large soupir et murmura  : — Une fois de plus, je vous obérirai, Johnston. Petit roman inédit de Jehan d'IVRAY Alors, aidez-moi d'abord à cacher notre trésor. Johnston avait sorti d'une sorte de long étui assez semblable à un fourreau de golf, deux instruments qui, après un déclic prirent l'apparence de deux pioches. Les deux hommes se mirent à l'oeuvre. Ils creusèrent longtemps, auprès d'un arbre, puis, quand le trou fait par eux leur sembla assez profond, Johnston se saisit d'un gros paquet qu'il avait préalablement déposé à ses pieds. Sans en dénouer les ficelles, il posa le paquet dans la fosse et remit la terre qu'il avait enlevée. Son camarade et lui commencèrent alors à piétiner furieusement le tas, rendant ainsi à l'endroit creusé sa forme primitive. — Maintenant, dit Johnston, il s'agit de marquer l'arbre afin de le reconnaître. A l'aide de son couteau, il fit une entaille bizarre, très haut sur le tronc, et sortant de sa poche un petit flacon il le déboucha et versa quelques gouttes de liquide dans l'entaille. — Là, fit-il, son léger travail terminé ; maintenant, je suis certain que l'écorce ne repoussera plus à cette place et, à moins que l'on n'abatte l'arbre, il nous sera facile de retrouver l'objet que nous lui avons confié. Devina-t-il à ce moment la pensée qui venait de traverser l'esprit de son complice... Il lui frappa sur l'épaule et d'un ton où perçait le sarcasme il prononça  : - J'ai dit nous, ami Sain, c'est bien compris. Ne vous avisez pas de revenir ici sans moi, cela vous coûterait plus cher que vous ne pensez. — Qui donc pense à vous leurrer, Johnston, vous savez bien que je ne puis rien sans vous... — Oui, mais je sais aussi que rien ne vous arrêtirait si vous étiez certain de l'impunité. Un bruit de grelots les Interrompit  : Johnston se pencha vers Sam pour dire  : — La promenade sentimentale que les indigènes se croient obligés d'offrir à leurs hôtes.de passage. Notre homme doit être là. Presque aussitôt une file de voitures se distingua sous les arbres. Des musiciens havaiens précédaient le cortège, leur guitare au bras. Un chant très doux, mélange de miaulement et de caresses, semblait suivre l'accompagnement des guitares. Dans les voitures traînées par des mules, richement harnachées, quelques Européens se voyaient. Dans la première, Frédéric Dubois, ayant à ses côtés sa femme Thérèse et ses deux enfants, Odette et Roger, regardait curieusement ce paysage si nouveau pour lui et dont la nuit doublait le mystère. Frédéric qui, depuis des semaines, menait à travers les océans une enquête policière passionnante, oubliait sa mission dans l'enchantement inattendu de l'heure. Ce site, ces parfums, cette flore extravagante, tout était pour lui surprise et merveille. Sa femme partageait son enthousiasme. Ni l'un ni l'autre ne.voulaient plus se souvenir des multiples disgrâces qui avaient peuplé leur voyage de visions de cauchemar. Demain, au jour, il serait temps de reprendre la piste poursuivie et d'affronter les nouveaux dangers qu'elle allait encore amener. Pour l'instant ni le mari ni la femme ne songeaient plus qu'à jouir de la beauté radieuse de cette nuit féerique, où tout pour leurs yeux européens semblait nouveau. — Thérèse, dit Frédéric, en se penchant vers sa compagne, ne te semblet-il pas que nous faisons un beau rêve ? Cette nuit si claire, cette forêt aux essences inconnues, tous ces parfums qui montent de la terre et nous grisent, n'est-ce pas idéal ? — Oui, mon cher Dick, répondit-elle, mais je suis, je te l'avoue, moins emballée que toi quand je pense que toutes ces belles choses qui nous entourent cachent peut-être un piège nouveau. — Folle, qui ne sait pas goûter la douceur de l'heure présente. — Fou plutôt, celui qui comme toi s'enfonce, tête baissée, dans les aventures les plus extravagantes. Il ne put s'empêcher de rire. Toujours les frayeurs de sa femme l'amusaient jusqu'au moment où il était forcé de convenir qu'elle n'avait point tout à fait tort. Depuis six mois, le couple avait quitté la petite maison tranquille de Saint-Germain ; lui pour se lancer à la suite des bandits qui dix ans plus tôt avaient assassiné et volé une Américaine, Mrs Mollisson Il n'avait encore que des soupçons sur l'identité des meurtriers, mais il se croyait bien sur la bonne voie. Il était sûr que l'un d'eux se cachait sous les traits d'un faux commissaire qui, lors de son arrivée à New-York avait,trouvé le moyen d'égarer ses recherches en le jetant dans d'extraordinaires imbroglios. Mais l'autre quel était-il et où le chercher ?... Mystère troublant d'où allait dépendre l'avenir et peut-être la fortune de Dubois. Dans l'espoir de découvrir les bandits, Frédéric n'avait pas craint de poursuivre sa mission sans se soucier du danger ni des difficultés qu'elle présentait. Il promenait ses'investigations de New-York en Lousiane, de Louisiane à San-Francisco, enfin, de San-Francisco à Honolulu, où il était arrivé la veille. Sur le bateau qui l'emmenait, il avait eu la preuve que ceux qu'il souhaitait découvrir étaient, eux aussi, du voyage. Une de leurs créatures, le Chinois Li, qui avait eu sa part dans le meurtre de Mrs Mollison, était trouvé mort dans sa couchette à l'infirmerie du bord où on l'avait transporté après l'avoir repê-



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