Travail n°74 mai 2012
Travail n°74 mai 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°74 de mai 2012

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Bureau international du Travail

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : un meilleur départ pour les jeunes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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44 | Mai 2012, n o 74 | Champs d’action Fonds de l’ONU pour les droits des handicapés L’Organisation internationale du Travail (OIT) va jouer un rôle actif dans la mise en œuvre d’un nouveau fonds récemment institué par six agences des Nations Unies en vue de promouvoir les droits des personnes handicapées et d’aider les pays à améliorer leurs politiques, à collecter des données et à dispenser des services aux personnes porteuses de handicap. Le fonds a été créé dans le but d’amplifier l’action de l’ONU au nom des personnes handicapées dont le nombre est estimé à plus d’un milliard, soit 15 pour cent de la population mondiale, selon le Rapport mondial sur le handicap de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la Banque mondiale. Le « Fonds du Partenariat des Nations Unies pour la promotion des droits des personnes handicapées » (PPDPH) est lancé par six organismes de l’ONU dotés d’une solide expertise en matière de promotion et de protection des droits des personnes handicapées : le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) et le Département des affaires économiques et sociales de l’ONU (DAES), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), l’Organisation internationale du Travail (OIT) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En tant que membre du conseil d’administration et du comité de gestion du PPDPH, l’OIT prendra une part active à l’étude des propositions de financement et de soutien aux niveaux mondial et national. Le premier appel à propositions est attendu pour le mois d’avril de cette année. Promouvoir un socle de protection sociale Le 15 décembre dernier, la Présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a reçu des mains de Michelle Bachelet, Directrice exécutive de l’ONU Femmes, la version portugaise du rapport Un socle de protection sociale pour une mondialisation équitable et inclusive. Celui-ci appelle à instaurer un socle de protection sociale afin de stimuler la croissance économique et d’accroître la cohésion sociale au vu de la crise économique. Le concept de socle de protection sociale adopté par les Nations Unies et le G20 représente une politique intégrée et coordonnée alliant un transfert de revenus à un accès aux services de santé de base, à l’éducation, à l’assainissement, à l’alimentation, à l’emploi et au logement, entre autres. L’OIT, en coopération avec d’autres agences des Nations Unies, s’emploie à éradiquer l’extrême pauvreté à l’échelle mondiale par le biais de programmes qui combinent des transferts de ressources, l’accès à des services essentiels et l’insertion productive sous la forme de socles sociaux – le programme Brésil sans pauvreté en est une illustration. M me Bachelet, l’ancienne Présidente du Chili, dirige aussi le Groupe consultatif sur le socle de protection sociale qui a préparé le rapport publié par l’OIT. Photo OIT UN WOMEN Champs Le chômage urbain recule en Amérique latine M. Crozet/OIT En Amérique latine et dans les Caraïbes, le taux de chômage urbain a continué de reculer en 2011, atteignant un niveau historiquement bas de 6,8 pour cent, selon la dernière version du rapport annuel de l’OIT pour la région, Panorama du travail, qui alerte sur la nécessité de s’attaquer au problème de l’amélioration de la qualité des emplois. Cependant, cette tendance à la baisse pourrait prendre fin en 2012 vu le ralentissement prévu de la croissance économique régionale, ce qui maintiendrait le taux à 6,8 pour cent cette année. Le Panorama du travail 2011 pour l’Amérique latine et les Caraïbes attire également l’attention sur l’impérieux besoin de s’attaquer aux problèmes tels que le chômage des jeunes, l’informalité chronique, le faible niveau de couverture de sécurité sociale, et sur la nécessité de lutter contre la pauvreté en zone rurale grâce au travail. Le rapport met aussi en évidence la persistance d’un secteur informel de l’économie avec au moins 50 pour cent de la population urbaine occupant des emplois informels, généralement mal rémunérés, dans des conditions de travail précaires, sans protection sociale ni accès aux droits sociaux. Les statistiques établies à partir de données en provenance de 16 pays montrent que sur 93 millions de personnes vivant dans la précarité, 60 millions sont employés dans le secteur informel, dans des usines qui ne sont pas officiellement déclarées, 23 millions ont un emploi informel dépourvu de protection sociale bien qu’ils travaillent dans le secteur formel, et 10 millions sont des travailleurs domestiques.
d’action Partenariat OIT-Fondation MasterCard L’OIT et la Fondation MasterCard ont conclu un partenariat unique destiné à promouvoir le travail décent pour les jeunes qui sont confrontés à une aggravation de la crise de l’emploi, caractérisée par un chômage élevé, la pauvreté au travail et le découragement de la jeunesse. Le partenariat « Work4Youth », signé pour cinq ans et 14,6 millions de dollars, va renforcer la prise de conscience des problèmes auxquels les jeunes sont confrontés en quittant l’école pour le monde du travail. Le partenariat contribuera à améliorer la formulation de politiques et de programmes en faveur de l’emploi des jeunes à l’échelle mondiale. Grâce au partenariat « Work4Youth », des enquêtes sur la transition écoletravail seront menées dans 28 pays à travers cinq régions. Ces enquêtes viendront enrichir l’information disponible, actuellement limitée, sur les difficultés rencontrées par les jeunes au cours de cette transition vers le travail décent, surtout dans les pays en développement. Les données et informations ainsi collectées seront incorporées dans une série de rapports analytiques nationaux, régionaux et mondiaux sur le travail des jeunes. Ces rapports ont pour vocation d’aider les responsables politiques et les professionnels travaillant sur les questions de l’emploi des jeunes et de la transition école-travail à élaborer des programmes en connaissance de cause et à prendre des décisions politiques appropriées pour répondre aux besoins des jeunes. Potentiel de création d’emplois verts La création d’emplois verts dans les énergies renouvelables, l’agriculture, la foresterie et la pêche durables, les transports, la gestion des déchets et le secteur du bâtiment, contribue à atténuer les effets du changement climatique et génère en parallèle des bénéfices sociaux. Le 2 décembre 2011, en marge de la 17 e Conférence des parties à la convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique à Durban, en Afrique du Sud, l’OIT et l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR) ont organisé un débat interactif sur « Emplois verts et atténuation du changement climatique ». Ce débat a permis de confronter les différents points de vue, de partager les nouvelles découvertes de la recherche et les informations concernant des secteurs pouvant accueillir des emplois verts, et d’identifier les avantages et les inconvénients que représente pour les pays la transition vers l’économie verte. Cette discussion faisait partie d’une série de débats sociaux organisés sous l’égide des 20 agences de l’ONU qui composent l’Equipe de l’ONU sur les dimensions sociales du changement climatique. M. Crozet/OIT Mai 2012, n o 74 | Champs d’action | 45 Fondation MasterCard My.COOP : gérer les coopératives agricoles Pour célébrer l’Année internationale des coopératives 2012, l’OIT a lancé un nouveau module de formation intitulé My.COOP et un programme sur la gestion des coopératives agricoles. L’objectif du module de formation est de permettre aux personnes qui gèrent, ou pourraient gérer, des coopératives agricoles d’identifier et de traiter les principaux problèmes auxquels sont confrontées les coopératives dans un modèle de développement agricole orienté vers le marché. My.COOP s’appuie sur le constat qu’une bonne gestion permet aux coopératives d’offrir à leurs membres des services effectifs, efficaces et de haute qualité. De plus, des coopératives agricoles bien gérées peuvent également apporter leur contribution à d’autres grands enjeux de développement comme l’insécurité alimentaire, l’usage durable des ressources naturelles et la création d’emplois inclusifs. L’initiative de partenariat My.COOP a été lancée par le Fonds d’aide aux coopératives en Afrique et le Programme de l’OIT pour les coopératives. Aux côtés du Centre de l’OIT de Turin, le partenariat concerne plusieurs instituts de formation africains et latino-américains, la FAO, le PAM, le Royal Tropical Institute, l’université et le centre de recherche Wageningen et Agriterra, entre autres. Cette initiative s’appuie sur la réussite du Programme MATCOM (Matériels et techniques de formation pour la gestion des coopératives) de l’OIT de 1978 au début des années 1990 qui avait mis au point plus d’une quarantaine d’outils de formation. Le module My.COOP comporte les dernières informations en date sur la gestion des coopératives agricoles et propose de nouvelles méthodologies destinées à faciliter le transfert de connaissances comme l’apprentissage mobile ou l’apprentissage à distance pour les futurs formateurs de My.COOP. Il est disponible sur la plateforme My.COOP : www.agriculture-my.coop. Des adaptations aux réalités locales et à d’autres secteurs comme les coopératives du secteur minier de Bolivie par exemple sont en cours. My.COOP sera bientôt disponible en espagnol et en arabe. Pour de plus amples informations, vous pouvez contacter : coop@ilo.org et pour les cours en ligne : mycoop@itcilo.org



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