Travail n°74 mai 2012
Travail n°74 mai 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°74 de mai 2012

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Bureau international du Travail

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : un meilleur départ pour les jeunes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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32 | Mai 2012, n o 74 | Articles généraux Le ministre du Travail, Carlos Tomada, reprend l’appel des jeunes à l’égalité des chances. « La recherche de cette égalité est un chemin que nous avons emprunté dès 2003. En plus des 5 millions d’emplois créés depuis lors, le projet ‘Bâtir l’avenir grâce au travail décent’est un pari fondamental puisque nous devons non seulement créer des emplois mais aussi transmettre la culture et la valeur de la dignité au travail aux nouvelles générations. » « Bâtir l’avenir grâce au travail décent » Le projet « Bâtir l’avenir grâce au travail décent » auquel se réfère le ministre Tomada a vu le jour en 2004 grâce aux ministres du Travail et de l’Education et au Bureau de pays de l’OIT en Argentine. Son objectif était et demeure de promouvoir et diffuser la valeur du travail décent auprès de tous. « Malgré des ressources limitées, apportées en partie par l’OIT mais pour l’essentiel par l’Etat argentin, le projet ‘Bâtir l’avenir grâce au travail décent’a eu un retentissement social considérable. Son succès résulte sans nul doute de l’ambition de son objectif et de l’engagement des parties concernées », constate Marcelo Castro Fox, directeur du Bureau de l’OIT en Argentine. Parmi les résultats de ce projet, on recense : la participation de 1000 enseignants à la formation intitulée « Explorer le travail décent » ; la possibilité offerte à tous les enseignants en sciences sociales des collèges de participer au projet Trabajarte dans 21 centres de formation pédagogique ; l’inscription des Principes et droits fondamentaux au travail et Technopolis Technopolis du concept de travail décent au programme des collèges grâce à une résolution du Conseil fédéral de l’éducation ; la tenue d’un atelier régional de partage d’expériences où les initiateurs et les promoteurs du projet dans les pays de la région – Argentine, Brésil, Chili, Paraguay et Uruguay – ont pu comparer les directions prises par le programme dans chacun de leurs pays. L’impact de ce projet se jauge également à la satisfaction éprouvée par Matías lorsqu’il a entendu que le ministre reprenait ses propres mots dans son discours : « Les jeunes veulent une école qui accueille tout le monde. Ils ont utilisé un concept très frappant que je fais mien dorénavant, c’est qu’il n’existe pas de modèle unique pour l’école », a-t-il déclaré. « Chacun doit trouver sa place à l’école. En d’autres termes, ce n’est pas à nous de nous adapter à l’école comme nous pouvons, c’est à l’école d’être la meilleure pour chacun d’entre nous. » « Les jeunes accordent beaucoup de prix à la possibilité de venir ici pour rencontrer les autorités en face à face », indique l’un des professeurs qui accompagne les enfants. « Matías et ses camarades ont eu l’impression, à la fin de cette journée, qu’ils avaient pu s’exprimer en toute franchise et qu’on les avait écoutés. » Cette journée de réflexion sur le travail décent à l’école était bien plus qu’une simple journée de débats et de réunions. Elle a donné une nouvelle illustration de la place essentielle que l’Argentine accorde au travail décent dans son développement économique et social.•
Mai 2012, n o 74 | Articles généraux | 33 Au Sud-Liban, l’amertume du tabac cède la place à la fraîcheur de l’origan La promotion de la culture de l’origan fait partie d’un vaste plan de soutien lancé par l’OIT en 2008 en vue de contribuer au redressement socioéconomique du Sud-Liban ravagé par la guerre. Reportage de Farah Dakhlallah, du Bureau d’information et de liaison de l’OIT à Beyrouth. Il n’y a pas si longtemps, la ferme d’Hassan Bazzi dans le sud du Liban se couvrait chaque été de luxuriants plants de tabac, aux feuilles vertes, denses et résistantes. Mais le travail était dur, coûteux et pouvait être dangereux pour la santé. Ce que certains cultivateurs de la région avaient appelé la « plante de la persévérance » pour sa capacité à rapporter de l’argent et à survivre à des décennies de conflit était de plus en plus souvent dénommée « plante amère » en raison des problèmes soulevés par la culture du tabac. Notre maison a été sévèrement endommagée et notre récolte a été brûlée pendant la guerre, nous nous réjouissons donc de l’assistance de l’OIT Les agriculteurs cherchaient une alternative et en ont trouvé une – avec l’aide de l’OIT. Aujourd’hui, la plupart des plantes amères ont disparu, remplacés par une herbe toute fraîche, plus facile et meilleur marché à faire pousser, qui accompagne même très bien toute une série d’aliments et de plats locaux, y compris le fameux condiment libanais zataar, un mélange d’herbes, de sumac, de graines de sésame et de sel. P.Deloche/OIT



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