Travail n°74 mai 2012
Travail n°74 mai 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°74 de mai 2012

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Bureau international du Travail

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : un meilleur départ pour les jeunes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DR 30 | Mai 2012, n o 74 | Articles généraux Cependant, dans les années qui ont suivi l’adoption de la convention n o 176 en 1995 – qui appelait les Etats Membres à élaborer et mettre en œuvre des politiques cohérentes en matière de santé et de sécurité dans les mines et recensait quelques mesures clés pour y parvenir–, l’OIT a demandé aux Etats Membres d’appliquer la convention n o 176 et d’envisager par conséquent de dénoncer la convention n o 45. Alors que la convention n o 45 s’efforçait de protéger les femmes en les excluant du travail de la mine, le principe de la convention n o 176 comprenait la prévention et la protection des hommes comme des femmes. « L’accès doit être libre pour les deux sexes et complété par de solides normes en matière de santé et de sécurité au travail », déclare Martin Hahn, spécialiste du secteur minier au sein de l’OIT. « La convention n o 45 avait pour but, entre autres, de protéger les femmes contre les dangers considérables que recèlent les mines souterraines pour la sécurité physique et la santé. Une bonne partie du travail des mineurs exigeait une grande force physique que l’on n’attribuait généralement pas aux femmes. De nos jours, une forte proportion de l’activité des grandes mines est accomplie par des machines et les performances en matière de santé et de sécurité se sont considérablement améliorées dans les mines bien gérées », ajoute-t-il. L’Association des mines et minerais d’Australie (AMMA) affirme que 86 de ses membres connaissent des pénuries de qualifications. Cette organisation patronale estime que recruter des femmes pourrait être très utile pour résoudre ce problème, tout en développant la formation des compétences essentielles et en autorisant davantage de mineurs étrangers à entrer dans le pays. « Avec 92 pour cent des employeurs de l’AMMA qui disent vouloir employer plus de femmes et moins d’un travailleur sur cinq du secteur qui est actuellement une femme, d’immenses possibilités s’offrent aux femmes australiennes d’accomplir une carrière satisfaisante et durable dans le secteur minier », a déclaré le directeur général de l’association, SteveKnott, lors d’une conférence sur les mines en juin 2011. « Traditionnellement, dans de nombreux pays, les mines se caractérisent par une forte culture machiste basée sur la prise de risque qui va à l’encontre des approches modernes de la santé et de la sécurité au travail », ajoute M. Hahn. « Puisque la culture du risque était favorisée par l’existence d’une main-d’œuvre très homogène, davantage de diversité devrait vraiment améliorer les choses. » •
Travail décent et éducation : la combinaison gagnante En 2003, l’Argentine fut l’un des premiers pays à intégrer le concept de travail décent dans son agenda national de développement. Depuis lors, plusieurs programmes gouvernementaux ont mis en pratique les différentes dimensions de l’agenda pour le travail décent. En 2004, l’Argentine et l’OIT se sont associées pour lancer le projet « Bâtir l’avenir grâce au travail décent » dont l’objectif est de promouvoir et développer la dignité au travail pour chacun. Un long chemin que l’on peut emprunter dès l’école primaire comme le montre cet article. BUENOS AIRES – Matías observe depuis l’estrade et esquisse un sourire crispé. Face à lui, les regards de ses camarades de classe et d’autres élèves, mais aussi des professeurs, des directeurs d’école et des experts. Comme si cela ne suffisait pas à intimider un garçon de 13 ans, les ministres argentins du Travail et de l’Education viennent d’entrer dans la salle. Mais Matías garde son calme et, discours en main, prend la parole avec enthousiasme et éloquence. « Nous voulons l’égalité des chances. Nous ne voulons plus que certains enfants puissent aller à l’école alors que d’autres se voient privés de ce droit », commence-t-il. A ses côtés, Maira, 15 ans, attend inquiète. Quand vient son tour, elle ajoute : « Nous voulons des emplois décents pour nos parents afin que nous, les enfants, nous n’ayons plus à aller travailler. » Puis arrive le tour d’un autre Matías, âgé de 20 ans, qui demande que « les écoles prennent conscience de la situation des enfants qui travaillent. A cette fin, nous proposons de mettre en place un système de tutorat. Les écoles ne peuvent fonctionner selon Technopolis Mai 2012, n o 74 | Articles généraux | 31 un ‘modèle unique’. Nous avons besoin d’une école qui nous intègre tous. » Leurs propositions sont issues des conclusions d’une journée organisée sur le thème « Réflexion sur le travail décent à l’école » par les ministres du Travail et de l’Education d’Argentine. Plus de 600 élèves de 15 établissements du secondaire de la périphérie de Buenos Aires ont participé à cette initiative aux côtés des enseignants, des chefs d’établissement et des équipes des deux ministères. La consigne était simple : les participants devaient réfléchir au lien entre école et travail, et plus précisément entre la scolarité et les métiers que les étudiants souhaitent exercer. Les plus hautes autorités nationales des domaines de l’éducation et du travail étaient présentes pour écouter leurs suggestions. « Contrairement à ceux qui pensent que l’école ‘se fourvoie’en abordant des thèmes comme l’éducation sexuelle, les dons d’organes ou le travail décent, nous croyons le contraire : lorsque l’école dispense un enseignement en matière d’éducation sexuelle et de travail décent, elle fait exactement ce qu’elle est censée faire », souligne Alberto Sileoni, ministre de l’Education.



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