Travail n°74 mai 2012
Travail n°74 mai 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°74 de mai 2012

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Bureau international du Travail

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : un meilleur départ pour les jeunes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 | Mai 2012, n o 74 | En couverture Un nouveau regard sur le monde existant « Notre point de départ, c’est que Kibera dispose d’atouts – les gens vont à l’école, il y a une radio, des cybercafés, il y a internet », constate le gérant Josiah Omotto qui a fondé l’organisation avec un groupe d’amis en 2004. « Nous avons essayé de nous éloigner de la misère de Kibera, parce que si l’on considère les gens du point de vue de la pauvreté, on ne fait que perpétuer l’impuissance. » M. Omotto explique que, depuis ces dix dernières années, l’accès à l’emploi repose sur le capital social. « Si vous connaissez quelqu’un, vous décrochez le job », ajoute-t-il. « Dans les zones à haut revenu, le chômage est très faible parce que les gens ont des contacts à la fois dans le secteur privé et dans le secteur public. » Cependant, les résidents de Kibera et des autres bidonvilles de Nairobi sont largement exclus de ce secteur économique. Ils survivent en allant d’un Programmes d’investissement à haute intensité d’emploi : Du travail pour la jeunesse malienne Au Mali, 73 pour cent de la population économiquement active travaille dans l’économie informelle. Un tiers de ces travailleurs sont des jeunes qui ne trouvent des emplois qu’en zone rurale. Parmi les jeunes urbains, le chômage des jeunes est extrêmement élevé. Dans la capitale Bamako, il atteint 32 pour cent. L’Agence malienne pour la promotion de l’emploi des jeunes met en œuvre un programme national en vue d’intégrer les jeunes sur le marché du travail grâce à des investissements à haute intensité de main-d’œuvre. Le programme est financé par le Fonds national pour l’emploi des jeunes qui est alimenté par une cotisation de 2 pour cent sur la masse salariale. Le projet soutenu par l’OIT a créé 70 517 journées de travail depuis 2006. Il a directement contribué à l’intégration de nombreux jeunes travailleurs sur le marché rural du travail. Les emplois pour les jeunes vont de la vente de produits agricoles à la M. Crozet/OIT petit boulot à un autre, vendant de la nourriture sur des étals dans les rues ou des objets recyclés. Les revenus réguliers demeurent l’exception. « A l’origine, Umande Trust veut dire naissant. Regarder le monde avec un œil neuf. Non pas recycler les idées du passé », précise M. Omotto. « Nous faisons vraiment œuvre de justice. » Maria-Elena Chavez, directrice de l’Unité des coopératives à l’OIT ajoute : « Les adhérents de la coopérative d’épargne et de crédit (COOPEC) sont très impliqués et les coopératives ont apporté une contribution très visible à leur bien-être. Déambulant dans les rues de Kibera, les membres de la COOPEC sont fiers de nous montrer leur centre bio, leurs comptes et l’épargne qu’ils ont constituée ; ils nous racontent comment leurs enfants ont pu aller à l’école parce qu’ils avaient eu accès à de petits prêts de la COOPEC pour acheter des uniformes scolaires. C’est un exemple très impressionnant de la façon dont les coopératives et les jeunes peuvent vraiment changer la vie des gens. » • maintenance de l’équipement agricole et au pavage des routes. La formation à l’utilisation de techniques et matériels locaux fait partie du projet de formation professionnelle pour les jeunes à travers tout le pays. Les techniques à haut coefficient de maind’œuvre du bâtiment ont été progressivement étendues à d’autres programmes d’investissement comme le Programme d’appui au secteur agricole, la Direction nationale des routes à Bamako, et au secteur privé. Travaillant en partenariat avec l’Agence pour le développement des approches à haute intensité d’emploi et avec d’autres acteurs, l’OIT a permis aux communautés et administrations locales d’inclure ces approches dans leurs budgets nationaux et locaux. Le projet a été financé par le gouvernement du Mali et le Grand-Duché du Luxembourg. M. Crozet/OIT
M.Crozet/OIT Mai 2012, n o 74 | En couverture | 13 Donner aux jeunes les qualifications adaptées aux emplois d’aujourd’hui A une période où le chômage des jeunes atteint des niveaux alarmants, les gouvernements cherchent de toute urgence les moyens de faire face à la crise et de neutraliser la bombe à retardement d’une génération de plus en plus découragée et révoltée. Reportage du journaliste Patrick Moser. Doter les jeunes hommes et femmes des qualifications dont ils ont besoin pour entrer sur le marché du travail est un élément crucial pour lutter contre le chômage qui touche environ 74,8 millions de jeunes dans le monde. L’enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP) peuvent jouer un rôle central pour préparer les jeunes au travail, mais les experts affirment que dans bien des cas ces programmes sont incapables de répondre aux besoins du marché du travail. Pourtant, il est communément admis que l’établissement de passerelles solides entre le monde de l’apprentissage et celui du travail est une clé pour garantir que les jeunes acquièrent les compétences exigées par le marché du travail. Les pays qui ont remporté un certain succès dans la création d’emplois pour les jeunes lient étroitement la formation professionnelle aux besoins du marché du travail. Michael Axmann, un spécialiste des systèmes de développement des compétences à l’OIT, cite l’exemple de l’Allemagne qui vient de réformer son ancien « système dual » de formation qui associe l’apprentissage au sein des entreprises et la formation théorique dans les établissements scolaires. A la fin des années 1990, une pénurie criante de qualifications dans le secteur informatique allemand avait entraîné la création d’un nouvel apprentissage conçu pour répondre aux besoins spécifiques du secteur et axé sur l’aide aux jeunes pour qu’ils planifient et mènent leur travail de façon indépendante. Dans l’informatique, l’apprentissage est devenu très populaire ; il a facilité le processus de recrutement et a été le fer de lance d’un mouvement de réforme permettant d’accroître la flexibilité et la pertinence de ce « système dual ».



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