Travail n°70 décembre 2010
Travail n°70 décembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°70 de décembre 2010

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Bureau international du Travail

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 5,2 Mo

  • Dans ce numéro : promouvoir une reprise centrée sur l'emploi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Le magazine Travail est publié trois fois par an par le Département de la communication et de l’information publique du BIT, à Genève. Aussi publié en anglais, arabe, chinois, espagnol, finnois, hindi, japonais et norvégien. Ce magazine est distribué à titre gracieux. Rédacteur : Hans von Rohland Edition espagnole : Réalisée avec le concours du Bureau de l’OIT à Madrid Responsable de la production : Kiran Mehra-Kerpelman AssistanteS de production : Corine Luchini, Rita Cassaro Recherche photo : Marcel Crozet Graphisme : MDP, OIT Turin Couverture : Matteo Montesano, Luca Fiore, OIT Turin PHOTOS Couverture : Photos BIT Comité de rédaction : Thomas Netter (président), Charlotte Beauchamp, Kiran Mehra-Kerpelman, Corinne Perthuis, Hans von Rohland Ce magazine ne constitue pas un document officiel de l’Organisation internationale du Travail. Les opinions exprimées ici ne reflètent pas nécessairement les vues du BIT. Les désignations utilisées n’impliquent de la part du BIT aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays, zone ou territoire, ou de ses autorités, ni quant au tracé de ses frontières. La mention ou la non-mention de telle ou telle entreprise ou de tel ou tel produit ou procédé commercial n’implique de la part du BIT aucune appréciation favorable ou défavorable. Les textes et les photos du BIT peuvent être librement reproduits, à condition d’en mentionner la source. L’envoi d’un justificatif serait apprécié. Toute correspondance doit être adressée au Département de la communication et de l’information publique du BIT, CH-1211 Genève 22. Tél. +4122/799-7912 Fax +4122/799-8577 Courriel : ilo_magazine@ilo.org www.ilo.org/communication Imprimé par : OIT Turin ISSN 1020-0010 L’OIT dans Un long combat pour doter l’économie mondiale d’une base sociale Les problèmes que rencontre actuellement l’OIT présentent de nombreuses similitudes avec ceux qu’elle a connus dans les années 1920 et 1930. La période de l’entre-deux-guerres a vu l’aboutissement du processus d’intégration économique internationale qui avait débuté au XIX e siècle et le début de la Grande dépression, alors que les deux dernières décennies se sont accompagnées d’une nouvelle phase de mondialisation de la production, des finances et du commerce et d’une première grande récession. Aujourd’hui comme hier, la question centrale est de savoir comment intégrer le progrès social dans l’économie internationale et assurer le plein emploi à l’échelle mondiale. Pour chacune de ces périodes, l’OIT a joué un rôle de premier plan. Elle fut créée en 1919 pour établir des normes internationales du travail, pas seulement pour éviter le nivellement par le bas, mais de façon plus positive pour assurer que les conditions de travail progressent au même rythme que la croissance économique dans tous les pays. Son premier directeur, Albert Thomas, croyait fermement que « l’Organisation avait le droit, et même le devoir, d’examiner les conséquences que la mise en œuvre de son programme de réforme sociale pourrait avoir sur la sphère économique ». Cette idée qu’il faut considérer ensemble les politiques économiques et sociales est un thème récurrent de l’histoire de l’OIT. Dans les années 1930, l’OIT a continué de travailler sur un large front, s’occupant à la fois des problèmes économiques et sociaux. La Grande dépression a renforcé la croyance en la nécessité de trouver une cohérence entre les politiques internationales au niveau économique et social. Cependant, pour de multiples raisons, la Société des Nations, le prédécesseur des Nations Unies, fut incapable de coordonner une réponse internationale. Beaucoup se sont alors tournés vers l’OIT, y compris Keynes qui a reconnu les efforts déployés par l’Organisation dans la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie. La dernière tentative infructueuse de l’OIT dans les années 30 pour forger une nouvelle forme de coopération économique internationale orientée vers l’emploi a cependant fini par déboucher sur la Déclaration de Philadelphie en 1944 ; elle stipule qu’il est de la responsabilité de l’OIT d’examiner et de prendre en compte toutes les politiques et les mesures internationales d’ordre économique et financier à la lumière de ses objectifs fondamentaux 1. Néanmoins, immédiatement après la guerre, la conception du nouveau système multilatéral a largement relégué à l’arrière-plan la demande de l’OIT d’un mandat économique large. Dans le monde 1 La Déclaration contient l’énoncé d’un objectif intégré de l’OIT : « Tous les êtres humains, quels que soient leur race, leur croyance ou leur sexe, ont le droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales. »
Décembre 2010, n o 70 L’OIT dans l’histoire 3 l’histoire Le Directeur du BIT Edward J. Phelan signant la Déclaration de Philadelphie à la Maison Blanche, Washington D.C., le 17 mai 1944. Assis, de gauche à droite : le Président des Etats-Unis Franklin Delano Roosevelt, Walter Nash, E.J. Phelan. Debout, de gauche à droite : le ministre américain des Affaires étrangères Cordell Hull, la ministre américaine du Travail Frances Perkins et le Directeur assistant du BIT Lindsay Rodgers. non communiste, les questions économiques et financières relevaient de la compétence des institutions de Bretton Woods et la coordination des politiques économiques et sociales mondiales du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC). Les tensions de la Guerre froide ont empêché de maintenir une vision globale et large pendant les premières décennies d’après-guerre. Les contrôles des échanges commerciaux et des capitaux ont en outre laissé les Etats individuels, certainement les plus développés, largement maîtres de leurs richesses économiques. Ce n’est que vers la fin du XX e siècle que l’interdépendance économique mondiale a de nouveau mis les pays au défi de renforcer leur coordination politique. La réapparition de la politique sociale internationale Ce n’est que dans les années 1980 et au début des années 1990 que se produisirent deux évolutions illustrant la réapparition de la politique sociale internationale. La première fut la discussion sur l’introduction d’une clause sociale dans le commerce international à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Et la seconde fut un effort plus large au sein des Nations Unies pour recentrer la politique internationale sur le développement social. L’OIT ne fut à l’initiative d’aucune de ces évolutions mais, dans les deux cas, elle a finalement trouvé les moyens de réagir. L’Organisation avait le droit, et même le devoir, d’examiner les conséquences que la mise en œuvre de son programme de réforme sociale pourrait avoir sur la sphère économique PHOTO BIT



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