Travail n°58 décembre 2006
Travail n°58 décembre 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°58 de décembre 2006

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Bureau international du Travail

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : s'affranchir ensemble de la pauvreté par le travail.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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KT LUONG/BIT 34 RUBRIQUES LES NOUVELLES * Questions sociales et dans le domaine du travail découlant des problèmes de la mobilité transfrontalière des chauffeurs routiers internationaux, Rapport à fin de discussion, BIT, ISBN 92-2-218477-7/978-92-2-218477-4, Genève, 2006. CHAMPS D’ACTION MÉDIATHÈQUE Chauffeurs internationaux : des délais d’attente à la maladie, un lourd fardeau à transporter Les délais d’attente excessifs aux frontières, l’inefficacité ou la corruption des agents douaniers ainsi que la vulnérabilité des routiers aux maladies sexuellement transmissibles, telles que le VIH/sida, mettent le secteur du transport routier international en danger, d’après un nouveau rapport du BIT*. Aux postes frontières internationaux, l’adage « le temps c’est de l’argent » se vérifie chaque jour un peu plus. De piètres infrastructures, une organisation inefficace des formalités et des douaniers incompétents, tout cela affecte non seulement les conditions de vie et de travail des chauffeurs routiers internationaux aux postes frontières partout dans le monde, mais a également un impact négatif sur l’économie, d’après un rapport préparé dans le cadre de la réunion tripartite qui s’est tenue à Genève du 23 au 26 octobre 2006. « Sur les routes et aux postes frontières d’Europe, d’Afrique, d’Amérique et d’Asie, les questions telles que les politiques de visa en vigueur constituent la principale pierre d’achoppement pour les chauffeurs, spécialement en ce qui concerne la restriction de leur droit au travail », affirme un expert du BIT dans le secteur des transports, Marios Meletiou. « Dans de nombreux cas, les coûts TRAVAIL, N°58, DÉCEMBRE 2006 croissants du transport répercutent également des interruptions dans les chaînes de fabrication et de livraison. » Le rapport examine les questions économiques, sociales et dans le domaine du travail qui découlent des problèmes de la mobilité transfrontalière des chauffeurs routiers internationaux. Un exemple, tiré d’une récente étude, montre comment une infrastructure frontalière inadéquate aurait coûté, d’après les estimations, des dizaines de milliers d’emplois ainsi que plusieurs milliards de dollars en termes de pertes de revenus bruts. Tandis que, pour prendre un exemple, la durée officielle pour l’obtention d’un visa Schengen valide dans l’Union européenne (UE) était en moyenne de quatre jours en 2005, les délais effectifs pour les chauffeurs professionnels de car et de camion des pays hors espace Schengen, tels que le Kazakhstan, le Maroc, l’Ukraine et la Turquie, variaient d’un jour et demi, pour un conducteur turc, à 31 jours et demi, pour un routier kazakh, au cours de la même période. Qui plus est, les dessous de table et le harcèlement constituent des problèmes majeurs pour les chauffeurs, les employeurs, les gouvernements et même pour les consommateurs. Si les routiers et les compagnies de transport absorbent la majeure partie des frais, les gouvernements, eux, perçoivent moins de taxes sur les marchandises, et ces coûts sont souvent répercutés tout le long de la chaîne de distribution, vers d’autres entreprises et, au final, vers le consommateur. Le rapport souligne également la vulnérabilité des chauffeurs du transport routier international aux maladies sexuellement transmissibles comme le VIH/sida, qui touchent bien plus de personnes dans les endroits où les routiers séjournent et travaillent. Selon le rapport, la principale responsabilité dans la lutte contre la plupart des problèmes soulevés incombe aux gouvernements, bien que la contribution des employeurs et des employés soit essentielle pour améliorer la situation. Le rapport se réfère également à la convention (n°185) de l’OIT sur les pièces d’identité des gens de mer (révisée), 2003, susceptible d’apporter des idées utiles pour une approche similaire dans le cas des chauffeurs routiers internationaux. Pour plus d’informations, veuillez consulter : http://www.ilo.org/public/french/dialogue/sector/techmeet/tmrts06/index.htm
LES NOUVELLES CHAMPS D’ACTION Amélioration des conditions de travail dans les usines, amélioration des emplois ■ Le 26 août 2006, la Société financière internationale – institution du groupe de la Banque mondiale chargée des opérations avec le secteur privé – et l’OIT ont décidé de collaborer à l’élaboration d’un programme mondial destiné à améliorer les normes de travail dans les chaînes mondiales d’approvisionnement. Ce programme d’amélioration des emplois (Better work programme) effectuera un bilan de la situation dans divers secteurs – vêtement, chaussure, plantations, appareils électroniques, industrie légère, entre autres – dans le but d’améliorer les normes de travail et de mettre en lumière tous les avantages qui peuvent découler d’une amélioration des conditions de travail. Ce nouveau programme pourra tirer parti de la réussite de divers projets de l’OIT, notamment le programme mis en œuvre au Cambodge depuis 2001 pour rendre compte des conditions de travail appliquées dans les usines de vêtements et vérifier qu’elles sont conformes à la législation nationale et aux principales normes internationales du travail. CHAMPS D’ACTION MÉDIATHÈQUE Pour plus de renseignements, s’adresser au Bureau régional de l’OIT pour l’Asie et le Pacifique à Bangkok : Tél. : +662.288.1234 ; fax : +662.288.173 ; courriel : bangkok@ilo.org. Le premier feuilleton télévisé sur l’industrie vestimentaire cambodgienne ■ En avril 2006, le programme de l’OIT visant à améliorer les conditions de travail dans les usines cambodgiennes (Better Factories) a fait réaliser un feuilleton télévisé en plusieurs épisodes sur les problèmes quotidiens qui se posent dans le secteur du vêtement au Cambodge et sur les solutions apportées à ces problèmes. Le lancement de la série a eu lieu à Phnom Penh au cours d’une première à laquelle assistaient S.E Cham Prasidh, ministre du Commerce, S.E Nhep Bunchin, alors ministre du Travail et de la Formation professionnelle, et Christine Evans-Klock, directrice du Bureau sous-régional de l’OIT pour l’Asie de l’Est. Les deux premiers épisodes visent principalement à informer les salariés sur les techniques de résolution des conflits et sur leurs droits et leurs responsabilités en cas de grève légale. Ils ont été diffusés sur deux chaînes de télévision nationales et seront intégrés dans le programme de formation mis en œuvre dans le cadre du projet visant à améliorer les conditions de travail dans les usines cambodgiennes. ACTIVITÉS ORGANISÉES DANS LE MONDE ENTIER PAR L’ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL OU AVEC SON APPUI Pour plus de renseignements, s’adresser au Bureau régional de l’OIT pour l’Asie et le Pacifique à Bangkok : Tél. : +662.288.1234 ; fax : +662.288.173 ; courriel : bangkok@ilo.org. Un film sur le travail des enfants sur Internet ■ L’OIT vient de lancer un film sur Internet qui, tout en mettant en lumière la situation tragique des plus de 200 millions d’enfants astreints au travail dans le monde, veut également être porteur d’espoir en nous montrant que la fin du travail des enfants est un objectif désormais à notre portée. L’OIT s’est résolument engagée à aider les pays à soustraire tous les enfants aux pires formes d’exploitation d’ici à 2016. Par l’intermédiaire de son Programme international pour l’abolition du travail des enfants (IPEC), le plus important de tous les programmes consacrés à cette cause, l’OIT aide les pays à renforcer leurs capacités dans ce domaine et leur propose des orientations. Au cours des dix dernières années, l’action directe menée dans le cadre du programme a en outre permis de venir en aide à plus de 5 millions d’enfants. Ces initiatives ont joué un rôle essentiel par leur effet catalyseur, tant en ce qui concerne la mobilisation des moyens d’action que la démonstration des moyens à mettre en oeuvre pour éliminer le travail des enfants. Depuis son lancement en 1992, le Programme a consacré à son objectif 350 millions de dollars des Etats-Unis ; en 2005, les dépenses ont dépassé les 70 millions de dollars. TRAVAIL, N°58, DÉCEMBRE 2006 35 BIT PHOTOS



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