Travail n°58 décembre 2006
Travail n°58 décembre 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°58 de décembre 2006

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Bureau international du Travail

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : s'affranchir ensemble de la pauvreté par le travail.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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32 RUBRIQUES LES NOUVELLES CHAMPS D’ACTION MÉDIATHÈQUE Réunion du G8 en Russie : le Directeur général du BIT demande qu’une réponse mondiale soit apportée à l’« augmentation des sans-emploi » BIT Les ministres du Travail et de l’Emploi des pays du G8 se sont réunis à Moscou les 9 et 10 octobre 2006 pour discuter de l’emploi productif comme facteur de croissance économique et de cohésion sociale. Le Directeur général du BIT, Juan Somavia, a déclaré aujourd’hui que « la crise mondiale de l’emploi exige une réponse mondiale ». MOSCOU – Juan Somavia a déclaré, lors de la réunion des ministres du Travail et de l’Emploi du G8, que « malgré quatre années de croissance mondiale assez forte, la pénurie n’a pas réellement réussi à infléchir le travail décent à l’échelle internationale. Nous devons rétablir le lien entre la croissance économique et la croissance de l’emploi ». Alors que le PIB mondial a augmenté de plus de 4 pour cent, le taux de chômage mondial est, lui, resté inchangé à 6,3 pour cent depuis deux ans. Qui plus est, cette croissance sans emploi n’est que la partie visible de l’iceberg. Le nombre de travailleurs pauvres qui vivent avec moins de 2 dollars par jour et par personne, est huit fois supérieur à celui des chômeurs déclarés. TRAVAIL, N°58, DÉCEMBRE 2006 Parmi les autres défis que le marché mondial du travail doit affronter, M. Somavia a relevé : le développement du secteur informel non déclaré, l’arrivée attendue de 430 millions de nouveaux arrivants sur le marché du travail mondial dans les dix prochaines années et une hausse du chômage des jeunes. Plus de 13 pour cent des 630 millions de jeunes actifs sont au chômage, soit deux à trois fois plus que chez les travailleurs adultes. Le Directeur général du BIT a souligné la nécessité de se doter « d’une politique convergente, juste et équilibrée et de stratégies d’ajustement, dans un monde du travail qui change rapidement ». L’ajustement devrait être équitable pour tous – gouvernements, travailleurs, entreprises et consommateurs. « C’est là un aspect déterminant de la dimension sociale de la mondialisation », a-t-il déclaré. Selon M. Somavia, aussi bien une action coordonnée au niveau international que de solides politiques nationales sont indispensables pour aborder ces problèmes. Le Directeur général du BIT a souligné le rôle essentiel joué par les pays du G8 dans le support technique et financier apporté à la réalisation des objectifs de travail décent, considérés comme base du développement et de la réduction de la pauvreté.
Nouvelles technologies, vieux problèmes : à la recherche d’un équilibre entre les gains de productivité et l’emploi dans le secteur du commerce de détail L’introduction de nouvelles technologies sera l’un des principaux facteurs de productivité dans le secteur du commerce de détail. Mais, reste à savoir quel sera son impact sur le niveau et la qualité de l’emploi. Une réunion tripartite de l’OIT, qui s’est tenue à Genève récemment, a examiné le rôle joué par les nouvelles technologies du commerce de détail dans l’évolution de l’emploi dans le domaine commercial. Les nouvelles technologies permettront aux fabricants et aux consommateurs de mieux contrôler les produits, grâce aux étiquettes d’identification par radiofréquence (RFID), petites puces informatiques équipées d’antennes miniatures. Cette technologie permet une transmission sans fil par fréquence radio d’une quantité d’informations relatives au produit – comme le prix, le fabricant, la date d’expiration, le poids ou toute autre caractéristique – bien plus importante que ne l’autorisent les actuels systèmes de code-barre. La raison déterminante de l’introduction de la technologie RFID dans la chaîne logistique est d’améliorer la sécurité alimentaire grâce à une capacité renforcée pour tracer et suivre le bétail, accéder à des informations sur le produit, lutter contre les contrefaçons et améliorer, ainsi, la productivité et la compétitivité. Si les coûts de la RFID sont prohibitifs pour la plupart des détaillants, excepté pour les plus gros, les économies escomptées sont considérables. Et, du fait de leur capacité à réduire les besoins en main-d’œuvre, l’introduction de nouvelles technologies comme la RFID s’accompagne inévitablement de craintes pour l’emploi dans les sociétés ou les industries concernées. Les ressources en personnel pourront être réorientées vers des tâches à plus haute valeur ajoutée, tels que les services de conseil à la clientèle. Plusieurs syndicats se sont montrés critiques envers certaines applications de la RFID sur le lieu de travail, et notamment sur le mauvais usage qui pourrait être fait de son pouvoir de suivre à la trace les mouvements du personnel et de surveiller les salariés. Selon le rapport préparé pour la réunion, ce domaine est encore très peu réglementé étant donné qu’il s’agit d’une technologie naissante. Toutefois, pour les partisans de la RFID, les appréhensions du public envers cette nouvelle technologie rappelleraient l’inquiétude passagère qui s’était fait jour au moment de l’apparition des premiers codes-barres. D’après le rapport du BIT*, à travers un dialogue social poussé et des formations adaptées, les travailleurs et les employeurs devraient pouvoir obtenir des résultats bénéfiques pour tous, avec une productivité accrue, une plus grande satisfaction de la clientèle et de meilleures conditions de travail. Dans la mesure où le remplacement définitif des codes-barres par la nouvelle technologie RFID n’aura pas lieu avant au moins quinze ans, les pouvoirs publics et les partenaires sociaux auront tout le temps d’examiner l’ensemble des implications de la technologie. Dès à présent, les gouvernements et les syndicats d’employeurs et de salariés conviennent que, dans un tel contexte d’évolution technologique, le dialogue social sectoriel doit aborder : les besoins des entreprises en matière de nouvelles technologies et leurs effets sur l’emploi ; les mesures à mettre en place pour gérer l’impact en matière d’emploi ; les compétences et les formations nécessaires pour garantir l’employabilité des salariés ; le maintien de bonnes relations de travail et de management ; ainsi que les questions relatives au respect de la vie privée des travailleurs. Pour plus d’informations, veuillez consulter : www.ilo.org/public/french/dialogue/sector/techmeet/tmart06/index.htm * Conséquences sociales et dans le domaine du travail du recours accru aux technologies les plus modernes dans le commerce de détail, Rapport aux fins de discussion, BIT, Genève, 2006. ISBN 978-92-2- 218652-5. TRAVAIL, N°58, DÉCEMBRE 2006 33 P.Deloche/BIT



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