Travail n°58 décembre 2006
Travail n°58 décembre 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°58 de décembre 2006

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Bureau international du Travail

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : s'affranchir ensemble de la pauvreté par le travail.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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BIT RUBRIQUES LES NOUVELLES CHAMPS D’ACTION MÉDIATHÈQUE La Réunion régionale asiatique de l'OIT débouche sur le lancement d'une décennie du travail décent La 14 e Réunion régionale asiatique, qui s’est tenue à Busan (République de Corée) du 29 août au 1er septembre 2006, a permis d’ouvrir une « Décennie pour le travail décent » destinée à relier l’objectif du travail décent au Programme mondial pour la réduction de la pauvreté. La réunion a aussi été l’occasion d’avancer considérablement dans la promotion de l’Agenda du travail décent de l’OIT, y compris en ce qui concerne le lancement d’un programme de travail décent pour la Jordanie. BUSAN, République de Corée – Face à l’immense décalage existant entre la croissance économique et la création d’emplois, la 14 e Réunion régionale asiatique de 28 TRAVAIL, N°58, DÉCEMBRE 2006 l’OIT a réuni à Busan près de 400 délégués des gouvernements, des travailleurs et des employeurs au mois d’août, afin d’examiner des mesures destinées à ce que la croissance économique se traduise par la création d’emplois productifs et de travail décent pour tous. Les délégués ont appelé au lancement d’une « Décennie asiatique du travail décent », pour la période allant jusqu’en 2015, au cours de laquelle les Etats membres d’Asie et du Pacifique ainsi que les pays arabes ont déclaré vouloir « consacrer des efforts soutenus et durables afin que le travail décent devienne une réalité dans les pays de nos divers continents ». La Décennie du travail décent doit également contribuer à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), visant à réduire le niveau de pauvreté d’ici à 2015. La Décennie contribuera à promouvoir la mise en œuvre de l’Agenda pour le travail décent de l’OIT, dont les piliers sont : les droits au travail, l’emploi, la protection sociale et le dialogue social. « Nous sommes résolus à veiller à ce que l’Asie maintienne sa position de leader politique mondial en faisant du travail décent pour tous un objectif central de nos politiques nationales et internationales, ainsi que de nos stratégies nationales de développement », notaient les conclusions. D’après les conclusions, l’Agenda du travail décent de l’OIT fait désormais partie intégrante des programmes nationaux de beaucoup de pays, ainsi que de l’Agenda international du développement. Les délégués ont plébiscité le document final du Sommet mondial des Nations Unies de 2005, ainsi que la déclaration ministérielle du débat de haut niveau du Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC) de juillet 2006. « Notre objectif est de valoriser la productivité, la compétitivité et la croissance », a affirmé Juan Somavia, Directeur général du BIT. « La charité, les dons ou l’aumône ne sont pas des réponses adaptées. Un travail décent constitue le meilleur des programmes sociaux. La dignité et la rétribution d’un travail honnête, c’est précisément ce que veulent les gens. » Pour plus d’informations et une couverture audio et vidéo complète de la Réunion asiatique régionale de l’OIT, veuillez consulter l’adresse suivante : http://www.ilo.org/public/english/bureau/inf/event/14asrm/index.htm
BIT LA DÉCENNIE ASIATIQUE DU TRAVAIL DÉCENT : LES ENJEUX En l’espace de quelques années à peine, le travail décent a cessé d’être une simple perspective d’avenir du BIT, pour venir s’inscrire dans les débats nationaux sur les questions politiques ainsi que parmi les priorités nationales. Le Sommet mondial des Nations Unies de 2005, qui s’est tenu à New York, et sa déclaration ministérielle du débat de haut niveau du Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC) de 2006 ont porté la question du travail décent jusqu’aux plus hautes instances politiques. Des organisations régionales et d’autres organisations internationales ont également été appelées à travailler en collaboration étroite avec l’OIT pour aider à promouvoir le travail décent et la réduction de la pauvreté. Il s’agit là d’un important défi à relever pour les pays d’Asie et du Pacifique où, malgré une croissance économique forte, le niveau de l’emploi n’a toujours pas augmenté de façon satisfaisante. Entre 2004 et 2005, l’emploi dans la région a crû de 1,4 pour cent, tandis que dans le même temps l’économie augmentait au rythme de 6,2 pour cent. Avec près de 1,8 milliard de travailleurs, la force de travail en Asie atteint des proportions remarquables, et celle-ci va continuer à croître encore d’environ 240 millions, soit au rythme de 13,4 pour cent, au cours des 10 prochaines années. Or, c’est dans les pays où le nombre de travailleurs pauvres est le plus élevé et le secteur informel le plus étendu que l’on prévoit les plus fortes augmentations de la force de travail. A moins que la croissance économique ne mobilise davantage le facteur travail, ou que la croissance n’augmente de façon significative et soutenue, les perspectives de réaliser les objectifs du travail décent resteront très limitées. Pour répondre à ce problème, les mandants tripartites ont réaffirmé leur engagement à mettre en place leurs programmes d’action nationaux en matière de travail décent, traduisant les particularités de chaque pays. Les Etats qui le souhaitent pourront avoir recours à l’aide de l’OIT. Les programmes se centreront sur les différentes façons de : ! promouvoir une augmentation durable de la productivité, des économies compétitives, des créations d’emplois et les mêmes possibilités d’accès au travail décent et productif pour tous, avec une attention particulière accordée aux besoins des travailleurs vulnérables ; ! promouvoir la ratification des normes fondamentales du travail ; TRAVAIL, N°58, DÉCEMBRE 2006 ! promouvoir une éducation accessible à tous, pour s’assurer que les travailleurs aient les compétences nécessaires pour développer leur employabilité à long terme ; ! promouvoir un accès au travail décent et stimuler l’esprit d’entreprise chez les jeunes femmes et hommes, notamment en facilitant le passage des études à la vie active et en mettant en commun les bonnes pratiques ; ! lutter contre le travail des enfants sous toutes ses formes ; ! renforcer le dialogue sur la question de la migration de maind’œuvre et en améliorer la gestion, afin d’optimiser les avantages, tant pour les pays d’origine que de destination, et faire en sorte que tous les travailleurs migrants soient convenablement défendus et bénéficient de l’égalité de traitement ; ! améliorer la gestion effective des marchés du travail par l’adoption, la mise en place et la réforme des législations du travail et des politiques sociales compte tenu des objectifs de plein emploi et de travail productif fixés par l’Agenda de l’OIT pour le travail décent. ! renforcer les relations de travail, les mécanismes de partenariat bipartites, les cadres pour le dialogue social et d’autres institutions et réglementations adaptées – autant d’éléments importants pour le fonctionnement efficace et juste du marché du travail ; ! assurer une couverture sociale efficace pour l’ensemble de la population, y compris pour les travailleurs du secteur informel ; ! promouvoir la santé et la sécurité au travail ; et ! renforcer la capacité des partenaires sociaux et des administrations du travail. Les défis qui restent à relever sont considérables, mais l’objectif du travail décent dans la région est réalisable. « Nous sommes convaincus que l’Agenda pour le travail décent de l’OIT peut contribuer à tracer une voie durable pour sortir de la pauvreté, à traiter les inégalités économiques croissantes tant à l’intérieur qu’entre les pays de la région, et à contribuer ainsi à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement », ont eux-mêmes déclaré les délégués de l’OIT dans les conclusions de la réunion. M. Crozet/BIT 29



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