Travail n°44 sep/oct 2002
Travail n°44 sep/oct 2002
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°44 de sep/oct 2002

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Bureau international du Travail

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : liberté, sécurité et droit d'expression au travail, 50 ans d'action du comité de la liberté syndicale.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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BIT/J. Maillard L’OIT DANS L’HISTOIRE Pologne 1980-1989 : des conventions qui ont changé les choses Le 14 décembre 1981, les téléscripteurs d’une agence de presse étrangère de Varsovie imprimaient une dépêche venant de Genève : « Dans un télégramme adressé aux autorités polonaises, le Directeur général du BIT exprime sa profonde inquiétude. » Cette inquiétude était motivée par la proclamation, la veille, de la loi martiale, qui a conduit à l’interdiction de « Solidarité » et d’autres syndicats, à l’instauration d’un régime militaire à la place du gouvernement civil et à la fin de l’odnowa ou « renouveau » polonais. Le correspondant de l’agence lut la dépêche tout en regardant les forces armées et les tanks par la fenêtre et murmura : « Qu’est-ce que cela pourra bien changer ? » Bien que rien ne le laissât supposer à ce moment-là, la réponse existait déjà et devait germer pendant les années à venir. Comme l’explique Ian Graham dans l’article qui suit sur le 50 e anniversaire du Comité de la liberté syndicale, de telles manifestations d’inquiétude s’inscrivaient dans un processus qui était déjà en marche et qui, en Pologne, devait se poursuivre pendant une dizaine d’années encore. En effet, l’OIT a été présente à toutes les étapes de la « révolution » sociale, qui a débuté en 1980-81 dans ce pays. Lorsqu’en août 1980, les travailleurs des chantiers navals de Gdansk martelèrent leurs 21 exigences, ils se fondaient sur les conventions de l’OIT et, en particulier, sur les conventions n os 87 et 98 relatives à la liberté syndicale et au droit d’organisation, que la Pologne avait ratifiées sans jamais les appliquer correctement. Il fallut néanmoins une vague de grèves et une mission sur place du Directeur général de l’époque, Francis Blanchard, pour que « Solidarité » obtienne son enregistrement, ce qui advint en novembre 1980 et fut alors officiellement annoncé au Comité de la liberté syndicale. En juin 1981, événement historique s’il en est, Lech Walesa, chef de « Solidarité » et premier dirigeant syndical « libre » d’un pays communiste, prenait la parole devant la Conférence internationale du Travail. Après la levée de la loi martiale, en juillet 1982, le BIT poursuivit ses pourparlers avec le gouvernement polonais et les dirigeants syndicaux, dont celui de « Solidarité », à propos de la réforme du droit du travail et de l’évolution du pays. Ian Graham rappelle que, pendant toutes les années quatre-vingt, l’OIT insista auprès du gouvernement polonais pour qu’il se dote d’une législation conforme aux conventions n os 87 et 98. Une nouvelle vague de grèves, déclenchée en 1988, contraignit celui-ci à organiser des élections démocratiques qui propulsèrent les alliés de « Solidarité » au pouvoir. Sur la recommandation du BIT, une commission nationale tripartite fut instituée en janvier 1989, qui avait, entre autres, pour mission d’élaborer une nouvelle législation syndicale. Puis ce fut la chute du Mur de Berlin avec les conséquences historiques que l’on sait. Les livres d’histoire indiqueront peut-être un jour que l’une des premières pierres à s’échapper du Mur de Berlin aurait pu symboliquement porter l’inscription « Solidarité », et une autre les trois lettres du sigle « OIT », car elles ont assurément fait changer les choses. 2 TRAVAIL, N O 44, SEPT./OCT. 2002 Travail LE MAGAZINE DE L'OIT Le magazine Travail est publié quatre fois par an par le Département de la communication du BIT, à Genève. Aussi publié en allemand, anglais, arabe, chinois, danois, espagnol, finnois, hindi, hongrois, japonais, norvégien, russe, slovaque, suédois et tchèque. RÉDACTEUR : Thomas Netter ÉDITION ALLEMANDE : Hans von Rohland ÉDITION ARABE : Khawla Mattar, Bureau de l’OIT à Beyrouth ÉDITION ESPAGNOLE : Réalisée avec le concours du Bureau de l’OIT à Madrid RESPONSABLE DE LA PRODUCTION : Kiran Mehra-Kerpelman GRAPHISME : Paprika, Annecy, France ASSISTANT DE RÉDACTION Mat Coakley Ce magazine ne constitue pas un document officiel de l’Organisation internationale du Travail. Les opinions exprimées ne reflètent pas nécessairement les vues du BIT. Les désignations utilisées n’impliquent de la part du BIT aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays, zone ou territoire, ou de ses autorités, ni quant au tracé de ses frontières. La mention ou la non-mention de telle ou telle entreprise ou de tel ou tel produit ou procédé commercial n’implique de la part du BIT aucune appréciation favorable ou défavorable. Les textes et les photos du BIT peuvent être librement reproduits, à condition d’en mentionner la source. L’envoi d’un justificatif serait apprécié. Toute correspondance doit être adressée au Département de la communication du BIT, CH-1211, Genève 22 (Suisse). Tél. +4122/799-7912 Fax +4122/799-8577 www.ilo.org/communication Imprimé par : SRO-Kundig SA, Genève ISSN 1020-0010
Le Comité de la liberté syndicale a cinquante ans Depuis que les hommes et les femmes travaillent, ils ont souvent revendiqué leurs droits lors de rassemblements improvisés comme celui de la photo reproduite en couverture. Mais depuis cinquante ans, ils disposent d'une tribune officielle au sein de l'OIT. Cette année est en effet celle du cinquantième anniversaire du Comité de la liberté syndicale. Ce comité a été créé par le Conseil d'administration du BIT en 1951 et depuis sa première réunion, en 1952, il a bien souvent été amené à jouer un rôle de pompier. L'OIT a adopté la convention n o 87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical en 1948, puis la convention n o 98 sur le droit d'organisation et de négociation collective, en 1949. Depuis, des milliers de syndicalistes et de nombreuses organisations d'employeurs ont bénéficié de la protection des LIBERTÉ SYNDICALE Cinquantième anniversaire du Comité de la liberté syndicale du BIT ARTICLES GÉNÉRAUX L’enregistrement dans les aéroports : une profession à risques Au Cambodge, un groupement d’entreprises œuvre en faveur de l’emploi des handicapés Les postes et télécommunications se transforment... pour le meilleur ou pour le pire ? Lutte contre le travail forcé Réassurance sociale 90 E CONFÉRENCE INTERNATIONALE DU TRAVAIL Mondialisation, sécurité individuelle, pauvreté et création d’emplois Dialogue social et tripartisme Conseil d’administration Journée mondiale contre le travail des enfants Construire la paix RUBRIQUES 4 Planète Travail 27 8 12 14 17 19 22 23 25 26 26 « n os 87 et 98 » – deux chiffres magiques pour les défenseurs des droits des travailleurs. Un article de ce numéro de Travail retrace les cinquante ans d'histoire du Comité de la liberté syndicale, qui veille à l'application de ces deux conventions fondamentales de l'OIT. L'auteur montre que la liberté syndicale est loin d'être une notion abstraite. Page 4 Les nouvelles• Plus d'enfants, moins d'enseignants : les classes sont bondées• Amélioration des conditions de travail dans les ateliers de confection cambodgiens• Deuxième Sommet de la Terre : Selon l'OIT, le développement durable commence sur le lieu de travail• Conférence tripartite de Tallinn• Accord sur le télétravail• Adoption d'un programme social tripartite à Santo Domingo• Région arabe : des grandes inventions du passé à la timide diffusion des nouvelles technologies• Le Directeur général du BIT se rend à Moscou• Visite du Directeur général à Paris Champs d’action L’OIT dans la presse Médiathèque L’Organisation internationale du Travail (OIT), créée en 1919, groupe les gouvernements, les employeurs et les travailleurs de ses 175 États membres dans une action commune pour l’avancement de la protection sociale et l’amélioration des conditions de vie et de travail partout dans le monde. Le Bureau international du Travail (BIT), à Genève, est le secrétariat permanent de l’Organisation. TRAVAIL, N O 44, SEPT./OCT. 2002 29 37 40 42 Keystone 3



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