Travail n°43 juin 2002
Travail n°43 juin 2002
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°43 de juin 2002

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Bureau international du Travail

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : un avenir sans travail des enfants.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PLEINS FEUX SUR LA « JOURNÉE MONDIALE CONTRE LE TRAVAIL DES ENFANTS » RAPPORT GLOBAL DU BIT BIT/F. Charlier PROTESTER TRAITE UIP 3 Le trafic des enfants dans le monde : problème et réponses. Programme international pour l’abolition du travail des enfants. BIT, Genève, 2002. L’OIT ET L’UNION INTERPARLEMENTAIRE FONT CAMPAGNE CONTRE LE PIRES FORMES DE TRAVAIL DES ENFANTS GENÈVE – L’Union interparlementaire (UIP) et le Bureau international du Travail (BIT) ont publié un nouveau guide pratique intitulé Éradiquer les pires formes de travail des enfants : Guide pour la mise en œuvre de la convention n o 182 de l'OIT, à l’occasion d’une conférence tenue au début de l’année au Maroc. Cet ouvrage élaboré conjointement par l’UIP et le BIT, qui avait été présenté en mars au Conseil d'administration du BIT, a pour but d’inciter les parlementaires à utiliser les outils dont ils disposent, en tant que législateurs et responsables politiques, pour 8 TRAVAIL, N O 43, JUIN 2002 La famille des Nations Unies s’unit contre la traite des enfants OIT, l’UNICEF et le HCR se L’sont réunis le 10 mai à New York, pendant la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies consacrée aux enfants, pour envisager des moyens de combattre ensemble la traite des enfants. S’adressant aux dirigeants du monde, les organisateurs ont attiré l’attention sur certaines des mesures prises par l’OIT et l’UNICEF pour prévenir la traite et porter secours à ceux qui en sont victimes. GENÈVE – Dans un récent rapport 3, le BIT constate que la traite des enfants s’intensifie et qu’elle a pour but principal l’exploitation sexuelle à des fins commerciales. C’est sur cette toile de fond que s’est tenue, pendant la session extraordinaire de l’AGNU, une réunion destinée à informer les gouvernements du rôle des diverses institutions face à ce fléau ainsi qu’à mobiliser la volonté politique nécessaire pour le combattre. Cependant, les auteurs du rapport ne nient pas l’ampleur de la tâche : le problème s’aggrave constamment et touche des millions d’enfants et de familles dans beaucoup de pays du monde. Si rien n’est fait, le phénomène de la traite des enfants continuera de s’étendre. Le rapport contient le témoignage de nombreuses personnes concernées, attirant ainsi l’attention sur la dimension humaine de ce fléau mondial. Ainsi, un garde-frontière qui travaille sur la ligne de démarcation entre la Hongrie et la Roumanie donne l’exemple suivant des nombreuses tactiques des trafiquants : «... les trafiquants séparent les familles, échangent les enfants et disent que tel enfant attendra ici le prochain départ ; si vous êtes pris et si vous nous dénoncez, on se vengera sur l’enfant... Ils droguent les enfants et les adultes en mettant des somnifères dans la nourriture pour qu’ils ne repèrent pas les itinéraires empruntés. » Selon Frans Röselaers, Directeur du Programme international pour l’abolition du travail des enfants (IPEC), il ne sera possible de résoudre le problème dans sa globalité que si les pays sont déterminés à s’y attaquer d’urgence et s’ils bénéficient pour ce faire de la participation et du soutien de la communauté internationale. Il faut espérer qu’à l’issue de cette session extraordinaire, ces conditions soient réunies. garantir l’application au niveau local des principes contenus dans la législation internationale sur le travail des enfants. Pour Najma Heptulla (Inde), présidente du Conseil de l'UIP, « le travail des enfants est pour beaucoup de nos pays un enjeu de première grandeur. Ce n'est pas d'un simple trait de plume que l'on parviendra à en éradiquer les pires formes mais en créant une véritable coalition des forces politiques et sociales, et en valorisant les pratiques qui se révèlent efficaces ». (Pour tout renseignement, voir www.ilo.org ou www.ipu.org)
ARTICLES GÉNÉRAUX CAMBODGE Le BIT au Cambodge : Dix ans après A u cours de ces dix dernières années, le BIT a amélioré les conditions de vie de dizaines de milliers de Cambodgiens. Après avoir connu les ravages de la guerre, l’isolement économique et la planification centralisée, le Cambodge est désormais un État équipé de routes et de canaux en bon état, doté d’une industrie du tourisme en bonne santé et dont les habitants ont des emplois qui leur permettent de mener une existence décente. L’article qui suit décrit le « travail de géant » accompli par le BIT dans ce pays. Arrivé au Cambodge dans les mois qui suivirent la signature de l’accord de paix de 1991, le BIT a apporté à la population ce à quoi elle aspirait le plus : des emplois. En dix ans, son Programme de création d’emplois (EGP) a généré des millions de journées de travail rémunéré, formé les habitants aux métiers les plus divers, mis sur pied un système de microcrédit qui est florissant et construit des routes et des ponts dans les zones rurales. Mais surtout, il a réussi à engager le pays dans la voie du développement durable en associant la population locale à ses projets et en mettant en pratique les normes du travail préconisées par l’OIT. « Ce programme a donné des résultats remarquables », constate Trevor Riordan, ancien coordinateur du programme. « Il constitue un excellent modèle de réponse aux problèmes que doit résoudre dans l’urgence tout pays qui sort d’un conflit armé. Le programme de coopération technique du Cambodge est l’un des plus réussis que le BIT ait mis en œuvre dans la région Asie-Pacifique. Cette réussite tient dans une large mesure à l’originalité de la démarche, à savoir l’association dans un même programme de la formation professionnelle, de la formation à la gestion de la petite entreprise et du recours à des techniques de travail à forte intensité de main-d’œuvre. » Au sortir de vingt années de guerre, le Cambodge était, avec un revenu par habitant d’environ 150 dollars, l’un des pays les plus pauvres de la planète. La pauvreté était générale, surtout dans les petites villes HARCÈLEMENT I N D E TIMOR-ORIENTAL et les campagnes où l’infrastructure était détruite, les terres étaient laissées en jachère à cause des mines et l’activité économique était très restreinte. L’agriculture était le secteur qui offrait le plus de débouchés, mais elle ne pouvait à l’évidence absorber à elle seule la totalité des chômeurs et des travailleurs sous-employés et pauvres du pays. La création d’emplois et de revenus a donc été considérée comme le principal enjeu du redressement et de la reconstruction du Cambodge. Pour remédier à cette situation désastreuse, le BIT a élaboré, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Programme EGP dans le but de créer des emplois non agricoles et des sources de revenu pour certains groupes cibles. Outre l’application des normes internationales du travail, ce programme comprenait trois volets : des travaux de reconstruction à fort coefficient de main-d’œuvre, la formation professionnelle et le développement de la petite entreprise. Le projet de reconstruction et d’entretien de l’infrastructure a installé des bureaux dans les départements provinciaux des travaux publics et défini les priorités en étroite collaboration avec les autorités provinciales. La construction de routes était la priorité numéro un des dirigeants locaux. En 1992-93, le BIT a décidé de reconstruire les routes secondaires et rurales du Cambodge en utilisant des techniques non mécanisées. À la demande du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), qui devait réinstaller les gens de telle sorte qu’ils aient accès aux distributions de nourriture, les travaux commencèrent dans les provinces du nord-ouest. En huit ans, les projets d’infrastructure du BIT au Cambodge ont généré pour les travailleurs locaux 3 millions de journées de travail directement rétribué. Plus de 540 kilomètres de routes rurales et 80 ponts, 439 rigoles d’irrigation et 21 canaux ont été reconstruits et entretenus. En 1999, une étude du marché de Puok constatait que les prix avaient baissé de 16% en moyenne depuis que le BIT avait terminé la construction des voies d’accès à ce marché. » TRAVAIL, N O 43, JUIN 2002 9 EGP/BIT



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