Travail n°43 juin 2002
Travail n°43 juin 2002
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°43 de juin 2002

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Bureau international du Travail

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : un avenir sans travail des enfants.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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RUBRIQUES PLANÈTE TRAVAIL LES NOUVELLES BIT/G. Cabrera 283 e session du Conseil d’administration NOMINATION D’UN FONCTIONNAIRE DE LIAISON PAR INTÉRIM AU MYANMAR Le Conseil d’administration a clôturé sa 283 e session en mars, après deux semaines de discussion sur des questions telles que le travail forcé au Myanmar, l’impact de la mondialisation et la situation de l’emploi en Afghanistan. Il s’est félicité de la signature d’un protocole d’entente entre le gouvernement du Myanmar et le Bureau international du Travail, concernant la nomination d’un fonctionnaire de liaison de l’OIT dans le pays à partir de juin cette année. La présence de l’OIT au Myanmar a été jugée essentielle pour aider le gouvernement à éliminer le travail forcé et pour évaluer les progrès accomplis dans ce sens. La nomination d’un fonctionnaire de liaison au Myanmar, qui contribuera à l’élimination du travail forcé, constitue un premier pas vers la représentation pleine et entière de l’OIT dans ce pays. (Le texte intégral du protocole d’entente se trouve dans le document GB.283/5, à l’adresse : www.ilo.org). QUESTIONS RELATIVES À LA MONDIALISATION S’adressant au Groupe de travail sur la dimension sociale de la mondialisation, Alfredo Atanasof, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale de l’Argentine, a affirmé que les graves problèmes sociaux de son pays étaient le résultat de politiques accordant la priorité à l’économie plutôt qu’à la question sociale. Le gouvernement de l’Argentine a signé avec l’OIT un protocole d’accord centré sur l’atténuation de la pauvreté, la consolidation des réseaux de sécurité sociale et la réalisation de programmes de création d’emplois. Mike Moore, Directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a parlé de l’impact de la libéralisation du commerce sur l’emploi (le texte du discours se trouve à l’adresse : www.ilo.org). M. Moore s’est félicité de la décision prise par l’OIT de créer une Commission mondiale sur la dimension sociale de la mondialisation, grâce à laquelle les secrétariats de l’OMC et de l’OIT pourront poursuivre leur collaboration sur des sujets tels que la libéralisation des échanges et l’emploi. Il a réaffirmé l’attachement de l’OMC au respect des normes du travail reconnues sur le plan international et sa conviction que l’OIT était une institution compétente pour traiter de ces questions. La commission mondiale a tenu sa première réunion les 25 et 26 mars, à Genève. (Pour tout renseignement sur cette commission, voir le document GB.283/WP/SDG/3/1, à l’adresse : www.ilo.org.) 28 TRAVAIL, N O 43, JUIN 2002 AUTRES QUESTIONS Le Conseil d’administration a examiné les rapports annuels que les États membres doivent soumettre en vertu de la Déclaration de l’OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail. Ces rapports donnent un aperçu de la situation des pays qui n’ont pas ratifié une ou plusieurs conventions fondamentales de l’OIT. Le Président du Conseil d’administration, Alain Ludovic Tou, a fait observer que le nombre des pays qui n’ont pas présenté de rapports était tombé de 50 en 2000 à 11 cette année. En outre, plusieurs pays de la région du Golfe, dont l’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Émirats arabes unis, Oman et le Qatar, ont engagé avec l’OIT un dialogue qui a débouché sur l’élaboration d’un plan d’action destiné à promouvoir le respect des principes de la liberté syndicale et du droit à la négociation collective. Le Conseil d’administration a décidé d’accélérer les efforts en vue d’obtenir un accord sur le protocole visant à mettre en place un système plus sûr d’identification des gens de mer. Cet instrument sera soumis l’année prochaine à la Conférence internationale du Travail. Il portera sur les mesures à prendre pour faciliter la vérification de l’identité des gens de mer, précisera le but du document délivré à cet effet et la procédure régissant sa délivrance, les caractéristiques physiques à y mentionner, les règles à observer pour qu’il ne soit pas falsifiable ainsi que les procédures de suivi et de contrôle. Il pourrait contenir d’autres informations, sur les certificats de capacité des gens de mer par exemple. Un recueil de directives pratiques sur la sécurité, la sûreté et la santé dans les ports devrait également être adopté l’année prochaine, sous réserve des ressources disponibles. Le Conseil d’administration est l’organe exécutif du Bureau international du Travail (le Bureau est lui-même le secrétariat de l’Organisation internationale du Travail). Il se réunit trois fois par an, en mars, juin et novembre. Il prend les décisions relatives à la politique de l’OIT et à l’ordre du jour de la Conférence internationale du Travail, et adopte le projet de programme et de budget de l’Organisation, qui est soumis à l’approbation de la Conférence. Il élit le Directeur général. Le Conseil d’administration est composé de 56 membres titulaires (28 membres gouvernementaux, 14 membres représentant les employeurs et 14 membres représentant les travailleurs) et de 66 membres suppléants (28 pour les gouvernements, 19 pour les employeurs et 19 pour les travailleurs). Parmi les sièges détenus par les gouvernements, dix sont occupés en permanence par les principaux pays industrialisés (Allemagne, Brésil, Chili, États-Unis, France, Inde, Italie, Japon, Royaume-Uni, Fédération de Russie). Les autres membres gouvernementaux sont élus tous les trois ans par la Conférence. Il s’agit actuellement des dix-huit pays suivants : Algérie, Arabie saoudite, Burkina Faso, République de Corée, Canada, Croatie, Éthiopie, Ghana, Guatemala, République islamique d’Iran, Malaisie, Namibie, Pérou, Slovaquie, Suisse, Tchad, Trinité-et-Tobago, Venezuela.
CHAMPS D’ACTION CHAMPS D’ACTION Renaissance du Conseil économique et social dans la République de Serbie ■ Depuis mai 2001, l’OIT aide les partenaires sociaux à réactiver la concertation sociale en République de Serbie. Cette action s’appuie sur un projet financé par l’Italie, qui a pour but de renforcer le dialogue social et le tripartisme. Une première réunion de travail a été organisée en mai 2001 à Belgrade, avec des représentants du gouvernement et des organisations d’employeurs et de travailleurs. Ce fut une occasion idéale pour souligner le rôle fondamental du dialogue social dans la définition d’une politique économique et sociale qui recueille l’assentiment de tous, durant cette phase cruciale de transition vers la démocratie et l’économie de marché. Puis, une conférence tripartite de haut niveau, tenue en février 2002, a permis de recenser les obstacles qui s’opposaient à la mise en place d’une véritable concertation sociale tripartite dans le pays et de formuler des propositions sur les mesures à prendre pour surmonter ces obstacles. A cette occasion, des experts du BIT et des Conseils économiques et sociaux de l’Italie, de l’Irlande et du Portugal ont fait part aux partenaires sociaux serbes de leur expérience de la concertation tripartite. Ce processus à abouti à la promulgation, le 15 avril 2002 à Belgrade, de l’accord sur la remise sur pied du Conseil économique et social, signé par les partenaires sociaux en la présence du Premier ministre de la République de Serbie, Zoran Djindjic. L’OIT DANS LA PRESSE MÉDIATHÈQUE Pour tout renseignement, s’adresser au Programme focal pour le renforcement du dialogue social, tél.+4222/799 7035 ; fax +4122/799 8749 ; e-mail : ifpdialogue@ilo.org Quel avenir pour la jeunesse asiatique ? ■ Les jeunes chômeurs de l’Asie et du Pacifique représentent 50% (soit 33 millions) des 66 millions de jeunes hommes et femmes sans emploi dans le monde. Lors d’une réunion tripartite, qui s’est tenue du 27 février au 1er mars à Bangkok, le BIT a mis en garde les gouvernements de la région contre l’agitation sociale et la montée de la criminalité auxquelles ils risquaient d’être confrontés s’ils ne parvenaient pas à endiguer le chômage des jeunes, qui a atteint un niveau sans précédent. Le problème est particulièrement inquiétant à Sri Lanka (29%), aux Philippines (25%), en République de Corée (15%) et au Japon (10%), ce dernier pays étant durement touché par la récession. La réunion, qui s’inscrivait dans le cadre du suivi des recommandations récemment formulées par le Groupe de haut niveau représentant le Réseau en faveur de l’emploi des jeunes (Nations Unies, Banque mondiale et OIT), était coorganisée par l’OIT et le gouvernement du Japon. Pour tout renseignement, s’adresser au Bureau régional de l’OIT pour l’Asie et le Pacifique, à Bangkok, tél. +662/288 1710 ; fax +662/280 1735 ; e-mail : bangkok@ilo.org Droits des travailleurs dans les États du Golfe ■ Plusieurs États du Golfe, dont l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, Oman et le Qatar, ont déci- TRAVAIL, N O 43, JUIN 2002 ACTIVITÉS ORGANISÉES DANS LE MONDE ENTIER PAR L’ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL OU AVEC SON APPUI BIT/P. Deloche dé de réaliser avec le BIT des projets visant à favoriser le respect de la liberté syndicale et du droit de négociation collective. Les travailleurs d’Arabie saoudite peuvent désormais défendre leurs droits par le truchement de comités institués sur les lieux de travail. Après avoir reçu la visite d’une équipe d’experts du BIT en début d’année, le ministre saoudien du Travail, Ali Al- Namlah, a promulgué une nouvelle réglementation qui permet aux travailleurs – saoudiens et étrangers – de créer, dans les entreprises d’au moins cent salariés, des comités chargés de défendre leurs intérêts. À Bahreïn, le BIT a aidé les comités de travailleurs a obtenir le statut de syndicat. Le Directeur général du BIT, Juan Somavia, s’était rendu à Bahreïn et en Arabie saoudite en octobre 2001 pour signer un accord de coopération avec les ministres du Travail des États du Golfe. Aux termes de cet accord, ces pays bénéficieront des programmes de coopération technique que le BIT met en œuvre pour promouvoir les normes fondamentales de l’OIT relatives aux droits syndicaux, au travail forcé, au travail des enfants et à l’égalité des chances. Lors de sa session de mars 2002, le Conseil d’administration du BIT a pris note de ces accords et a constaté que cette année, seulement 11 pays, contre 50 en 2001, n’avaient pas présenté le rapport annuel exigé dans la Déclaration relative aux principes et droits fondamentaux au travail. 29



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