Travail n°43 juin 2002
Travail n°43 juin 2002
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°43 de juin 2002

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Bureau international du Travail

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : un avenir sans travail des enfants.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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RUBRIQUES PLANÈTE TRAVAIL LES NOUVELLES CHAMPS D’ACTION L’OIT DANS LA PRESSE Parmi les invités spéciaux figuraient deux représentants du Service de lutte contre les incendies de New York, Brian Cleary et Keith Ruby, qui ont parlé, au nom de l’Association internationale des pompiers, AFL-CIO, des périlleuses opérations de secours menées à la suite des attentats perpétrés le 11 septembre contre le World Trade Center, à New York. Rappelant que 343 pompiers et 50 agents de police new-yorkais avaient trouvé la mort ce jour-là, Cleary a déclaré : « Nous savons que le danger fait partie de notre métier de secouriste. Certains sont blessés, beaucoup sont tués, mais nous payons tous. » « La mort, les blessures, le handicap et la maladie que subissent les travailleurs de l’urgence dans l’exercice de leurs fonctions ont des conséquences tragiques pour chaque individu, collègue, famille et ami », a-t-il ajouté. « Il faut que nos employeurs, nos municipalités, partagent notre engagement, non seulement après une tragédie, mais avant que celle-ci ne survienne. » LES CHIFFRES L’OIT estime à 2 millions le nombre de travailleurs qui meurent chaque année des suites d’accidents ou de maladies liés au travail. Les accidents causent NOUVEAUX PRINCIPES DIRECTEURS SUR LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ Les nouveaux principes directeurs de l’OIT concernant les systèmes de gestion de la sécurité et de la santé au travail permettront d’améliorer grandement les conditions de santé et de sécurité au travail. Ces principes, qui étaient en gestation depuis plusieurs années, visent à inscrire la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles dans une stratégie globale de gestion. Dans beaucoup de pays en développement, le nombre des accidents du travail et des maladies professionnelles augmente, mais les normes et les mesures adoptées pour résoudre le problème varient considérablement d’un pays à l’autre. Or, outre leur coût humain, ces accidents et maladies engendrent un énorme coût économique, estimé à 4% du produit mondial brut. Les nouveaux Principes directeurs concernant les systèmes de gestion de la sécurité et de la santé au travail ont été adoptés pour remédier à cette situation. Ils ont été préparés par le Programme Safework du BIT et, après une longue période de débats et de consultations, ont été approuvés par une réunion tripartite d’experts et le Conseil d’administration du BIT. Les principes directeurs ont pour but de promouvoir de bonnes pratiques à deux niveaux distincts : 24 TRAVAIL, N O 43, JUIN 2002 350 000 décès chaque année et, pour chaque décès, 1000 accidents non mortels entraînent l’invalidité, la perte du revenu et la pauvreté. Le travail tue chaque jour 5000 personnes, soit une toutes les vingt secondes. La plupart de ces décès sont imputables au nonrespect de normes de santé et sécurité. Ce bilan est deux fois plus lourd que celui des victimes de la guerre (650 000 décès par an). Selon le Programme Safework de l’OIT, le travail tue plus de personnes que l’alcool et la drogue réunis et le coût de cette hécatombe est vingt fois plus élevé que le montant mondial de l’aide publique au développement. Les substances dangereuses tuent chaque année 340 000 personnes, dont 100 000 sont victimes de l’amiante. L’exposition à des risques professionnels quotidiens – poussières, produits chimiques, bruit et rayonnements – est la cause d’indicibles souffrances et maladies telles que le cancer, les affections cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux. Le BIT estime qu’au moins la moitié des accidents mortels pourraient être évités au moyen de mesures préventives. L’agriculture, le bâtiment et les mines sont les trois secteurs les plus dangereux tant dans les pays en développement que dans les pays industrialisés. Premièrement, au niveau national, ils doivent garantir que des autorités compétentes formulent la politique nationale, celle-ci pouvant être adaptée en fonction de la taille et de la nature des activités des organisations. Deuxièmement, au niveau de l’organisation, ils sont censés garantir que la santé et la sécurité au travail soient intégrées dans la structure globale de gestion plutôt que de relever de la responsabilité exclusive de tel département ou spécialiste. Il s’agit avant tout d’éviter de mettre en place un modèle unique pour tous et de faire en sorte que les questions d’ordre général – politique, planification et mise en œuvre, évaluation et action en vue de l’amélioration – soient adaptées aux besoins de chaque organisation. Le but est d’éviter la bureaucratie tout en mettant en place des politiques et pratiques garantissant une protection convenable de la santé et de la sécurité des travailleurs. Pour tout renseignement, s’adresser à : Safework, BIT, 4, route des Morillons, CH-1211 Genève 22 Tél. +41 22/799 6715, fax +41 22/799 6878 E-mail : safework@ilo.org Site Internet : http://www.ilo.org/safework
MÉDIATHÈQUE Les services de santé menacés par la violence au travail Une étude récente révèle que la violence dans le secteur de la santé constitue un phénomène d’ampleur mondiale. Cette violence, qui sévit dans tous les pays, toutes les cultures, tous les milieux de travail et toutes les catégories professionnelles, s’apparente à une véritable « épidémie ». Plus de la moitié des personnels de santé interrogés déclarent avoir subi au moins un acte de violence physique ou psychologique dans l’année précédant l’enquête. Cette étude a été réalisée pour le compte d’un programme sur la violence au travail dans le secteur de la santé, organisé conjointement par le Bureau international du Travail (BIT), le Conseil international des infirmières (CII), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Internationale des services publics (ISP). Les résultats, présentés lors d’une consultation technique, tenue du 23 au 26 avril 2002 à Genève, mettent à jour un problème qui touche une proportion non négligeable des agents de santé. En Thaïlande et au Liban, par exemple, respectivement 54 et 47% du personnel sont victimes de violences. Mais de tels pourcentages ne sont pas l’apanage des pays en développement : ils atteignent 60% au Portugal et 61% en Afrique du Sud. Pour beaucoup d’agents de santé, « c’est la violence de la rue qui entre à l’hôpital ». QUI EST CONCERNÉ ET QUELS SONT LES MOYENS D’ACTION ? Selon l’étude, la violence au travail touche tous les personnels de santé, hommes et femmes, mais certains y sont plus exposés que d’autres. Les ambulanciers sont cités parmi les catégories à « très haut risque », de même que les infirmières et les médecins. Les auteurs mettent également en évidence l’étroite corrélation existant entre le stress et la violence. Environ deux tiers des victimes d’actes de violence présentent des troubles posttraumatiques. En outre, la tension causée par la restructuration des systèmes de santé est considérée comme un important facteur de violence sur le lieu de travail. Malgré la gravité du problème, la plupart des pays étudiés n’ont pris aucune mesure particulière pour prévenir la violence dans les services de santé ou pour y faire face. De ce fait, les incidents ne sont pas tous déclarés, ceux qui le sont ne font pas l’objet d’un suivi adéquat, aucune sanction n’est prise contre les auteurs d’actes de violence, et les victimes sont frustrées. Pour tenter d’améliorer la situation, le programme commun BIT/CII/OMS/ISP a élaboré des directives fondées sur une démarche « préventive, corrective, participative et systématique ». Les mesures proposées comprennent la prise en compte de la violence, l’évaluation des risques, l’intervention, le contrôle et l’évaluation. Pour plus d’information BIT : Gabriele Ullrich,ullrich@ilo.org CII : Mireille Kingma, kingma@icn.ch OMS : Naeema Al-Gasseer, algasseern@who.ch ISP : Alan Leather, Alan.Leather@world-psi.org TRAVAIL, N O 43, JUIN 2002 25



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