Travail n°43 juin 2002
Travail n°43 juin 2002
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°43 de juin 2002

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Bureau international du Travail

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : un avenir sans travail des enfants.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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RUBRIQUES PLANÈTE TRAVAIL LES NOUVELLES CHAMPS D’ACTION L’OIT DANS LA PRESSE PLANÈTE TRAVAIL NOUVELLES DU MONDE DU TRAVAIL SÉCURITÉ AU TRAVAIL ■ Quels effets le 11 septembre a-t-il eu sur les travailleurs des États-Unis ? Selon une enquête réalisée par le Bureau des affaires intérieures de Washington D.C. auprès de 140 entreprises, l’inquiétude des salariés a augmenté dans trois entreprises sur quatre. Toutefois, cet état d’esprit n’a pas de conséquences tangibles sur la productivité, l’absentéisme, la ponctualité ou la qualité du travail. En revanche, l’attitude a changé en ce qui concerne la sécurité au travail. Les employeurs sont davantage soucieux de la sécurité de leurs salariés et font en sorte que le lieu de travail soit exempt de tout danger. Les salariés, quant à eux, doivent se soumettre à des contrôles, tels que le contrôle des messages électroniques ou de la voix, qu’ils auraient auparavant considérés comme une atteinte à leur liberté. – Source : Workforce, 1er mars 2002 ■ À New York, cible du plus grave attentat, les grandes entreprises se sentent plus vulnérables que les petites. Selon une étude de la Fédération nationale des entreprises indépendantes, 25% seulement des petites entreprises new-yorkaises ont renforcé les mesures de sécurité depuis le 11 septembre, ou envisagent de le faire. Les auteurs de cette étude ont constaté que les petites entreprises ne se considéraient pas comme des cibles probables. D’autres pensent apparemment que l’adoption de mesures de sécurité supplémentaires coûterait trop cher. – Source : Wall Street Journal, 11 mars 2002 ■ Elles ont peut-être raison. Les affaires des consultants en sécurité sont florissantes. Dans une agence de sécurité qui emploie 2500 salariés, la demande de diagnostic d’entreprise a augmenté de 1000% depuis le 11 septembre. En outre, les sociétés paient très cher des séminaires de formation sur la sécurité : un cabinet facture 20000 dollars une demi-journée de séminaire pour trois ou quatre cadres supérieurs. – Source : Wall Street Journal, 11 mars 2002 ■ Dans le monde entier, alors que les gouvernements et les entreprises cherchent à améliorer la sécurité et les méthodes de contrôle d’identité, la demande de détecteurs biométriques ne cesse d’augmenter. Une entreprise sud-coréenne, qui a vendu l’année dernière 3000 appareils de reconnaissance de l’iris, est actuellement en pourparlers avec trois aéroports internationaux désireux de s’équiper de tels appareils. « La technique est encore balbutiante, mais elle présente un énorme potentiel », affirme un responsable de l’entreprise. – Source : Financial Times, 8 février 2002 20 TRAVAIL, N O 43, JUIN 2002 Keystone CONTRÔLES DES ANTÉCÉDENTS ■ Les détecteurs biométriques permettront-ils de résoudre le problème de l’insécurité ? Depuis le 11 septembre, ces appareils qui sont censés reconnaître un individu à des caractéristiques physiologiques, telles que la rétine ou les empreintes digitales, retiennent beaucoup l’attention. Avant les attentats terroristes perpétrés aux États-Unis, ce type de dispositif n’était utilisé que dans des espaces réservés. Mais aujourd’hui, les entreprises les plus diverses recourent à la biométrie pour assurer leur sécurité en dépit du fait que la technique ne soit pas toujours fiable. – Source : Newcastle Herald, 25 mars 2002 ■ Aux États-Unis, de plus en plus d’entreprises contrôlent depuis le mois de septembre les antécédents de certains salariés. Automatic Data Processing, entreprise de conseils en gestion des ressources humaines, qui enregistrait jusqu’à cette date environ 200 à 500 nouveaux clients par mois, a vu ce nombre augmenter à 10000. Outre les contrôles des antécédents des cadres supérieurs et des nouvelles recrues, les entreprises étendent les recherches aux salariés de tous les échelons et au personnel existant, qui n’avaient encore jamais fait l’objet d’un contrôle. – Source : Kiplinger Business Forecasts, 4 février 2002 ■ Une enquête réalisée par TMP Worldwide auprès de 5 000 Australiens a révélé que 85% des employeurs contrôlaient les antécédents des candidats au recrutement afin de garantir davantage de sécurité à leurs salariés et d’éviter d’engager des personnes « dangereuses ». – Source : Gold Coast Bulletin, 4 avril 2002 ■ Et les vigiles ? Une société de gardiennage, qui emploie 16000 vigiles par an, a découvert, grâce à des contrôles approfondis, que 20% d’entre eux avaient un casier judiciaire. Toutes les agences de gardiennage ne procèdent pas à ce type de contrôle, mais c’est une
MÉDIATHÈQUE LA PEUR DE TRAVAILLER À L’ÉTRANGER ■ Pour beaucoup de travailleurs, une affectation à l’étranger est aujourd’hui une cause d’angoisse. Selon une récente enquête, les expatriés estiment généralement que leurs entreprises ne les aident pas suffisamment à affronter les difficultés inhérentes aux missions à l’étranger. Les auteurs de cette étude, réalisée par CIGN International Expatriate Benefits, le US National Foreign Trade Council et World at Work, constatent que plus de 50% des expatriés manquaient d’information sur les questions de santé et de sécurité, ce qui les perturbe et compromet leurs chances de réussite. Environ 40% des personnes interrogées ont dit que leurs entreprises ne les préparaient pas correctement à leurs affectations à l’étranger. La coordination entre le pays de destination et le service des ressources humaines du siège a été jugée médiocre par 57% d’entre elles et 35% ont déclaré vouloir, en partie pour cette raison, quitter leur employeur dans les cinq années à venir. pratique de plus en plus courante depuis le 11 septembre. – Source : Wall Street Journal, 11 mars 2002 ■ Qui va là ? On ne sait pas. Selon une étude indépendante des lieux de travail du pays, réalisée à la demande du groupe Hartford Financial Services – qui vend des assurances contre les accidents du travail –, un tiers des employeurs interrogés autorisent encore des personnes étrangères à pénétrer dans leurs entreprises sans procéder au moindre contrôle. – Source : PR Newswire US, 2 mai 2002 ■ En Australie, certaines entreprises tentent de se soustraite à l’attention du public en retirant leur nom sur les bâtiments qui les abritent. En outre, le recours à la vérification de la rétine Étant donné le coût d’une affectation à l’étranger, de tels résultats ont de quoi inquiéter beaucoup d’entreprises. En effet, une mission de trois ans représentant en moyenne une dépense d’un million de dollars, la fidélisation du personnel représente un important enjeu financier. Les auteurs de l’étude préconisent différentes mesures pour faciliter l’expatriation : les entreprises devraient familiariser leurs employés avec la culture du pays d’accueil et leur enseigner la langue, les informer sur les questions de santé et de sécurité, leur octroyer des primes d’expatriation suffisamment généreuses, aider leur famille à s’adapter à la culture du pays de destination et aider les cadres à équilibrer exigences personnelles et exigences professionnelles. Compte tenu du prix à payer pour envoyer des collaborateurs à l’étranger et pour ensuite les remplacer, ces mesures permettraient sans doute aux entreprises de réaliser des économies. – Source : PR Newswire US, 14 mai 2002 et des empreintes digitales est désormais courant. – Source : Sunday Age, 3 février 2002 ■ Par ailleurs... La Coupe du monde va-t-elle marquer des points dans les négociations professionnelles ? En Allemagne, certains travailleurs ont obtenu une TRAVAIL, N O 43, JUIN 2002 Paprika/Photo-Service « pause football » pendant le championnat mondial afin de pouvoir applaudir l’équipe nationale pendant les heures de travail. Cette mesure fait suite à une proposition discutée lors d’une grève du syndicat IG Metall pour inciter les « fous du foot » à rester à leur poste plutôt que chez eux, devant leur poste de télévision. Un porte-parole d’IG Metallavait alors expliqué qu’en réalité la grève avait pour but de régler des questions de « salaire et d’égalité », non pas de football, mais « nous ne refuserions pas la possibilité de regarder notre équipe », avait-il admis. – Source : London Evening Standard, 13 mai 2002 ■ Les compressions d’emploi pourraient bien coûter cher aux employeurs. La mondialisation, les fusions-acquisitions et les restructurations d’entreprises causent souvent de graves problèmes aux salariés, mais elles pourraient aussi mettre les entreprises en difficulté. Une récente étude de Watson Wyatt montre que 30% des entreprises qui réduisent leurs effectifs voient, en dernière analyse, leurs frais augmenter. En outre, plus d’un cinquième ont dit qu’après avoir procédé à des licenciements massifs, elles s’étaient aperçues qu’elles avaient licencié les mauvaises personnes. En outre, 80% ont admis qu’après les suppressions d’emplois, le moral du personnel s’était « effondré ». – Source : Business World Philipines, 15 mai 2002 ■ Traiter des patients obèses peut être dangereux pour le personnel hospitalier. Un hôpital a indiqué qu’il avait dû se procurer un matériel de « levage » spécial pour apprendre au personnel comment soulever les patients très lourds sans se faire de mal. Un infirmier, qui pesait 100 kilos, s’est blessé en s’occupant d’un patient qui pesait le double. Certains hôpitaux constituent désormais des « équipes de levage ». – Source : Wall Street Journal, 1er mai 2002 21



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