Travail n°31 sep/oct/nov 1999
Travail n°31 sep/oct/nov 1999
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°31 de sep/oct/nov 1999

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Bureau international du Travail

  • Format : (204 x 291) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : travailler plus, travailler mieux, le BIT fait le point.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Regards sur 1919 Washington : les premiers pas La première Conférence internationale du Travail se réunit fin octobre 1919, à Washington, dans un climat fait d’espoirs et d’incertitudes. L’heure était venue de tester le mécanisme imaginé par les auteurs de la Partie XIII du Traité de Versailles, et de répondre aux attentes du monde ouvrier. Mais une interrogation dominait toutes les autres : artisans parmi les plus actifs du nouveau système de coopération multilatérale, hôtes de la Conférence, les États-Unis décideraient-ils, oui ou non, d’y participer ? La séance inaugurale fut ouverte par le secrétaire d’État au Travail américain, W. B. Wilson, le 29 octobre, à 11 h 30, dans la salle des fêtes du Palais de l’Union panaméricaine. Il est piquant de noter que c’est par l’entremise d’un certain F. D. Roosevelt, futur Président des États-Unis, alors secrétaire adjoint à la Marine, que le bâtiment avait été mis à la disposition de la Conférence, ainsi d’ailleurs que plusieurs salles du ministère de la Marine tout proche. L’une des premières décisions des 123 délégués (accompagnés de 155 conseillers techniques) des 40 pays représentés fut d’admettre l’Allemagne et l’Autriche au sein de l’OIT ; compte tenu des conditions de voyage de l’époque, les délégations de ces pays devaient toutefois renoncer à participer. Par la suite, le travail de la Conférence progressa « avec une rapidité et un succès inespérés », selon les termes d’Edward Phelan, collaborateur direct du Secrétaire général, Harold Butler. Au fil des débats, s’affirmaient de fortes personnalités, qui devaient marquer l’histoire future de l’Organisation : Fontaine, Barnes, Malcom Delavingne, Mayor des Planches, Mahaim parmi les gouvernementaux ; Carlier, Hodacz, Guérin parmi les employeurs ; Jouhaux, Oudegeest, Mertens dans le groupe ouvrier... Six conventions, six recommandations et 19 résolutions furent adoptées au terme de 25 séances plénières, avant que la Conférence prononce son ajournement, le 29 novembre. A signaler que, lors de la 19 e séance, l’annonce de la composition du Conseil d’administration W. B. Wilson, secrétaire d’État au Travail des États- Unis, lors de la séance inaugurale de la première Conférence internationale du Travail, en octobre 1919. 2 L’OIT dans l’Histoire BIT du futur BIT souleva les protestations de nombreuses délégations, notamment sud-américaines : en effet, pas moins de 20 membres (sur 24) étaient Européens. Sur proposition de l’Afrique du Sud, la Conférence adopta une résolution exprimant sa désapprobation. Quelques jours plus tôt, le 20 novembre, la nouvelle que chacun redoutait était tombée : le Sénat américain refusait de ratifier le Traité de Paix et, par conséquent, rendait impossible l’entrée des États-Unis à l’OIT. Samuel Gompers avait participé à une seule séance, la septième, en qualité de délégué américain et avait pris part à la discussion sur la durée du travail dans l’industrie (objet de la première convention). Quoique dûment constituées, les délégations patronale et syndicale n’avaient pu prendre part aux débats. Il faudrait attendre 1934, et la présidence de Roosevelt, pour qu’enfin la première puissance mondiale change de cap et rejoigne l’Organisation. Michel Fromont Source : Conférence internationale du Travail, Première session, 29 octobre-29 novembre 1919. Washington, 1920. T ravail T ravail Le magazine Travail est publié cinq fois par an par le Bureau de l’information publique du BIT, à Genève. Aussi publié en allemand, anglais, arabe, chinois, danois, espagnol, finnois, hindi, hongrois, japonais, norvégien, russe, slovaque, suédois et tchèque. ■ Rédacteur : Thomas Netter ■ Édition allemande : Hans von Rohland ■ Édition arabe : Khawla Mattar, Bureau de l’OIT à Beyrouth. ■ Édition espagnole : Réalisée avec le concours du Bureau de l’OIT à Madrid. ■ Responsable de la production : Kiran Mehra-Kerpelman Photos couverture : Jacques Maillard ; en bas à droite : K. Mehra-Kerpelman Ce magazine ne constitue pas un document officiel de l’Organisation internationale du Travail. Les opinions exprimées ne reflètent pas nécessairement les vues du BIT. Les désignations utilisées n’impliquent de la part du BIT aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays, zone ou territoire, ou de ses autorités, ni quant au tracé de ses frontières. La mention ou la nonmention de telle ou telle entreprise ou de tel ou tel produit ou procédé commercial n’implique de la part du BIT aucune appréciation favorable ou défavorable. Les textes et les photos peuvent être librement reproduits, à condition d’en mentionner la source. L’envoi d’un justificatif serait apprécié. Toute correspondance doit être adressée au Bureau de l’information publique du BIT, CH-1211, Genève 22 (Suisse). Tél. +4122/7997912 Fax +4122/7998577 http://www.ilo.org Imprimé par ATAR S.A. Genève ISSN 1020-0002 Couverture : Agence Paprika TRAVAIL – N o 31 – 1999
TRAVAIL – N o 31 – 1999 SOMMAIRE Travailler plus, travailler mieux ? Parution d’une étude du BIT sur l’évolution du travail dans le monde.4 Emploi en Amérique latine et dans les Caraïbes : Sombres perspectives 7 L’histoire de Chacabuco : Une ville d’Amérique latine vient en aide aux enfants des fours à briques.. 10 Les nouvelles en bref 22 ● Le sida en Afrique : Le BIT lance un campagne de lutte contre le VIH/sida dans le monde du travail ● Indonésie : Libération de Dita Sari ● L’OIT à l’ECOSOC ● Forum des entreprises Le microcrédit en Afrique de l’Ouest : Une bouée pour les exclus du développement. 13 Nostalgie : Les Estoniennes découvrent la discrimination dans l’emploi. 16 Essai : La fin du travail ? Du travail pénible au travail décent : Un défi mondial.. 18 ENCART : La lutte contre le travail des enfants : Poster en couleur sur les pires formes de travail des enfants On recherche des auteurs Rubriques L’OIT DANS L’HISTOIRE. 2 PLANÈTE TRAVAIL 20 CHAMPS D’ACTION.. 25 DANS LA PRESSE 27 MÉDIATHÈQUE 29 INSTITUT INTERNATIONAL D’ÉTUDES SOCIALES.. 32 Pour élargir sa couverture des questions sociales et des activités de l’OIT dans le monde, Travail recherche des correspondants en Amérique latine, en Afrique, en Asie et en Océanie. Les journalistes qualifiés, écrivains et autres ayant une bonne connaissance du monde du travail, qui souhaiteraient écrire pour le magazine peuvent s’adresser au Bureau de l’information publique du BIT par courrier postal, fax ou courrier électronique. Les articles sont rédigés sur commande et en consultation avec le rédacteur du magazine. Photos et articles sont rémunérés au tarif en vigueur sur le marché « free-lance ». Adresser une lettre de présentation accompagnée d’un curriculum vitae et d’éventuelles références au Rédacteur, magazine Travail, Bureau international du Travail, Bureau 1-123, 4, route des Morillons, 1211 Genève 22, Suisse. Fax 4122 799 8577, e-mail : presse@ilo.org L’Organisation internationale du Travail (OIT), créée en 1919, groupe les gouvernements, les employeurs et les travailleurs de ses 174 États membres dans une action commune pour l’avancement de la protection sociale et l’amélioration des conditions de vie et de travail partout dans le monde. Le Bureau international du Travail (BIT), à Genève, est le secrétariat permanent de l’Organisation. 3



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