Travail n°26 sep/oct/nov 1998
Travail n°26 sep/oct/nov 1998
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de sep/oct/nov 1998

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Bureau international du Travail

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : la violence au travail, elle existe partout dans le monde.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Une étude menée par le cabinet Ray & Berndtson auprès de 1 900 cadres en Europe indique que la majorité ne s’estime pas satisfaite des conditions offertes dans leur entreprise et qu’un sur deux pense changer d’employeur. Selon le ministère du Travail du Japon, le pourcentage de jeunes diplômés qui quittent leur entreprise moins de trois ans après avoir été embauchés augmente : il était de 24,3% en 1992 et de 27,9% en 1994. Deux enquêtes conduites auprès des employeurs du Royaume-Uni montrent que ceux-ci jugent trop élevé le taux de rotation de la maind’œuvre : 13% en général, 26% dans le commerce de détail, 9% dans la production. Les employeurs envisagent divers moyens de fidéliser les salariés, au moyen d’une augmentation des rémunérations, par exemple. (Argus, juillet-août 1998.) 28 Environ 12 000 salariés de l’entreprise Hyundai Motors Co. manifestent en signe de protestation contre la réduction des effectifs de l’usine de Ulsan, au sud de Séoul. LA CRISE EN ASIE ● L’Organisation des migrations internationales (OMI), qui a son siège à Genève, craint que la crise économique en Asie n’entraîne une forte augmentation du nombre de travailleurs étrangers en situa- tion irrégulière et du trafic de migrants dans une région qui compte déjà environ deux millions de ces travailleurs, dont la plupart se trouve en Malaisie et en Thaïlande. (OIM Infos, n o 2, 1998.) ● En République de Corée, l’entreprise Daewoo étant parvenue à un accord avec les syndicats, elle a renoncé à licencier 2 995 salariés. Aux termes de cet accord, les syndicats ont accepté, sur la base d’un vote de leurs adhérents, un gel des salaires et la suppression de certains avantages. En revanche, le constructeur Hyundai a licencié 1 569 salariés, dont de nombreux collègues ont occupé l’usine en signe de protestation pendant leurs semaines de congés annuels. (Le Figaro, 7 juillet 1998 ; Libération, 8 août 1998.) MESURES SOCIALES ● Conformément à son « programme social », le gouvernement du Chili a soumis au parlement, qui l’a adopté, son projet de loi sur l’augmentation des retraites. Cette augmentation sera accordée dans un premier temps aux 350 000 pensionnés les plus défavorisés, puis aux autres de janvier à octobre 1999. (Latin America Monitor, août 1998.) ● Le gouvernement du Royaume-Uni vient d’instaurer un salaire minimum de 3,4 livres sterling de l’heure, qui entrera en vigueur à partir d’avril 1999. Cette mesure devrait profiter à deux millions de salariés. Un taux inférieur est prévu pour les jeunes. (Le Monde, 20 juin 1998.) ● En Afrique du Sud, 40 000 travailleurs de l’industrie chimique (pétrole, produits pharmaceutiques, caoutchouc, verre et plastique) se sont mis en grève au mois d’août pour exiger une augmentation de 10,5% au lieu des 6% qui leur étaient octroyés et la réduction de leur semaine de travail à 40 heures. (Marchés tropicaux, 7 août 1998.) ❑ Les taux de chômage de quelques pays (pourcentage de la population active) Janvier 1998 Juillet 1998 Variation Allemagne 12,6 10,7 –1,9 Espagne 19,7 18,9 –0,8 Portugal 6,6 5,9 –0,7 Irlande 9,7 9,2 –0,5 Pays-Bas 4,7 4,2 –0,5 France 12,1 11,8 –0,3 Italie 12,2 12,5 +0,3 (Le Figaro, 7 août 1998.) EMPLOI MOUVEMENTS SOCIAUX ● Recul quasi général du chômage dans l’Union européenne. Sous l’effet de la reprise économique, le nombre des chômeurs recensés dans l’Union européenne est passé sous la barre des 18 millions. En Allemagne, par exemple, il a baissé de 300 000 entre janvier et juillet 1998. Une exception notable toutefois : l’Italie qui subit les conséquences des restrictions résultant de son adhésion à la monnaie commune. Keystone TRAVAIL – N o 26 – 1998
Source : Rapport du Directeur général, Activités de l’OIT 1996-97, p.7. LIBERTÉ SYNDICALE Le Comité de la liberté syndicale du Conseil d’administration est la pièce centrale d’un mécanisme spécial qui permet aux gouvernements ainsi qu’aux organisations d’employeurs et de travailleurs du monde entier de dénoncer des cas de nonrespect des principes de l’OIT en matière de liberté syndicale. Depuis le début de l’année 1996, le comité s’est félicité des mesures adoptées pour donner effet à ces principes, à savoir : ● libération ou acquittement de syndicalistes au Congo, en Côte d’Ivoire, en République de Corée, en République dominicaine, en Inde, en Indonésie, en Mauritanie et au Nigéria ; ● enregistrement d’organisations syndicales en Argentine, au Bangladesh, en Mauritanie, au Mexique, au Pakistan et aux Philippines ; ● consultation des organisations d’employeurs et de travailleurs au Burundi ; ● création de tribunaux du travail au Guatemala ; ● réintégration de syndicalistes licenciés au Congo, au Costa Rica, en République dominicaine, en Malaisie, en Roumanie et en Turquie ; ● rétablissement de la négociation collective dans le secteur public au Canada (Yukon). 600 550 500 450 400 350 300 TRAVAIL – N o 26 – 1998 Nombre de cas examinés par le Comité de la liberté syndicale, 1986-1997 471 Augmentation de 11,3% Activités organisées dans le monde entier par l’Organisation internationale du Travail ou avec son appui 524 1986-1991 1992-1997 CHAMPS D’ACTION cale (LIBSYND), tél. 41-22-799 7122 ; fax 41-22-799 7670 ; e-mail : libsynd@ilo.org STATISTIQUES DU TRAVAIL En 1997/98, le BIT a fourni diverses formes d’assistance technique aux Etats membres pour les aider à produire des statistiques du travail utiles, fiables, comparables et conformes aux normes internationales. Plus de 25 pays ont bénéficié de services consultatifs techniques. Des projets de coopération technique dans le domaine des statistiques nationales du travail sont en cours de réalisation en Arménie, en Géorgie, au Népal, en Turquie, en Cisjordanie et à Gaza. Des enquêtes conçues selon la méthodologie récemment mise au point pour l’étude du travail des enfants et du secteur informel ont été réalisées ou sont en cours de réalisation dans une vingtaine de pays. Pour tout renseignement, s’adresser à M. Ashagrie, Département des statistiques (STAT), tél. 41-22-799 8631 ; fax 41-22- 799 6957 ; e-mail : stat@ilo.org MICROCRÉDIT Les très petites entreprises ont du mal à accéder au crédit, ce qui freine sensiblement leur développement et les empêche de réaliser leur potentiel de création d’emplois. Au cours de ces trois dernières années, le BIT a mis en œuvre des projets de coopération technique visant à favo- Pour tout renseignement, s’adresser à M. Gernigon, Service de la liberté syndiriser le microcrédit, dans un certain nombre de pays tels que : ● le Cambodge, où l’Association des agences de développement économique local est devenue une organisation entièrement autofinancée offrant des services financiers ainsi qu’une formation et des conseils en gestion à des petites et microentreprises, dont 90% sont dirigées par des femmes ; ● Madagascar, où le BIT appuie une association professionnelle de mutuelles d’épargne et de crédit ; ● le Zimbabwe, où le Fonds de développement social géré par le ministère du Travail a récemment mis sur pied un mécanisme de microcrédit destiné à financer la création de très petites entreprises ; ● sept pays d’Afrique de l’Ouest, où le BIT, en collaboration avec la banque centrale régionale, appuie la création de banques villageoises et de groupements d’épargne féminins. Pour tout renseignement, s’adresser à M. Balkenhol, Département du développement des entreprises et des coopératives (ENTREPRISE), tél. 41-22-799 6070 ; fax 41-22-799 7691 ; e-mail : balkenhol@ilo.org ZONES FRANCHES D’EXPORTATION Dans le cadre du Programme d’action du BIT sur les questions sociales et de travail dans les zones franches d’exportation (ZFE), des visites ont été effectuées dans une centaine d’entreprises (15 pays) allant de la PME locale à gestion familiale à la multinationale géante. Les conclusions préliminaires de ce programme, qui ont été examinées lors d’une réunion tripartite internationale qui s’est tenue du 28 septembre au 2 octobre 1998 à Genève, donnent à penser que les pays d’accueil auraient intérêt à favoriser des politiques et des pratiques qui servent les intérêts à long terme de l’économie, parmi lesquelles la mise en valeur rationnelle des ressources humaines, des systèmes de relations professionnelles constructives, une meilleure planification des infrastructures, le partage de la technologie et l’établissement de liens avec les entreprises locales. Les données ainsi rassemblées sur les ZFE, qui 29



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