Travail n°26 sep/oct/nov 1998
Travail n°26 sep/oct/nov 1998
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de sep/oct/nov 1998

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Bureau international du Travail

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : la violence au travail, elle existe partout dans le monde.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 L’OIT dans l’Histoire « Nous accordons une très haute importance à l’admission de la Namibie à l’OIT et espérons que notre pays occupera très bientôt la place qui lui revient dans la famille des Nations Unies en qualité d’Etat libre, démocratique et souverain. » M. Sam Nujoma, Président de la SWAP, lors de la Conférence internationale du Travail de 1988. L’entrée originale de la Namibie à l’OIT Il y a vingt ans, le 3 octobre 1978, la Namibie était officiellement admise à l’OIT dont elle devenait le 136 e Etat membre. Un membre pour le moins original, puisque ce territoire n’était pas alors un Etat indépendant et n’était, de ce fait, pas en mesure d’assumer toutes ses obligations constitutionnelles, y compris l’application concrète des conventions internationales du travail. Ancien Sud-Ouest africain, la Namibie était alors sous la dépendance politique de l’Afrique du Sud et, comme ce pays luimême, soumise au régime de l’apartheid. Cela en toute illégalité internationale, puisque dès octobre 1966 l’Assemblée générale des Nations Unies avait mis un terme au mandat de la République sud-africaine sur le territoire. En 1967, elle en avait confié l’administration légale à un Conseil des Nations Unies pour la Namibie (CNUM), dont il était bien entendu que les fonctions prendraient fin dès l’indépendance du pays. C’est ce Conseil qui avait demandé que la Namibie soit admise à l’OIT en qualité de membre à part entière. La question avait fait l’objet d’un débat ardu au sein de la Conférence internationale du Travail de juin 1978. La majorité des pays du tiers monde (Groupe des 77), soutenue par le Groupe des travailleurs estimait que toute formule autre qu’un plein statut « ne rendrait pas justice aux aspirations légitimes du peuple de Namibie » ; les pays industrialisés, appuyés par le Groupe des employeurs, s’en tenaient au strict respect de la Constitution de l’OIT. Ils rappelaient le précédent de la réponse négative donnée en 1930 à la demande d’admission de l’entité non étatique de Dantzig. Au-delà des arguments juridiques, le débat consistait à savoir si l’Organisation, dans l’esprit de ses conventions relatives aux droits de l’homme et de son engagement aux côtés des pays nouvellement indépendants d’Afrique, était à même de donner un TRAVAIL – N o 26 – 1998
signal fort en faveur de l’émancipation d’un peuple notoirement victime des séquelles de la période coloniale. Ce fut le représentant de la CNUM qui parvint à convaincre la Conférence. Selon lui, la Namibie satisfaisait à tous les critères requis de la part d’un Etat : population permanente, territoire bien défini, structure juridique stable internationalement reconnue, capacité d’entrer en relations avec d’autres Etats. Le signal fut donné : par 368 voix sans opposition, avec 50 abstentions, la Conférence décida de faire droit à la requête du CNUM, reconnu de facto comme le gouvernement en place. Pendant douze ans, jusqu’au 21 mars 1990, date de son indépendance, la Namibie occupa donc dans l’Organisation une place qui, pour être « à part entière », n’en était pas moins spéciale, compte tenu notamment de l’impossibilité de mettre en place une législation et une réglementation du travail conformes aux normes de l’OIT. La mesure, prise pour faire face à un concours de circonstances exceptionnel et dont il fut bien spécifié qu’elle ne pouvait constituer un précédent, symbolise l’attention constante portée par l’Organisation aux principes de dignité et de liberté des peuples. Elle constitue un épisode marquant de la lutte menée pendant trente ans contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud, lutte qui devait aboutir au démantèlement de ce régime, à la tenue d’élections libres et, en 1994, à la réintégration de la République sud-africaine au sein de l’OIT. Les opinions exprimées ici sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles du BIT. Source : Victor-Yves Ghebali, L’Organisation internationale du Travail, Genève, Georg éditeur, 1987. Au nombre des priorités fixées par l’OIT en Namibie figuraient la rétribution du travail des femmes et l’accès de celles-ci au crédit et à une technologie appropriée, aux postes de responsabilité, à des activités rémunératrices et à l’instruction. TRAVAIL – N o 26 – 1998 M. Vanappelghem/UNHCR T ravail T ravail Le magazine Travail est publié quatre fois par an par le Bureau de l’information publique du BIT, à Genève. Aussi publié en allemand, anglais, arabe, chinois, danois, espagnol, finnois, hongrois, japonais, norvégien, russe, slovaque, suédois et tchèque. ■ Rédacteur : Thomas Netter ■ Edition allemande : Hans von Rohland ■ Edition arabe : Khawla Mattar, Bureau de l’OIT à Beyrouth. ■ Edition espagnole : Réalisée avec le concours du Bureau de l’OIT à Madrid. ■ Responsable de la production : Kiran Mehra-Kerpelman Ce magazine ne constitue pas un document officiel de l’Organisation internationale du Travail. Les opinions exprimées ne reflètent pas nécessairement les vues du BIT. Les désignations utilisées n’impliquent de la part du BIT aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays, zone ou territoire, ou de ses autorités, ni quant au tracé de ses frontières. La mention ou la nonmention de telle ou telle entreprise ou de tel ou tel produit ou procédé commercial n’implique de la part du BIT aucune appréciation favorable ou défavorable. Les textes et les photos peuvent être librement reproduits, à condition d’en mentionner la source. L’envoi d’un justificatif serait apprécié. Toute correspondance doit être adressée au Bureau de l’information publique du BIT, CH-1211, Genève 22 (Suisse). Tél. +4122/7997912 Fax +4122/7998577 http://www.ilo.org Imprimé par ATAR S.A. Genève ISSN 1020-0002 Couverture : Atelier A2, Genève 3



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