Travail n°18 déc 96/jan-fév 1997
Travail n°18 déc 96/jan-fév 1997
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de déc 96/jan-fév 1997

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Bureau international du Travail

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 943 Ko

  • Dans ce numéro : nouvelles normes pour les gens de mer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 SOMMAIRE Persistance de la crise de l’emploi et aggravation des inégalités salariales.. 4 Travail des enfants : Agir contre l’intolérable... 7 L’UNICEF et l’OIT s’associent contre le travail des enfants. 9 Le Forum des entreprises face à la mondialisation 10 Identification des entreprises socialement responsables.. 12 La mondialisation change la physionomie des industries du textile, de l’habillement et de la chaussure. 22 Des comités d’entreprise européens... 27 Vie active et prise en charge des aînés... 29 Bilans des causes de stress chez les groupes à haut risque. 13 Session maritime de la Conférence internationale du Travail : Nouvelles normes pour les gens de mer... 18 CHAMPS D’ACTION... 17 PLANÈTE TRAVAIL 26 MÉDIATHÈQUE.. 30 L’Organisation internationale du Travail (OIT), créée en 1919, groupe les gouvernements, les employeurs et les travailleurs de ses 174 Etats membres dans une action commune pour l’avancement de la protection sociale et l’amélioration des conditions de vie et de travail partout dans le monde. Le Bureau international du Travail (BIT), à Genève, est le secrétariat permanent de l’Organisation. T ravail T ravail Le magazine Travail est publié quatre fois par an par le Bureau de l’information publique du BIT, à Genève. Aussi publié en chinois, danois, finnois, hongrois, japonais, norvégien, russe, slovaque, suédois et tchèque. ■ Rédacteur en chef : Gregory Härtl ■ Edition allemande : Hans von Rohland ■ Edition arabe : Khawla Mattar, Bureau de l’OIT à Beyrouth. ■ Edition espagnole : Réalisée avec le concours du Bureau de l’OIT à Madrid. ■ Responsable de la production : Kiran Mehra-Kerpelman ■ Photo de couverture : Jacques Maillard Ce magazine ne constitue pas un document officiel de l’Organisation internationale du Travail. Les opinions exprimées ne reflètent pas nécessairement les vues du BIT. Les désignations utilisées n’impliquent de la part du BIT aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays, zone ou territoire, ou de ses autorités, ni quant au tracé de ses frontières. La mention ou la nonmention de telle ou telle entreprise ou de tel ou tel produit ou procédé commercial n’implique de la part du BIT aucune appréciation favorable ou défavorable. Les textes et les photos peuvent être librement reproduits, à condition d’en mentionner la source. L’envoi d’un justificatif serait apprécié. Toute correspondance doit être adressée au Bureau de l’information publique du BIT, CH-1211, Genève 22 (Suisse). Tél. +4122/7997912 Fax +4122/7883894 http://www.ilo.org Imprimé par ATAR S.A. Genève ISSN 1020-0002 TRAVAIL – N o 18 – 1996
Editorial Jacques Maillard TRAVAIL – N o 18 – 1996 Détruire les mythes : L’emploi dans le monde 1996/97 De toute évidence, le deuxième rapport annuel de l’OIT sur l’emploi dans le monde a touché une corde sensible dans les milieux journalistiques et politiques de tous les pays du monde. Il pose en effet l’une des grandes questions du moment : Comment ranimer les marchés du travail et rétablir le concept de plein emploi à la place qui lui revient, c’est-à-dire au cœur de la politique économique ? Les auteurs constatent que près d’un tiers de la population active du monde est soit au chômage soit sous-employée et que, sauf en Asie de l’Est, les marchés du travail sont en proie à la morosité. Dans les pays industrialisés, près de 35 millions de personnes sont sans travail et des millions d’autres s’accrochent désespérément à des emplois précaires qui leur rapportent à peine de quoi vivre. Les travailleurs pauvres sont de plus en plus nombreux, les inégalités salariales se creusent et les chômeurs de longue de durée risquent de se trouver de facto exclus du marché du travail. Dans la majorité des pays en développement, les emplois à faible productivité du secteur non structuré demeurent la règle plutôt que l’exception, la misère se généralise et un sous-développement chronique condamne des millions de travailleurs à des tâches éprouvantes et peu productives. Dans les économies en transition d’Europe centrale et orientale, le chômage est monté en flèche, la pauvreté s’est aggravée et les perspectives de prospérité dans une économie de marché reculent à vue d’œil. Le chômage a atteint des proportions telles que des théoriciens en vogue commencent à pronostiquer une ère de « croissance sans emplois », dans laquelle les économies se développeraient sur fond de progrès technique et d’échanges commerciaux mais sans création d’emplois ni sources nouvelles de revenus. Le nombre croissant de licenciements pour cause de réduction d’effectif et l’apparition de nouvelles formes de travail (temps partiel, travail indépendant, etc.) conduisent d’autres observateurs à penser que la mondialisation de l’économie aboutit à la « fin du travail » tel que l’avons connu jusqu’ici. Dans son rapport, l’OIT dément de toutes ses forces ces théories, non seulement parce que celles-ci se fondent sur une analyse très superficielle et des vues utopiques, mais surtout parce qu’elles risquent de détourner l’attention de la seule priorité qui vaille, à savoir réaffirmer la volonté de parvenir au plein emploi, exprimée par la communauté internationale au lendemain de la seconde guerre mondiale. Les auteurs contestent en outre la solution la plus souvent préconisée pour remédier aux maux qui affligent le marché du travail : la déréglementation. Tout en admettant que le développement des échanges et le progrès technique peuvent certes entraîner une réforme sélective de certaines pratiques sociales, ils rappellent que les règlements ont des effets positifs, notamment en matière de productivité et de protection des travailleurs. Ils réfutent donc catégoriquement l’hypothèse globalisante selon laquelle la réglementation étant systématiquement source de rigidités, la déréglementation est la solution optimale. La thèse fondamentale du rapport de l’OIT sur l’emploi dans le monde 1996/97 est que pour enrayer le déclin des marchés du travail, il faut, d’une part stimuler la croissance et relancer la productivité et, d’autre part mettre les ressources de l’économie mondiale au service de l’humanité et non l’inverse. ❑ 3



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