TransferT n°2-3 mai à nov 2013
TransferT n°2-3 mai à nov 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2-3 de mai à nov 2013

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Session Libre

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 92

  • Taille du fichier PDF : 25,2 Mo

  • Dans ce numéro : Red Bull Skylines... l'évènement BMX le plus attendu mais aussi le plus critiqué de l'année 2012.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Le GRAPH tient de la gravure mais il va resurgir en aérosol ! Comme tous les arts plastiques, le GRAPH remonte à loin... Jusqu’à la Préhistoire. Et il vient ressurgir là, en plein dans cette urbanisme débordant, où, il n’y a pas et il n’y a plus une entrée, plus de ces portes qui marquaient le passage entre deux espaces, celui de la ville et celui de la campagne. Dans les débords d’un urbanisme prisonnier du mouvant..• Art.XI - Sable Mouvant a.k.a. Béton Disloquation Ce qui est dans le mouvant, à distance, va être la marque d’un nouvel urbanisme. Tout celà vient définir un autre espace. Et une autre image. Car l’image s’est mise à la mesure des courants qui viennent traverser jusqu’au plus construit et qui s’étendent à la campagne rendue méconnaissable. L’image a toujours fait question. Elle semble indépendante et tellement dans l’air qu’elle pourrait bien se passer de tout support. Les affichistes se sont très bien servis de cela. L’affiche, la pub, survient n’importe où. L’image se substitue au monde du vrai et du dur. Mais le support demeure. Pas d’image sans support. Dès lors, les arts plastiques se sont retrouvés en compagnie de formes à la dimension des temps nouveaux. Ainsi, l’enseigne, l’affiche publicitaire, ces formes nouvelles qui ont décroché le visuel des lieux autrefois réservés à celui-ci. Le visuel a couvert, de ses couleurs et de ses formes, des objets mouvants. Et l’image va se signaler dans la compagnie de tels objets. Des objets qui se déplacent, qui sont éphémères, ou à peine construits et, les voilà à l’abandon.. Cette part des arts plastiques qu’on appelle le graph, va suivre les méandres de ces dé-localisations, de ces dislocations. C’est bien la ville disloquée qui va laisser apparaitre des murs sans objets... 76 Tittoo Bird - Porte d’atelier de Vincent Guillermin- Friche RVI Lyon, RIP - Photo : Loïc Benoit ARTChronique
• Art.XII - L’outil du Mouvement a.k.a Urbanists Legacy Ce n’est pourtant pas la peinture qui fait tenir le mur. Quand l’architecture n’est plus là et qu’elle penche du côté du dehors, elle devient ce qu’on peut reconnaître comme étant un SPOT. Mais comme pour le SKATE, y-a-t-il vraiment SPOT avec le GRAPH ? Le skate se déploie dans l’espace et pas seulement sur une surface, sur un mur. Le mur, on le sait, supporte une image et celle-ci peut faire oublier le cadre et l’espace où se déroule ce que cette image donne à voir. Tout se joue là. Le GRAPH ne peut qu’ouvrir à la virtuosité des grapheurs, si le spot n’est pas plus qu’un mur. à peine le GRAPH inventé, que va se poser la question de sa légitimité. Et donc celle d’un support à celui-ci. Avec le graph, réapparait, dans d’autres configurations sans doute, une trés grande question : celle de la place de l’image dans la cité. Celle du lieu d’inscription de l’image. Le grapheur va dès lors développer sa panoplie de tricks pour faire valoir sa virtuosité. Le GRAPH n’est pas tout dans l’acte de peindre. Et de peindre avec une bombe. Cette outil qu’est la bombe, est celui qu’on emploie en particulier pour l’automobile. L’automobile est ce grand objet mouvant. Et cet objet s’identifie par sa couleur. Le grapheur va détourner la bombe. Ce n’est plus seulement pour recouvrir une surface qu’il va l’employer, mais pour produire un signe, une image. Le signe est d’abord une signature, mais il deviendra aussi une image. Et celle-ci doit rendre compte de la capacité de son auteur à transcender l’outil détourné. Tous les grapheurs ont leurs gestes propres, c’est entre autre mais surtout ça la signature du signeur... L’expression de son propre geste, une empreinte de lui-même comme un ancrage face à un monde en dripping. La figure, le TRICKS, est autre que le plus droit et l’énergie sans détour. Il y a dans la figure, une captation d’énergie, pour amener celle-ci au détour et sans doute, à quelques boucles et ellipses. Ces figures, ces énergies détournées au passage, ressortent autant du graph que du skate. La figure, le tricks, est un capteur d’énergie. Celle-ci, qui est une force non visible en elle-même, est entreprise et, il en ressort, du Graph et des figures à la fois aériennes, passant par ce corps qui conduit, qui « drive » les transformations. Si la dissociation entre l’énergie libre qui court dans la nature comme la vague et l’énergie transformée, apparait de manière brutale avec les inondations de Los Angeles, une telle dissociation se trouve réassocié de manière imprévue, dans des pratiques et des inventions comme le graph et le skate. - L’étiquette épitaphe - « Les nuances sont (…) l’élément définitivement significatif et l’esthétique au sens large pourrait bien être l’une des clefs de l’ethnologie. S’il en était ainsi il y aurait véritablement une science à créer, celle des valeurs, des rythmes, des saveurs et des formes dans une systématique adaptée aux besoins de l’expression de l’indéfinissable ethnique. » André Leroi-Gourhan in L’expérience ethnologique - 1968 77



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