Tout sur Tout n°3 nov-déc 14/jan 2015
Tout sur Tout n°3 nov-déc 14/jan 2015
  • Prix facial : 3,80 €

  • Parution : n°3 de nov-déc 14/jan 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (220 x 300) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 19 Mo

  • Dans ce numéro : l'aquagym, le plaisir de l'effort dans l'eau.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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H i s t o i r e H I S T O I R E En août 1786, Louis XVI acquérait en viager l’hôtel d’Évreux, devenu hôtel Beaujon, afin d’y loger les ambassadeurs extraordinaires et les souverains étrangers de passage à Paris. Un an plus tard, il le revendait à sa cousine Bathilde d’Orléans, duchesse de Bourbon. Celle-ci y fit faire quelques travaux, dont la création par l’architecte Pierre-Adrien Pâris d’une chambre, pour elle, sur une partie de la galerie de tableaux. Après l’arrestation de la duchesse (avril 1793) lors de la Révolution française, l’hôtel qui avait pris le nom de sa propriétaire, hôtel de Bourbon, accueillit la Commission de l’Envoi des lois et l’Imprimerie du Le salon Cléopâtre. > Le salon des aides de camp.. Les bals champêtres ne faisant plus recette, Julie-Marie Lévine, fille ruinée des Hovyn, vendit l’hôtel de l’Élysée à Joaquim Murat, maréchal de France et prince d’Empire (6 août 1805). Désireux de rendre au lieu tout son faste, le maréchal confia à deux architectes, Barthélémy Vignon et Jean-Thomas Thibault, d’importants travaux : création d’un vestibule d’honneur, d’un escalier monumental dont la rampe repose sur des palmes de bronze doré, d’une salle de bal, d’une de banquet, du salon d’argent dans les appartements privés, et d’une grande cuisine. Nommé roi de Naples (1808), Murat abandonna son palais à Napoléon 1 er, qui le renomma Élysée-Napoléon et l’occupa jusqu’à son départ pour la campagne d’Autriche (mars 1809). Après son divorce pour raison d’État, il le laissa à son épouse, Joséphine Tasher de la Pagerie, dite Joséphine de Beauharnais (15 décembre 1809), le récupéra (avril 1812), puis l’offrit à la nouvelle impératrice, l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche (épousée en avril 1810). Elle y fit construire une chapelle et aménager des appartements > Le salon des ambassadeurs.
> Le salon Pompadour. > Le salon vert. D.R. D.R. pour le jeune roi de Rome. Après l’abdication de Napoléon (avril 1814), conséquence de la bataille de Paris dans laquelle s’affrontèrent l’armée française et les forces européennes alliées contre lui, le tsar Alexandre 1er de Russie prit possession des lieux, puis les mit à la disposition du duc de Wellington, commandant des troupes alliées en France (novembre 1815). Les Cents-jours permirent à l’empereur de revenir au palais. C’est d’ailleurs dans le boudoir d’argent qu’il signa sa seconde abdication (22 juin 1815). Le palais n’accueillit jamais le couple impérial mais les souverains étrangers Louis XVIII fit don du palais au duc de Berry, son neveu, qui y emménagea après son union avec Marie-Caroline de Bourbon-Sicile (décembre 1815). Le couple transforma la salle de banquet en orangerie. Après l’assassinat du duc (13 février 1820), son épouse partit aux Tuileries laissant le champ libre à Louis-Philippe, qui fit du palais la résidence des hôtes étrangers en visite dans la capitale. Le 12 décembre 1848, par décret de l’Assemblée nationale constituante, le palais, renommé Élysée national, était affecté à la résidence du président de la République. Le prince-président Louis-Napoléon y emménagea… jusqu’à ce qu’il devienne l’empereur Napoléon III (coup d’État du 2 décembre 1851). En 1853, celui-ci décidait de la rénovation totale de Tout sur tout- 11 - Novembre/Décembre 2014/Janvier 2015 Pourquoi magazine - 33 - Octobre/Novembre/Décembre 2011 D.R. D.R. D.R. > La salle des fêtes. la propriété, qu’il n’habitait pas, pas plus que la comtesse espagnole Eugénie de Montijo, épousée le 29 janvier de cette année-là. Elle y avait passé la nuit précédant son mariage et passé un très bref séjour. Les travaux, confiés à l’architecte Joseph-Eugène Lacroix, étaient d’importance : structures, aile ouest bordant l’avenue Marigny, salons de réception du rezde-chaussée, appartement du premier étage étaient restaurés, percement de l’avenue de la Reine Hortense (aujourd’hui rue de l’Élysée) et de fenêtres sur la façade donnant sur la rue du faubourg Saint-Honoré, doublement des petits appartements grâce à un étage supplémentaire, remplacement du portail par une porte en forme d’arc de triomphe, nouvelle chapelle, et décorations étaient réalisés. Redevenu habitable, le palais n’accueillit jamais le couple impérial mais les souverains étrangers venus pour l’exposition universelle (1867). Après la chute de l’Empire, le palais, qui n’avait pas subi de dommage pendant la > Vue du vestibule d’honneur.



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