TGV Magazine n°161 février 2014
TGV Magazine n°161 février 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°161 de février 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Textuel La Mine

  • Format : (197 x 260) mm

  • Nombre de pages : 108

  • Taille du fichier PDF : 22,1 Mo

  • Dans ce numéro : Gilles Lellouche... l'homme tranquille.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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> existe, le téléfilm pour Arte tourné dans des conditions obscures... Malgré la critique, vous avez aujourd'hui votre place en haut de l'affiche. Le chemin pour y accéder vous a semblé long ? Sincèrement, non. Quand je suis arrivé Paris pour être acteur ; je ne connaissais personne, j'avais une vision très provinciale du métier. Je le voyais comme une montagne inaccessible. Après le Cours Florent, j'ai attendu comme tout le monde le coup de téléphone d'un réalisateur hypothétique qui n'arrivait jamais. Alors, je me suis mis écrire. J'ai réalisé un court métrage avec un copain, puis des clips, des pubs, j'ai travaillé pour une boîte de production, Les Films du trésor, où j'ai rencontré Guillaume Canet. Et quelques années plus tard, le désir de jouer est revenu grâce à Yvan Attal qui m'a donné une nuit de tournage pour Ma femme est une actrice. Je suis passé ensuite assez rapidement de dix-septième à quinzième rôle, de huitième à second. Je n'étais ni frustré ni envieux, juste nourri de faire ce métier. Plus jeune, j'aurais payé pour faire du cinéma ! Alors que l'on m'offre des rôles, aussi petits soient-ils, et de l'argent, c'était un miracle. Et finalement, petit à petit, les premiers rôles sont arrivés. Et vous appartenez aujourd'hui au Top 10 des acteurs dits « rentables »... Peut-être, mais le classement change vite. C'est la loi du genre, le cinéma reste un business avant d'être un métier. Hélas ! Et avec mes deux derniers films qui n'ont pas rencontré le succès escompté (Gibraltar et 100% cashemire), je risque de rétrograder sévèrement si le prochain n'est pas un succès ! (Rires.) Certains seront d'ailleurs ravis de me pousser vers la sortie... Les gens ne se comportent pas bien dans ce milieu ? Non. C'est un milieu fascinant, mais pas longtemps. J'ai un amour profond pour ce métier : j'y ai des proches, de vrais amis, et je n'ai jamais rencontré de salopards finis, mais il y a un énorme problème d'éduca- L'INTERVIEW tion. Tellement de films sont produits chaque année en France que l'on ne prend pas grand soin de ceux qui les font. On ne fait pas beaucoup attention à l'autre. Vous-même, vous êtes-vous toujours bien comporté ? Certainement pas. Mais j'essaie de rester droit, de tenir mes promesses. J'ai un petit côté premier de la classe, et ma bonne éducation m'empêche un certain égoïsme qui pourrait m'arranger de temps en temps. Je n'ai jamais planté personne, mais j'ai sans doute fait des erreurs par amitié, par peur de décevoir. Avoir son nom sur l'affiche à côté de celui de Vincent Lindon, cela signifie quelque chose pour vous ? Oui, et pour deux raisons. La première, c'est que Vincent est pour moi l'un des meilleurs acteurs français. Nous sommes devenus assez proches. Il est courageux, intègre dans ses choix, intelligent dans son jeu. C'est un modèle. Et puis à l'époque du Cours Florent, il nous donnait des master class. Du haut de mes 20 ans, je le regardais et je buvais ses paroles. Pour l'anecdote, il m'a donné un jour ses clés pour aller garer sa voiture. J'étais comme un dingue, j'avais appelé ma mère, mon frère ! Puisque vous évoquez le Cours Florent, y aviez-vous votre place à l'époque ? Oui, les premiers temps en tout cas. Une période charnière. J'ai eu beaucoup d'encouragements, notamment de la part d'un prof extraordinaire, malade du sida, et décédé à la fin de mon année de cours. J'étais un peu naïf, je n'avais pas eu accès à cette réalité-là auparavant. Il faisait des dîners chez lui, nous montrait des vieux TGV magazine 9 SA CARRIÈRE EN 5 DATES 1972. Naissance à Caen. 2005. Ma vie en l'air, de Rémi Bezançon. 2010. Les petits mouchoirs, de Guillaume Canet. 2012. Les infidèles (acteur et co-réalisateur avec Jean Dujardin). 2014. La French, de Cédric Jimenez. films, nous faisait écouter de l'opéra... C'était nouveau, inédit, passionnant. Il m'a ouvert l'esprit, transmis énormément de choses. J'ai le sentiment d'avoir appris en un an ce que peu d'élèves obtiennent en trois. Et il a été le premier à me dire : « Tu travailleras vite, tu auras une position très virile dans le cinéma, et c'est à toi de te battre contre ça, d'aller chercher d'autres rôles, autrement tu seras malheureux... » Il avait raison ? Disons que j'ai l'étiquette « acteur viril ». Ce n'est pas à moi, par exemple, que l'on va proposer le biopic sur Yves Saint Laurent... En tournant dans Mea culpa, vous donnez le bâton pour vous faire battre... Peut-être, mais ce n'est pourtant que mon deuxième film d'action (après A bout portant du même réalisateur ; NDLR). Les gens pensent que j'en fais beaucoup, mais c'est faux. L'action est très jouissive pour un acteur, c'est un fantasme d'enfant. Et le genre est plutôt rare en France. Mais je ne voudrais pas qu'on m'y enferme. Finalement, c'est vous le nouveau Bébel, pas Jean Dujardin ! (Rires.) Ah non, je ne veux pas lui prendre sa place ! Justement, votre place auprès de lui, vous la voyez comment ? C'est mon ami, c'est tout. Aujourd'hui, les gens nous associent professionnellement alors que nous n'avons fait qu'un film ensemble, Les infidèles (ils viennent d'en terminer un autre en tant qu'acteurs, La French, NDLR). Dans Les petits mouchoirs, nous nous croisions à peine. Jean est une telle star que la place n'est pas toujours simple. Mais je ne vais pas m'empêcher de le voir sous prétexte qu'il pourrait me faire ombrage, que je serais dans son sillage ou je ne sais quoi d'autre. Je m'en fous ! Je n'éprouve aucune jalousie, bien au contraire. On se donne des tuyaux, des conseils, comme avec Guillaume Canet. J'ai la chance d'avoir une bande de potes, >



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