Stop Arnaques n°109 fév/mar 2016
Stop Arnaques n°109 fév/mar 2016
  • Prix facial : 2,90 €

  • Parution : n°109 de fév/mar 2016

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 10,4 Mo

  • Dans ce numéro : banques et crédits, qui vous donne le plus.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Conseil Conso Bien choisir son aide à domicile En matière de services à la personne, l’offre se diversifie, c’est une bonne chose. Mais il faut être d’autant plus attentif au choix de son prestataire. Garde d’enfants, ménage, aide aux seniors, handicap, jardinage... nous pouvons tous un jour avoir besoin d’une aide à domicile, ponctuelle ou quotidienne. Encouragés par les aides de l’État et les chèques emploiservice, les agences et prestataires indépendants du secteur se sont multipliés ces dernières années. Il devient donc difficile de faire son choix et d’éviter les arnaques qui pullulent malheureusement. Quelques conseils pour y voir plus clair. Le prix affiché C’est bien entendu un critère déterminant. Reste à savoir lire entre les lignes. Avant de vous engager, vérifiez les points suivants  : 44 STOP ARNAQUES - FÉVRIER - MARS 2016 - le prix affiché est-il lié à une durée d’engagement ? Certains prestataires affichent des tarifs très bas mais pour y accéder, il faut s’engager sur une longue période ; - le coût affiché est-il lié à un volume de prestation ? Des tarifs ne sont parfois accessibles qu’à partir d’un certain volume de prestation ; - le tarif affiché comprend-il déjà les déductions fiscales ? C’est illégal mais c’est une pratique courante. Il est important de comparer les prix avant réductions fiscales ; - existe-t-il des coûts supplémentaires ? Achat de produits, par exemple. Certains prestataires facturent des coûts supplémentaires comme des pro- duits écologiques ou des frais de transport si votre domicile est isolé ou éloigné des transports en commun ; - un devis existe-t-il ? C’est l’élément indispensable pour prendre une décision. Il est donc important qu’entre la remise d’un devis et la signature du contrat, un temps de réflexion soit proposé. Un devis doit présenter le montant de la prestation avec et sans prise en charge financière (APA, PAJE…) ainsi que le coût des heures allant audelà du devis. Enfin, un prestataire doit vous fournir une fiche tarifaire complète. Tous les coûts doivent y apparaître. Le suivi Pour une prestation suivie au quotidien, si vous êtes âgé(e) par exemple, il est important que vous puissiez bénéficier d’un suivi de votre dossier par
une personne référente. Cette personne a évalué vos besoins, connaît les particularités de votre situation et peut donc vous proposer les services et les intervenants les mieux adaptés. Choisissez aussi une structure bien implantée sur son territoire qui coordonne mieux son travail avec les autres acteurs locaux (mairie, CCAS, médecin…). Pour préparer correctement une prestation, il convient qu’une personne se déplace à domicile pour évaluer les besoins. Difficile, en effet, de préparer le travail de l’intervenant sans connaître son environnement de travail. Un prestataire doit gérer le remplacement des intervenants en cas de maladie ou de congés dans un délai cohérent avec vos besoins. Interrogez-le sur ce point. Enfin, il doit prévoir un dispositif de communication vous permettant de laisser un message, une consigne à l’intervenant à domicile. L’expérience Pour une prestation riche d’un savoir-faire, fiez-vous aux indices suivants  : - la date de création. L’expérience ne fait pas tout mais un prestataire peu sérieux ne perdure habituellement pas plus de quelques années ; - le nombre d’adhérents. Un nombre important de clients (ou d’adhérents pour une association) reflète souvent la qualité des prestations. Mais, attention, l’inverse n’est pas vrai et de petites structures font également du très bon travail ; - l’appartenance à une fédération. Un prestataire adhérant à une fédération partage des valeurs avec tout un réseau et bénéficie d’un appui dans le cadre de la formation, la réglementation… - l’intégration au niveau local et départemental. Un prestataire bien intégré au niveau d’une commune offre une meilleure coordination avec les autres acteurs locaux (mairie, CCAS, assistantes sociales, association…). La formation du personnel Pour une prestation adaptée, le prestataire doit réunir un certain nombre de critères  : - des diplômes adaptés. Intervenir à domicile est un métier nécessitant des compétences validées par des diplômes. Pour une aide à domicile, le diplôme prépondérant est le DEAVS (Diplôme d’État d’auxiliaire de vie sociale) ; - un taux d’intervenants diplômés. Certains prestataires annoncent 100% de salariés diplômés mais attention pas forcément un diplôme du secteur de l’aide à domicile. Il est toujours intéressant de creuser le sujet ; - un plan de formation. Le plan de formation prévoit la formation de chaque salarié en fonction des besoins de la structure et des attentes personnelles de chacun ; - des entretiens individuels. Chaque salarié doit bénéficier d’un entretien individuel – au minimum tous les 2 ans – avec son responsable pour faire le point sur sa carrière, son travail au quotidien, ses attentes, ses projets. Les agréments et l’autorisation - Les agréments. C’est le minimum réglementaire pour un professionnel. Ils sont délivrés par la préfecture. Ils permettent de faire bénéficier de la réduction d’impôts. L’agrément simple permet d’intervenir auprès de personnes ayant toute leur autonomie pour la réalisation de prestations simples telles que le ménage, le petit jardinage, le dépannage informatique… L’agrément qualité permet, quant à lui, d’intervenir auprès d’un public fragile  : enfant de moins de 3 ans, personnes âgées, personnes handicapées. - L’autorisation. Pour les prestataires du secteur médico-social, cette autorisation est une reconnaissance importante du travail d’un prestataire au niveau de l’action sociale et médicosociale. Elle est délivrée par le conseil général. La structure autorisée voit ainsi son activité reconnue par le conseil général en charge de l’action sociale et médico-sociale dans le département. L’autorisation fait office d’agrément qualité. La structure autorisée dépose chaque année un budget auprès du conseil général d’après lequel ses tarifs sont fixés. Les certifications et les labels Au-delà des agréments, certains prestataires rentrent dans une démarche qualité visant à mettre en place les moyens nécessaires à l’amélioration continue des services proposés. - Les labels  : appartenance à une fédération. Ils font souvent référence à l’appartenance d’une structure à une fédération nationale. Ils permettent aux différents adhérents d’une même fédération d’uniformiser leurs pratiques. - Les certifications  : ils montrent la volonté de se démarquer par une politique d’amélioration continue. Une certification est obtenue, puis renouvelée chaque année, après un audit réalisé par un expert qui vérifie qu’une structure répond bien aux exigences liées à cette certification. Les deux principales certifications dans le domaine de l’aide à domicile sont Qualicert et NF Service. Nelly Scott STOP ARNAQUES - FÉVRIER - MARS 2016 45



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