Stop Arnaques n°109 fév/mar 2016
Stop Arnaques n°109 fév/mar 2016
  • Prix facial : 2,90 €

  • Parution : n°109 de fév/mar 2016

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 10,4 Mo

  • Dans ce numéro : banques et crédits, qui vous donne le plus.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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SENIOR volontairement ou parce qu’elle est dans l’incapacité de le faire, certains signes peuvent néanmoins être un signal d’alerte. Il convient d’être attentif si la personne âgée  : - ne peut pas accomplir seule les actes de la vie quotidienne ; - est désorientée dans le temps et dans l’espace ; - si elle présente des troubles du comportement tels qu’agressivité ou agitation ; - si elle demande la permission de s’exprimer ; - si elle chute de façon répétée ; - si elle explique difficilement ses blessures ou ses bleus ; - si elle paraît effrayée ou méfiante ; - si elle a l’air anormalement calme, apathique ; - si elle pleure facilement ; - si elle présente subitement une apparence négligée ; - si elle perd du poids de façon inexplicable ; - si elle se plaint d’être maltraitée ; - si elle ne souhaite plus l’aide de la personne qui prend soin d’elle ; - si elle dit qu’on la vole… Cette liste de situation n’est certes pas exhaustive et il convient de rester vigilant face aux différentes situations possibles. Quelles sont les situations de maltraitance ? Dans la plupart des cas de maltraitance, la victime est une femme, veuve et très âgée qui vit en famille et souffre de troubles de pertes de mémoire ou est handicapée physiquement. Dans la majorité des cas, la maltraitance est signalée à domicile. Il s’agit principalement de maltraitance psychologique. Viennent ensuite les maltraitances physique et financière. Les auteurs des actes de maltraitance peuvent être les enfants et les beaux-enfants de la personne concernée par de tels actes. Statistiquement, c’est, en effet, la famille qui est la première source de ce phénomène devant les institutions comme les maisons de retraite ou les hôpitaux. Les causes peuvent être multiples  : des relations familiales difficiles depuis longtemps, un contexte économique familial compliqué, une maladie psychique ou physique mal supportée par la famille ou encore une mauvaise formation des aidants familiaux ou professionnels. Maltraitance des personnes âgées et conséquences La maltraitance des personnes âgées peut avoir des conséquences gravissimes. Elle peut générer des traumatismes physiques comme des ecchymoses ou des égratignures, des fractures osseuses, voire des Stop arnaques 2016 LE 3977 À L’ÉCOUTE Numéro national unique, le 3977 est celui de l’ALMA (Allô maltraitance des personnes âgées et/ou des personnes handicapées) destiné aux personnes âgées et aux personnes handicapées victimes de maltraitance, aux témoins de situations de maltraitance, qu’il s’agisse de l’entourage privé ou professionnel ou encore aux personnes qui prennent soin d’une personne âgée ou handicapée et qui rencontrent des difficultés dans l’aide apportée. Ce numéro fonctionne du lundi au vendredi de 9h à 19h. Des écoutants professionnels y sont à votre écoute. Vous pouvez également contacter l’ALMA par courrier  : Fédération 3977 – Hôpital Paul Brousse 12/14, avenue Paul Vaillant Couturier 94800 Villejuif. traumatismes crâniens pouvant entraîner une incapacité permanente ou induire des troubles psychologiques graves comme la dépression. Plus fragiles du fait de leur âge, les personnes âgées peuvent avoir des séquelles importantes à la suite de tels actes. Signaler la maltraitance Toute personne qui n’est pas tenue, par la loi, au secret professionnel (médecin par exemple), doit alerter les autorités compétentes si elle constate des privations de soins ou d’aliments, des sévices qu’ils soient physiques ou psychologiques ou encore s’il y a un risque de suicide ou d’atteinte à la vie d’autrui par usage d’une arme. Pour procéder au signalement, il convient de saisir l’administration en la personne du préfet, du directeur départemental chargé de la cohésion sociale (ex-DDASS), le médecin inspecteur de la santé ou encore les travailleurs sociaux. Il est également possible de saisir le procureur de la République en lui adressant un courrier au tribunal de grande instance ou le Défenseur des droits (www.defenseurdesdroits.fr). En cas d’urgence, il est possible d’avoir recours aux services de police ou de gendarmerie en composant le 17. Pour choisir entre ces diverses possibilités, il est possible de téléphoner au centre de contact téléphonique spécialisé au 3977. Il est à noter que l’auteur de tout signalement ne doit garder pour lui aucune information relative à la maltraitance dont il a connaissance. En revanche, un médecin n’est tenu qu’au signalement des faits qu’il a constatés. En effet, il n’est pas obligé de dénoncer l’auteur des faits même s’il le connaît. Il faut savoir que la protection juridique des personnes ayant signalé des faits de maltraitance est garantie. 32
33 FAIRE FACE AUX FRAUDES DES PRÉLÈVEMENTS AUTOMATIQUES Certains opérateurs de téléphonie fixe arnaquent les personnes âgées en leur soutirant leurs coordonnées bancaires pour les abonner à leurs services, sans leur demander leur avis ! Ne tombez pas dans le panneau. PAR NELLY SCOTT Depuis de nombreux mois, les associations de consommateurs et la DGCCRF sont destinataires de très nombreuses plaintes de consommateurs victimes de démarchages téléphoniques agressifs ou abusifs de la part de 22 opérateurs alternatifs de téléphonie fixe. Ces pratiques visent très majoritairement des consommateurs âgés ou ne disposant pas d’accès à Internet. Elles consistent en l’utilisation illicite de leurs coordonnées bancaires, des allégations mensongères sur les tarifs appliqués, des prélèvements réalisés directement sur leurs comptes bancaires ainsi que l’interruption des services de téléphonie de leur précédent opérateur. Une enquête est en cours afin de faire cesser ces agissements et, parallèlement, la DGCCRF appelle les consommateurs à la plus grande vigilance lors des démarchages téléphoniques dont ils pourraient faire l’objet, en particulier lorsqu’ils n’identifient pas clairement leur interlocuteur ou lorsque leurs coordonnées bancaires sont demandées. Êtes-vous concerné ? CONSO Vous avez fait l’objet d’un démarchage téléphonique concernant des prestations de téléphonie fixe ? Vous doutez de l’identité de votre interlocuteur qui vous propose une réduction de vos factures ? Vous constatez l’interruption de vos services habituels de téléphonie ou l’existence d’un nouveau prélèvement sur votre compte bancaire ? Souvent, ces démarcheurs sont basés à l’étranger et parlent avec un accent. Le nom de leur société inspire confiance et fait croire à une filiale de votre réel opérateur (ex.  : 31 Telecom, Alternative Orange...). Ils vous proposent alors des réductions sur votre abonnement pour vous remercier de votre fidélité puis demandent votre RIB et IBAN. Lorsque vous refusez, ils deviennent agressifs ou insistent lourdement. Si vous raccrochez, il n’hésitent pas à vous rappeler. Tous ces indices doivent vous mettre la puce à l’oreille. Il s’agit probablement d’une société qui tente de réaliser la présélection de votre ligne téléphonique (redirection automatique de vos appels) et d’instaurer des prélèvements non autorisés sur votre compte bancaire. Vous pouvez procéder aux démarches suivantes en fonction de votre situation  : - situation n°1  : vous n’avez signé aucun document ni renvoyé de dossier. Hélas, vous avez donné vos coordonnées bancaires. Tout n’est pas perdu. En effet, le contrat n’est pas régulièrement formé et aucune somme d’argent n’est due à l’opérateur. Stop arnaques 2016



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