Star Wax n°49 déc 18/jan-fév 2019
Star Wax n°49 déc 18/jan-fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°49 de déc 18/jan-fév 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Compos-it

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 46

  • Taille du fichier PDF : 11,4 Mo

  • Dans ce numéro : rare Wax par Meu Caro Vinho.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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-101111INC TABflNE- François de Roubaix/Les Lèvres Rouges (Lp/Cd) En 1971, François de Roubaix enregistre au Théâtre des Champs Élysées la bande originale d'un film de vampire belge réalisé par Harry Kiimel  : « Les Lèvres Rouges ». À l'époque, seuls deux extraits sont pressés sur disque, dont « Les Dunes d'Ostende » et son breakbeat imparable. Le film et sa musique devenant culte au fil des années, ce titre est mainte fois compilé puis samplé par des beatmakers américains. Désormais reconnu par les mélomanes, les collectionneurs acharnés, et par ses pairs comme l'un des musiciens les plus talentueux de sa génération (« Un minimum de moyen pour un maximum d'effet » dixit Jean- Claude Vannier), François de Roubaix est alors à un tournant de sa carrière, affirmant son style, rompant peu à peu avec le classicisme de ses débuts mais n'usant encore qu'avec parcimonie d'un synthétiseur, sa future marque de fabrique. Son fils Benjamin de Roubaix nous offre enfin l'opportunité de découvrir, via son label Pucci Records, l'intégralité de la musique enregistrée pour le film, et d'apprécier pleinement la déclinaison des thèmes, exercice crucial en matière de B.O. Cet album indispensable pour tout mélomane qui se respecte est disponible en vinyle. Il comprend les seize titres initiaux ainsi que deux inédits. Trois remixes supplémentaires, signés Benjamin de Roubaix, sont disponibles sur la version Cd. (Julien Vuillet) Dowdelin/CcnnavalOclyssey (Lp/Cd/Digital) Signe des temps, la scène électro hexagonale s'ouvre à l'imposant répertoire afro-caribéen, Emmené par David Kiledjian alias Dawatile, le trio lyonnais Dowdelin est révélateur du phénomène. Fdité dies les têtes cheicheuses d'Unelerdog Records, « Carnaval Odyssey » surprend agréablement. À commencer par « Laissé Mwen », dont la mélodie est sublimée par le timbre soul de la Martiniquaise Olivya. SOU L OF A NATION JAll IS THE TEACHER SOd1 188 K PHOTIEMPIIS 1972-1%2 Ou bien encore avec la plage titulaire et son girnmick littéralement envoûtant. Mais ce sont surtout des titres comme « Elephants Roses », « Jay Pal s ou « Boula Djel » qui retiennent l'attention. À l'image de la belle pochette où la jungle fantasmée du Douanier Rousseau croise les collages façon dada, ces morceaux composent un registre syncrétique détonant. La programmation numérique fusionne ici avec le chant créole. Et les beats se confrontent à l'emblématique gwo-ka. Novateur, cc mix n'est pas sans rappeler les visions obliques d'un Serge Gainsbourg période percussions (pour le moins dans l'esprit) ou les polyphonies ancestrales du tandem Ibeyi. À noter que ce premier album est disponible en vinyle de couleur. Le tirage est limité à 500 exemplaires. (Vincent Caffiaux) Soul of a Nation/Jazz is the Teacher, Funk is the Preacher (3Lps/Cd/Digital) Bande-son d'une exposition organisée l'an dernier à la Tate Modem de Londres, l'anthologie « Soul of a Nation » porte un regard intéressant sur le Black Power, Paru il y a quelques jours, le deuxième volume de la série conforte la démarche. Intitulée Jazz is die Teacher... », cette nouvelle compilation mêle les figures du genre à des auteurs moins connus. Funkadelic ouvre le bal avec le groovy « Nappy Dugout », extrait du mythique « Cosmic Slop ». Gil Scott-Heron enfonce le clou avec le sarcastique « Whitey on the Moon Et The Art Ensemble of Chicago signe « Theme de Yoyo », un standard du septième art interprété par la sublime Fontella Bass. Varié mais cohérent ce deuxième tome composé par les Britanniques de Soul Jazz offre également son lot de pépites. Saxophoniste émérite, Byron Morris se distingue ainsi via le psychédélique « Kitty Bey ». Lieutenant de Roy Ayers, James Mason délivre une leçon de funk nommée e Sweet Power, Your Embrace ». Et le génial Har-You Percussion Group enflamme le barrio new-yorkais au travers du puissant « Welcome ro the Party ». Chaudement conseillé. (Vincent Caffiaux)
PaT, 43St Wax magazine n°49 Chroniques Freez/Prame (Ep/Digital) Voici un groupe de rap qui surprend. En effet il est Strasbourgeois mais Mr.E, le Mc, vient de New York Celui-ci n'est pas inconnu de nos services puisqu'il s'est installé en France et collabore aussi avec Caterva. Freez est également atypique parce qu'il s'agit d'un quarter organique (trompette, claviers, batterie et chant). Mais les musiques sont obscures et sonnent plutôt digitales, afin d'offrir une oeuvre cosmique. Le traitement du son est primordial. Les basses jouées avec un Moog Prodigy sont puissantes et d'une efficacité redoutable. Il y a très peu de samples. En revanche, le groupe pratique un processus d'auto-sampling ou de remix. Les sons du synthé Korg et du Minimoog, manipulés par Quentin Rochas, sont surprenants. Octave Moritz, avec sa trompette électrique traitée via de nombreuses pédales d'effets, place de superbes notes psychédéliques. La rythmique assez minimaliste provient de la batterie organique d'Arthur Vonfelt. Sauf pour. Look Around » où Emily Loizeau chante le temps d'un refrain. Sus u Same », la formation a bidouillé des parties de guitares signées Fluplce. À noter l'apparition de Mike Ladd sur « Flamin'Goes ». Un morceau sublimé par un superbe clip cousu main. Pour finir, tous les motifs sont mixés chez Mr. Gib de La Fine Équipe... Un vinyle certifié fat par Star Wax. (Cash,.) Joe Sacco/But I Like It (Bande Dessinée) En 2010, le monumental « Gaza 1956 » plaçait Joe Sacco au firmament du neuvième art. Moins connues des lecteurs, les premières planches du dessinateur sont aujourd'hui compilées chez Futuropolis via le recueil musical « But I Like It ». Empreints de journalisme gonzo, ses travaux au contact des i'Vlitacle Workers restituent avec férocité les frasques de l'obscur groupe garage orégonais, notamment lors d'une tournée européenne à la fin des 80's. Les dessins commandés par le magasine suisse Agenda prolongent l'expérience via une galerie rock déjantée. Et les affiches, pochettes de disques ou patchworks réalisés pour The Flaming Lips, Babes in Toyland ou le label Fat Possum virent ici au cabinet de curiosités... Fan des Rolling Stones, Joe couvre la célèbre formation britannique, au travers de deux concerts américains. Si il n'épargne guère les glimmer twins vieillissants, le regard de l'artiste s'aiguise d'abord sur le public des stades et ses factions d'assureurs joufflus... Parfois disparate niais souvent drôle, cette immersion se termine par un hommage à Lightnin'Hopkins, pape du blues et idole de l'auteur. (Vincent Caffiaux) Thom York/Suspiria - B.0.(21.ps/Cd/Digdal) Le classique du cinéma d'horreur de Dario Argento s'est fait faire un reliftage complet par Luca Guadagnino (grand écart assuré après son chef-d'oeuvre a Cal Me By Your Name »). Dans les 70's, le score était assuré par les Italiens barrés de Goblin. Incontournable pour les connaisseurs. Désormais, c'est au tour d'une autre grande figure perchée de s'occuper de la B.O. Thom Yorke signe ainsi son troisième Lp solo depuis « The Eraser ». Alors on est bien d'accord, les vingt-cinq morceaux de cette bande originale ne respirent pas la joie... Après tout il s'agit là de la musique d'un film fantastico-horrifique. Mais on a droit à un florilège de programmations électroniques du plus bel effet. On connais l'amour de Thom Yorke pour l'ION warpien et cela se ressent encore sur « Suspirias. Les titres chantés comme « Suspirium » ou « Unmade », agrémentés d'un piano, sont efficaces. On notera l'absence du producteur habituel de Thom et Radiohead, à savoir Nigel Godrich. C'est Sam Petts-Davies qui s'y colle. (Di Barney from Vernon) Bruce W. Talamon/Soul R&B Funk - Photcgrcrphs 1972-1982 (Livre) À l'instar de Jean-Pierre Leloir et Anton Corbijn, Bruce W. Talamon est une personnalité de la photographie musicale. Explorateur de la galaxie soul-funk dans les années 70, ce dernier sort aujourd'hui ce livre chez Taschen. Fruit de ses reportages pour le magazine Soul et de séances de plateau, les 300 photos ici sélectionnées sont autant d'histoires. La coiffure fleurie de Minnie Riperton renvoie naturellement à Billie Holliday. La déambulation de Maurice White à l'ombre des pyramides de Gizeh résume Forth, Wind and Fire. Et le set flamboyant de Rick James en 1977 au Funk Fest de Los Angeles trahit la démesure des affiches d'alors, Certaines prises de vue sont réalisées dans l'intimité des stars. L'immense Marvin Gaye est ainsi immortalisé à la fin des années 70 au piano, dans la solitude de son ranch californien. Tout comme Barry White et MohammedAli, surpris en 1975 lors d'une répétition pour la chaîne ABC. Enfin le chapicre dévolu au programme télé Soul Train est saisissant. Les fameuses chorégraphies en ligne animées par Don Cornelius sont dévoilées sous un jour nouveau. Elles expriment avec force l'esthétique d'une époque. (V.C.) Thabang Tabane/Maticde (Lp/Cd/Digital) Repéré aux côtés du guitariste Sibusile Xaba via le prometteur « Unlearning/Open Letter to Adoniah », Thabang Tabane renouvelle la scène jazz sud-africaine. Signé par l'épatant label Mushroom Hour Half Hour, le percussionniste offre ici une lecture personnelle du malombo, un genre musical créé il y a une cinquantaine d'années par son propre père, le regretté Philip Tabane. Ce premier opus débute par. Richard », une plage marquée par la voix chaude de Thabang Tabane et où souffle l'esprit du buste. « Father and Moles » développe cette mystique gràce à une scansion imparable. Et le mélancolique « Freedom Station » fait écho au « Coal Train (Stimela) » du trompettiste Hugh Masekela et sa dénonciation de l'apartheid. Interprétées par Sibusile Xaba, les nombreuses interventions à la guitare ponctuent ce coup d'essai sans pour autant envahir le champ. C'est k cas de fentétant « Babatshwenya » et son thème parcouru de solos fulgurants. À bien écouter cet album, on comprend mieux pourquoi Miles Davis adulait en son temps le répertoire familial. (Vincent Caffiaux)



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