Star Wax n°49 déc 18/jan-fév 2019
Star Wax n°49 déc 18/jan-fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°49 de déc 18/jan-fév 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Compos-it

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 46

  • Taille du fichier PDF : 11,4 Mo

  • Dans ce numéro : rare Wax par Meu Caro Vinho.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Page Z1 infiruLaw Jullara Il y a une culture club qui se développe... Oui, il y a beaucoup de bars à ciel ouvert en Côte d Ivoire. C'est ce qu'on appelle les maquis. Il y a des quartiers entiers. Les sonos sont à fond dans chaque bar. Désormais il y a des Dis avec des controllers ou des CDJ. Dans les années 90, il y a eu un monopole des Ivoiriens avec le coupé-décalé. L'azonto ghanéen a pris le dessus et là le Nigeria arrive très fort avec l'afro pop. Ils appellent ça de l'afrobeat. Ce n'est pas forcément lié à Fafrobeat de Fela mais c'est dévastateur sur le dancefloor. Il suffit de regarder k nombre de vues de P-Square ou de Patoranking sur YouTube. Il y a Toofan qui vient de signer sur une major mais c'est sousestimé en Occident, un peu comme l'étaient la soul ou rafrobeat durant les années 70. Très peu s'e:qxerent. Jo.-alernent, à Lomé, la musique est omniprésente du jeudi soir au samedi soir. Lors de ces trips, quel fut ton pire moment ? Je crois que c'est la fois où Djamel était en Côte d'Ivoire. Il cherchait des disques puis il est tombé sur un scorpion au bout de sa manche. Moi j'ai eu des petits problèmes gastriques, essentiellement au Ghana. Il n'y avait plus de connexion Internet et j'étais tout seul dans un hôtel de passe. J'étais en train de me vider. Je n'étais pas fier... Tout ça pour deux disques. Ok j'avais un Lp de Marijata dans les mains mais j'étais mal (rires). Sachant la valeur de l'euro, tu as dû faire des affaires... Il y a des instants magiques qui durent dix secondes. Surtout quand m trouves un Marijata dans un état parfait. T'es heureux. C'est un vaste débat car l'idée est de trouver le bon prix. Je laisse décider mon interlocuteur du prix, souvent je lui annonce que les disques peuvent valoir beaucoup plus cher en Occident. J'essaye de ne pas négocier (rires). C'est un peu le problème. C'est devenu un énorme business, un peu malsain et surfait, car certains disques peuvent valoir 4 à 5000 euros. J'essaye de ne pas trop y participer. Je ne suis pas un gros vendeur sur Discogs mais plus en convention, en direct, en expliquant les choses. Il faudrait dix interviews pour expliquer...ll y a des manières de faire. Je connais des histoires de mecs qui vont acheter un Ebo Taylor en bon état à 5000 francs CFA, soit sept euro. Et ils vont le revendre 800 euros. Justement, que penses-tu de la spéculation sur Discogs ? Tout ce qui est rare est cher. Malheureusement nous sommes dans un monde capitaliste et c'est le principe de base. Il n'y a pas de généralités. Avec le même disque, il peut y avoir 200 euros d'écart d'un vendeur à l'autre. Je trouve que c'est malsain car les gens essayent de créer des cotes. Après, comme pour tout marché, ça s'équilibre avec le temps. Même si le disque est rare, tu ne peux pas bluffer tous le temps. Les gens se rendent compte au bout d'un moment que ça ne vaut pas forcément le prix annoncé. Il n'y a pas de prix fixe, comme pour un disque neuf qui est vendu partout à 20 euros. Je ne suis pas du genre balance mais il y a deux ou trois vendeurs qui faussent les prix... Revenons à Hot Casa. C'est à partir de 2008 que que le label devient prolifique... Oui nous avons mis un petit coup de boost il y a deux ou trois ans. Il y a eu le démarrage, où nous étions focalisés sur un seul artiste. Mais à partir de 2007, nous avons délivré trois ou quatre parutions. Cette année nous sommes à sept ou huit sorties. C'est l'année la plus prolifique. Elle correspond aux quinze ans du label. Il n'y a pas eu de stratégie, ni de déclic, ça c'est accéléré. Diffusez-vous votre catalogue aux formats Mp3 ou wcrve ? Et est-ce le digital ou le vinyle qui vend le plus ? Bonne question. Les écoutes Spotify sont de 50 à 60000 par mois pour « Disco Hi-life » d'Orlando Julius. En vinyle jazz, c'est 3000 au maximum. C'est notre meilleure vente. Elle nous a permis de faire de beaux live et de rééditer d'autres albums d'Odando. Si nous ne diffusons pas en version digitale, c'est que parfois nous n'avons pas les droits. L'idée est de populariser. D'autant que j'ai des copines qui n'ont pas de platines vinyles. Certes, nous sommes des passionnés et nous défendons une forme d'artisanat, le choix des pochettes. Mais nous ne sommes pas déconnectés du monde moderne. Hot Casa ce sont de nombreuses rééditions mais vous produisez aussi des groupes... Evidemmenr  : la musique avant tout. Nous voulons des gens exigeants mais aussi des personnes avec qui on partage une façon de voir. Je pense à DkuhDjoah & Lieutenant Nicholson qui sont des amis. C'est d'abord une aventure humaine, qui démarre de zéro. Je pense aussi à Setenta avec qui on ne bosse plus. Mais à la base, ce sont des potes. La production, comme pour tous les labels du monde, c'est une vraie prise de risque. Même si ru sens qu'il y a un morceau plus fort qui va être le single. Pour chaque album il y a douze mille histoires. Une anecdote en particulier ? Orlando Julius qui bosse avec Setenta pour la reprise d'un titre. C'est la rencontre d'un vieux ponte de l'afro-soul et d'un petit groupe de latin-funk parisien. C'est assez improbable. Nous avons fait jouer Roger Damawuzan, sur le refrain de s Pas Contente » de Vaudou Game. Outre que c'est son onde, il est un jeune-vieux qui est redevenu actif. Il a fait une tournée en Europe. Et le concert à Utrecht était mémorable. Nous allons peut être produire un nouvel album de Roger Damawuzan. Peux-tu nous parler de e Otodi de Vaudou Game. Cet album porte bien le nom du studio fondé par Scotch dans les 70's ? Céu prési cons Aise Toul New a fer et cc sons avait d'am Can Jaun studi Toge Et a vaud de la les A Sint wct Elles tant cops rime Mali lem Pou sur. La B Mai:
it l'Office Togolais du Disque durant les années 70. Le ent de l'époque, pour des raisons liées au prestige, avait ruit une douzaine de studios identiques dans le monde, en alie, en Angleterre, à Cannes... Il avait du bois de qualité. émit ventilé, avec une énorme console Sage Il y avait une annpour faire le cutting. Cétait extraordinaire. Sauf qu'il é en 1987. Même si il ne tournait pas il a été protégénnervé. Peter a su qu'il pouvait être réhabilité alors nous e allés voir. Pendant trois jours il a été dépoussiéré. Il y un Moog, un synthétiseur Parfisa... Nous avons importé es machines. Et après avoir maquerter à Lyon, Vaudou ne est venu enregistrer durant deux semaines avec Patrick aud, un ingénieur du son français qui avait travaillé dans le o cannois. Puis Peter a fait des conférences pour que les ais, quelque soit leur musique, se réapproprient le studio. ssi pour défendre la gamme togolaise. C'est un mode u qui est applicable à différentes musiques. Tu peux faire salsa ou du reggae avec cette gamme, plutôt que de copier méricains ou les Nigérians n tu portes toujours de belles chemises en, aux motifs et couleurs bien sentis... sont faites par un tailleur de Lomé. Il est devenu mon ami, je lui en ai commandé. Je fais faire des chemises pour lesns et les copines qui veulent des robes. Cest un petit Je vais chercher les tissus fabriqués en Afrique de l'Ouest. eureusement les Chinois ont copié ces tissus. Ils ont cassérché er fait disparaître des artisans. finir, des restaurants africains à conseiller aris ? anane Ivoirienne ou le restaurant de la femme de Fein... c'est surtout là-bas que je mange local... Djarnel était en ôte d'Ivoire. l cherchait des isques Puis il st tombé sur n scorpion..." À/11 11 HOT CASA ECOL.5



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