Star Wax n°49 déc 18/jan-fév 2019
Star Wax n°49 déc 18/jan-fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°49 de déc 18/jan-fév 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Compos-it

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 46

  • Taille du fichier PDF : 11,4 Mo

  • Dans ce numéro : rare Wax par Meu Caro Vinho.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Page 19_Inbareew st photo Julia Leixon par DJ Coshmar JULIEN LEBRUN EST UN RÉVÉLATEUR DE PÉPITES POUSSIÉREUSES. SPÉCIALISÉ DANS LES RÉPERTOIRES OUEST-AFRICAINS, IL VA SUR PLACE POUR DÉNICHER LE MEILLEUR DES MUSIQUES TROPICALES. VINGT-CINQ ANS APRÈS SES PREMIER PAS DANS LE DJING, NOUS AVONS VOULU EN SAVOIR D'AVANTAGE SUR SES MOTIVATIONS. ENTRETIEN DANS L'INTIMITÉ DE SON DOMICILE. L'OCCASION DE REVENIR SUR SES VOYAGES ET SUR HOT CASA, UNE MAISON DE DISQUES FONDÉE AVEC SON FIDÈLE ACOLYTE, DJAMEL HAMMADI. Tes premiers pas dans le business de la musique ? À la base, j'étais beatmaker hip-hop. J'ai commencé k Djing en 93. J'étais résident dans des bars parisiens, sur la scène funk Je possédais déjà une culture jazz, soul et funk. J'étais influencé par mon grand frère. Très vite j'ai fait du diggin. J'allais à Nyc pour chercher des maxis hip-hop, j'allais chercher des samples dans les brocantes. Très vite, j'ai fait mes premiers voyages pour échanger des disques, des samples contre des voyages au Japon. Et dès 94-95, nous avons commencé à monter des soirées, majoritairement au Café de la Plage qui était un lieu un peu mythique pour la black music. Puis j'ai rencontré Djamel Hammadi en 1997, lors d'une émission radioNos connivences musicales ont permis organiser des soirées, d'abord à t'Opus Café, puis au Man Ray... et ensuite via le Jazz Brunch au Réservoir, une démarche inspirée des brunchs new-yorkais. Nous sommes résidents là-bas, depuis dix-neuf ans. Nous passons du son pas forcément pour faire danser. La volonté est de faire découvrir des tracés et de développer la carrière des groupes. C'est assez marrant car il y a un buffet à volonté, donc les gens se lèvent. C'est très animé et c'est un cocon car il n'y a pas de fenêtres, Les Djs alternent avec les groupes. Ce ne sont pas forcément des formations de jazz. Spleen ou Charles Bradley sont passés par là. Enfin Djamel et moi avons lancé Hot Casa Le label est né en 2002 puis officialisé en 2003. Nous avons monté ce label pour produire des artistes afro et rééditer des figures de la scène ouest-africaine des années 70, afin de se différencier des autres labels. Nous avons commencé par la production de Franck Biyong. Il a été le déclencheur. Aujourd'hui ont fête la soixantième release. Tu es accro au vinyle mais tu mixes souvent des re-edits sur CDJ. Pourquoi ? Parce que je suis un fervent producteur de vinyles mais je suis aussi un fervent défenseur de la culture dancelloor, notamment newyorkaise. Je ne m'interdis aucun morceau. Si un edir est bon H Si malheureusement il n'est pas sorti en vinyle et bien je le joue. Peu importe le format, c'est la musique d'abord. Le Dj c'est avant tout quelqu'un qui transporte les gens d'un point A à un point B. La technique et le calage d'abord, mais le format vinyle ne doit pas être une dictature. C'est pour ça que j'aime mixer les er. 11". Souvent je commence avec des vinyles pour chauffer le dancefloor. Je fais pas mal d'edits pour mes sets perso et je veux pouvoir les jouer. Tu sens-tu proche de la scène global boss ? Non, du tout, parce que j'ai beaucoup baroudé à Nyc, surtout avec Nickodemus et ses soirées Wonderwheel et Tumtable on the Hudson. Ma culture a été influencée par ça. Il avait la particularité de mélanger les musiques du monde avec une basse funk et des influences hip-hop. Mais je ne me sens pas proche de la scène global bass. Pour moi c'est un autre monde. Mais je respecte. Je viens du funk et du nu-funk. Es-tu familier des musiques et clubs d'Asie, des musiques arabes ? L'Asie oui, j'y ai beaucoup voyagé. Je fais des playlists pour un hôtel à Tokyo et j'ai mixé pas mal de fois là-bas. Je m'intéresse aux musiques d'Asie via la soul-funk il y a une scène rare grooves répandue dans le monde entier. Mais je ne suis pas un grand spleliste de musique asiatiqueSinon on s'intéresse beaucoup aux musiques arabes, évidemment. Djamel, de par ses origines kabyles, s'est toujours penché dessus. Nous avons de idées de compilations mais c'est un processus très long, ça peut prendre trois, quatre voire cinq ans... Nous avons déjà « autres travaux sur k feu, notamment une compilation sur le Togo. Nous enchaînons le volume deux. Mais c'est pareil, ça prend beaucoup de temps. Ce n'est pas une priorité sachant qu'il y a déjà des labels costauds comme Habibi Funk qui ont pris un peu k monopole. IlleC'est l'avantage 1.1 mcravoir travaillé avecrdes musiciens  : j'ai licompris mes Il limites. "



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