Star Wax n°48 sep/oct/nov 2018
Star Wax n°48 sep/oct/nov 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°48 de sep/oct/nov 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Compos-it

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 46

  • Taille du fichier PDF : 11,6 Mo

  • Dans ce numéro : les chroniques...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Page 35_IntervIew Decicilme par El Cash=/Pinto par Chuck SICUSO LA CARRIÈRE DE GEORGIA ANNE MULDROW ET DE DECLAIME A PRIS UN VIRAGE DÉTERMINANT DEPUIS QU'ILS SONT COMPAGNONS DE SON ET DE VIE. LA PREMIÈRE EST DESCENDANTE D'UNE FAMILLE DE MUSICIENS DE JAZZ. LE SECOND S'EST DISTINGUÉ EN TANT QUE MUSE AUPRÈS DE MADLIB. DEPUIS 2009, ILS SONT À LA TÊTE DE LEUR PROPRE LABEL. LEUR VAISSEAU PRÔNE UN MESSAGE DE PAIX SANS ÉQUIVOQUE. ZOOM SUR LA PLUS CRÉATIVE DES BEAT- MAKERS ET SUR LA VOIX AVANT-GARDISTE DE LA SCÈNE RAP CALIFORNIENNE. Quel a été ton  : rôle dans « Coast II Coast », l'album de Tha Alkaholiks sorti en 1995 ? Je faisais déjà parti de Likwit Crew depuis longtemps, puisque je connaissais bien les membres de Lootpack (Madlib, Wildchild, Dj Romes, Ndlr). Je suis intervenu en tant qu'Mc sur le morceau a Wlix », j'avais 21 ou 22 ans. Te considères-tu comme Dj, beatn-laker, digger, musicien ou Mc ? Je touche à un peu à tout 9a... Es-tu encore en contact avec eux ? Oui carrément ! Ça existe encore. Ils travaillent actuellement sur un nouveau projet. Nous sommes comme une famille.. Dessines-tu encore ? Si il y'a besoin... Un jour, peut-être, je vais m'y remettre. Habituellement je compose le design pour les tee-shirts de Marna Rickie. Sinon certaines de nos pochettes sont illustrées par Dan Lish ou Tokio Aoyama. Est-ce Kan Kick qui t'a appris le beatmaking ? Ce n'est pas lui qui m'a appris le beatmaking. J'ai observé la manière de faire de mes potes, de Oh No à Madlib en passant par Kazi. Puis M.E.D. (Medaphoar, Nat-) et Georgia Anne Muldrow m'ont aussi montré comment faire des beats. Tu ne veux pas produire tes propres instru ? Pas vraiment, je laisse cette mission aux beatmakers. La bio prétend que tu es une muse pour Madlib. Comment l'as-tu rencontré ? J'ai rencontré Madlib alors que nous étions gamins. C'est comme si il était de ma famille, c'est aussi simple que ça, tu vois ? Madlib c'est aussi un des mes producteurs préférés et on a fait beaucoup de musique ensemble, c'est juste normal, naturel, c'est comme respirer. Tu sembles plus préoccupé à véhiculer un message de paix, plutôt que d'évoquer la violence des ghettos... J'essaie de créer un équilibre entre ce qui se passe dans le monde et la musique. J'essaie d'atteindre des vibrations supérieures pour sensibiliser et élever les esprits. Via un aspect spirituel dans ma musique, je fais appel aux consciences. Je n'ai pas le temps de faire un pacte avec le diable, ni de faire de la musique sombre. Toutes ces choses  : la violence, la drogue sont partout dans la musique. Les sociétés corporatives et l'élite se moquent de nous. Ils jouent avec nous, ils font en sorte que l'on reste faible, que l'on se nourrisse mal. Et avec leurs mauvaises vibrations, ils nivèlent notre niveau de vie et améliorent le leur. Ils utilisent généralement des artistes noirs qui ont une créativité débordante... Puis ils leurs donnent un maximum de pognon et ils font des cérémonies pour offrir à ces artistes des récompenses. Ainsi ils produisent de plus en plus de musique selon ce stupide schéma. Et ça rend encore plus bête les individus. Tout cela afin qu'on devienne des moutons endormis, juste bon à faire le sale boulot. Vas-tu encore chez les disquaires pour avertir les clients de ne pas acheter de la musique sombre ? Nah mec, c'est fini. On se fait tirer dessus pour moins que ça aujourd'hui. Achètes-tu encore des vinyles ? Quelles sont tes dernières découvertes ? Yeah ! Carrément ! Le vinyle c'est la vérité. Mais j'achète moins qu'avant, notamment parce qu'aujourd'hui Georgia Anne Muldrow utilise très peu de samples. Elle compose tout. Sinon j'écoute The Last American B-Boy, Ayun Bassa où Ill Camille Pourquoi avez-vous lancé votre propre label  : SomeOthaShip GDnnect ? Pour ne pas avoir à signer avec des enfoirés de voleurs.



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