Star Wax n°48 sep/oct/nov 2018
Star Wax n°48 sep/oct/nov 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°48 de sep/oct/nov 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Compos-it

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 46

  • Taille du fichier PDF : 11,6 Mo

  • Dans ce numéro : les chroniques...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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MA DAME EPIONE Diggin chez Lighthouse Records Japon, T150-0043 Tôky5-to, Shibuya, Dôgenzaka,2 Chome-9-2 E.J sepiorio. RL CD R D 5
Page 11 _keprolow de Madame Eplcno par Salcolna Bouddl/Mole Arnoul le Bourg ACTUELLEMENT, LA FRANCE FAIT PARTIE DES TRÈS GROS CONSOMMATEURS DE MUSIQUE TECHNO. ET CE, DANS TOUTES LES RÉGIONS. IL Y A DE PLUS EN PLUS DE FESTIVALS, DE SOIRÉES INSDLITES, DE NOUVEAUX ARTIST.L.b... ET UNE ÉMERGENCE DE LABELS INDÉPENDANTS. AURÉLIE, EN PROVENANCE DE QUIMPER, A MONTÉ EPIONE RECORDS EN 2016. NOUS AVONS RENCONTRÉ « MADAME EPIONE » LORS D'UNE SOIRÉE ORGANISÉE PAR SYNCHRONE AU NOVOMAX. LA BRETONNE NOUS RACONTE SON PARCOURS, PARTAGE SA VISION DE L'ÉDITION PHONO- GRAPHIQUE, DE LA DISTRIBUTION ET SA PERCEPTION DE LA FÊTE. ru as sorti quatre vinyles, pressés à 300 copies chacun, avec des artistes brésiliens, japonais, ou locaux. Peux-tu en dire plus ? Epione Records est un label indépendant de musique électronique, de techno et d'acid techno. C'est toujours difficile de donner un genre précis dans la techno car je fonctionne avant tout au coup de cœur. Après, je suis consciente que le public doit s'y retrouver. Je ne vais pas me mettre à faire de l'amblent du jour au lendemain même si c'est un style de musique que j'affectionne. Concernant la direction artistique, la rencontre avec les artistes est souvent le fruit du hasard et parfois se fait par l'intermédiaire d'amis. Je ne suis pas très geek et je ne passe pas mon temps sur les réseaux sociaux.. Je préfère signer des artistes que je connais ayant un univers musical qui me correspond  : c'est-à-dire un univers sombre et mélancolique, mais avec des éclaircies et des touches de lumière. En fait, il existe deux cas de figure. Il y a les artistes confirmés, qui pour beaucoup sont à la tête de leur propre label, et les artistes newcomers. Dans le premier cas, ce sont eux qui me donnent le plus souvent des conseils et qui, en quelque sorte, m'ont appris le métier. Je pense particulièrement à Ganez. Ils comprennent davantage la gageure qu'est le fait de tenir un label et de presser du vinyle. Pourquoi signer ce type de musiciens ? Signer ce type d'artistes est rassurant et réconfortant. De l'autre côté, il y a les jeunes producteurs prometteurs. Avec Recouvrante, l'Ep est né d'un échange de démos et d'idées durant un an. Là, le label est en prise directe avec le processus créatif et c'est vraiment passionnant. Il y a aussi le côté symbolique de faire la première sortie vinyle d'un artiste. Cela signifie  : « Je te fais confiance et je crois en toi. » C'est important pour un artiste émergent. Epione 05, c'est aussi une première sortie vinyle pour Victoria.52, avec un remis de Trunkline. Tu me demandais plus particulièrement comment j'en étais venue à signer l'artiste japonais Ryogo Yamamori. C'est tout simplement un coup de foudre musical. D'ailleurs, Philippe Ophax, fondateur des labels lyonnais Lett Records et Sterehom Ltd Records a sorti, sur ce dernier, un très bel Ep de Ryogo Yamamori. Je lui ai simplement demandé son contact, et... en avant l'aventure ! Mes choix artistiques m'aident à exprimer ce que j'ai au fond des tripes. Pour moi, la techno est viscérale. Les choix que je fais doivent être instinctifs. Je sais rapidement si une Crack est faite pour Epione Records ou pas. Si on a besoin de trop réfléchir, c'est mauvais signe. Pour ce qui est du graphisme, c'est mon ami Ganez, un des premiers artistes signés sur le label, qui s'en occupe. On a fait le choix de la simplicité. L'important c'est la musique. Trop d'artwork, pour moi, sert souvent à masquer un manque de contenu. Je ne fais pas un objet pour hispster mais un vinyle qui doit s'user parce que le Dj qui l'aura acheté le jouera beaucoup. C'est mon but premier. La musique doit vivre, être jouée. Elle est faite pour être partagée. Comment gères-tu la distribution ? C'est peut-être ce qui est le plus original chez Epione Records. Je fais tout moi-même. Je n'ai pas de distributeur. Je prends mes disques et je vais chez les disquaires. J'en vends aux shops en ligne comme deejay.de, Juno. Il m'arrive aussi de participer à aux vinyles markets d'Astropolis ou Trax Convention lors du Disquaire Day... Je vends aussi directement sur epionerecords.fr. Les versions digitales sont disponibles sur le Bandcamp du label. Je pense rapidement passer par Triple Vision, pour une distribution digitale plus large. Tu souhaites garder un esprit familial... L'esprit familial du label est très important pour moi. La plupart des artistes qui signent sur Epione sont aussi des amis avec qui je peux parler d'autres choses que de musique. J'aime que mes artistes aient le sentiment d'appartenir à une équipe. Après je suis peut-être un peu trop sentimentale dans ma façon de voir les choses... L'expérience m'a aussi appris à m'endurcir et je n'hésite pas à dire ce que je pense quand quelque chose ne va pas.



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