Spécial France n°3 jui/aoû/sep 2011
Spécial France n°3 jui/aoû/sep 2011
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°3 de jui/aoû/sep 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 56,1 Mo

  • Dans ce numéro : 20 reportages et itinéraires.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 52 - 53  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
52 53
nnnStrasbourg City… ple du style gothique tardif. Le buffet d'orgue, orné de curieux personnages, date également de la fin du Moyen Âge. Ses mannequins articulés et doués de parole invectivaient sans vergogne l'officiant et constituaient au Moyen Âge une attraction fort appréciée. Dans le croisillon sud, d'autres automates, toujours en activité, animent l'Horloge Astronomique. Cette horloge est un héritage de la Réforme. Elle fut construite vers 1547 par une équipe d'horlogers suisses. Hors d'usage depuis la Révolution, Jean-Baptiste Schwilgué l'anima d'une vie nouvelle en 1842. Enrichie par ses soins d'un planétaire copernicien et d'un comput ecclésiastique, l'Horloge attire surtout par le jeu de ses automates, qui, tous les jours, à midi trente, s'ébranlent au grand complet. A cet instant, on peut voir les apôtres défiler devant le Christ. Leur passage est ponctué par les battements d'ailes et le chant d'un grand coq. Plus bas, ce sont les quatre âges de la vie, qui, personnifiés par un enfant, un adolescent, un adulte et un vieillard, passent devant la Mort. Devant l'Horloge s'élève le merveilleux Pilier des Anges qui, de manière très originale, représente en fait un Jugement Dernier puisqu'il regroupe le Christ-Juge, les quatre Evangélistes et les Anges du Jugement, sonnant de la trompette. Au fond du croisillon sud, la chapelle Saint-André, de la fin du XIIe siècle, est la plus ancienne de la cathédrale. SAINT-PIERRE LE JEUNE PROTESTANT En 1031, sur l'emplacement d'une chapelle mérovingienne, commence la construction de l'église actuelle, consacrée en 1053 par le pape alsacien Léon IX. A partir de la fin du XIIe siècle est édifiée l'église gothique qui conserve la base du clocher-porche et quelques murs de l'édifice roman. Cette église protestante est dotée d'un cloître où subsistent des colonnettes du XIe siècle (il serait le plus ancien conservé au nord des Alpes), d'un remarquable jubé ainsi que de fresques du XIVe siècle. Sur le mur ouest se trouve une réplique de la Navicella de Giotto. 523 - Spécial France SAINT-THOMAS Succédant à plusieurs édifices romans, l'église actuelle a été construite de 1196 au XIVe siècle. Vouée au culte protestant, elle est un très bel exemple de l'architecture gothique alsacienne et constitue un véritable musée de la sculpture funéraire baroque française avec le mausolée du maréchal Maurice de Saxe réalisé sur ordre de Louis XV par Jean-Baptiste Pigalle de 1756 à 1777. Albert Schweitzer avait pris l'initiative d'y organiser des concerts commémoratifs de la mort de Jean- Sébastien Bach. Cette tradition se perpétue encore aujourd'hui. Une autre particularité de cette imposante églisehalle : les orgues Silbermanndu XVIIIe siècle. La nef, inspirée de celle de Saint-Denis, construite en deux campagnes entre 1240 et 1275, émerveille par l'harmonie de ses proportions. Elle a conservé la plupart de ses verrières d'origine dont l'éclat doré est dû à l'emploi de teintes claires que privilégièrent toujours les maîtres verriers strasbourgeois. Les vitraux les plus anciens de la nef datent du XIIIe siècle et se trouvent dans le bas-côté nord. Ils représentent une succession de rois et empereurs germaniques. La Vierge du choeur et la rose de la façade sont, quant à elles, modernes. Des églises médiévales Saint Pierre, le jeune protestant. de grande qualité L’étrange Mausolée du Maréchal de Saxe. Saint Pierre SAINT PIERRE LE VIEUX Elle se compose de deux bâtiments perpendiculaires, l'un affecté au culte catholique, l'autre au culte protestant. L'église protestante a été construite entre le XIIe et le XVe siècle. En 1683, Louis XIV attribua le chœur aux catholiques, laissant la nef aux protestants. Au XIXe siècle, une nouvelle église de style néo-gothique fut édifiée pour la paroisse catholique.
ÉGLISES HISTORIQUES Strasbourg possède par ailleurs de nombreuses églises historiques qui ont survécu aux guerres et aux destructions que la ville a subies. La plus pittoresque est sans doute l'église Saint- Guillaume. Achevé en 1667, l'ouvrage se distingue en effet par une obliquité flagrante et des vitraux pré Renaissance. Cette église enferme également un exceptionnel tombeau à gisants du XIVe siècle exécuté par Woelflin de Rouffach. À deux pas se dresse l'église Sainte-Madeleine, détruite par un incendie en 1904, elle conserve le chœur de l'ancienne église conventuelle du XVe siècle ainsi que les restes d'un cloître gothique et de fresques. L'édifice est détruit une seconde fois en 1944 et ne sera reconstruit qu'en 1958. Toujours le long de l'Ill, se dresse également l'église Saint-Nicolas, de style gothique. Sa construction commence en 1381 mais le clocher ne sera édifié qu'en 1585. Cette église protestante est aujourd'hui fermée au culte. L'église Sainte-Aurélie abrite une nef baroque, un orgue d’André Silbermannet une horloge de Jean-Baptiste Schwilgué. Certains éléments de l'église originelle du XIIe siècle sont encore visibles aujourd’hui. Elle a cependant été remaniée à plusieurs reprises, notamment en 1765 (portail principal). Construite non loin du quartier de la Petite France, l'église Saint-Thomas, a été construite à la fin du XIIe siècle. Protestante depuis 1524, elle est d'un type architectural très particulier puisqu'il s'agit d'une église-halle à cinq nefs d'égale hauteur, s'opposant ainsi à la conception basilicale habituelle. Elle conserve dans son chœur le célèbre tombeau du Maréchal de Saxe, dont l'auteur est le sculpteur du XVIIIe siècle Jean- Baptiste Pigalle. Mozart et Albert Schweitzer ont joué sur son orgue Silbermann. Autre édifice religieux particulier, l'église Saint-Pierre-le-Vieux est constituée de deux édifices perpendiculaires : une église protestante et une église catholique. La partie protestante a été bâtie entre 1381 et 1428 et l'église devient catholique en 1683. De nouveaux aménagements sont entrepris en 1867 et d'autres travaux ont été effectués au début du XXe siècle. L'église Saint-Pierre-le-Jeune protestante abrite quant à elle un remarquable simultaneum (principe rhénan de tolérance religieuse exprimée dans l'architecture consistant à diviser une église en deux parties, une catholique, une protestante, afin d'éviter les conflits liés à son attribution à l'un ou l'autre culte), un cloître récemment rénové, des fresques du XIVe siècle et une sépulture mérovingienne du VIe siècle. L'édifice est commencé au milieu du XIIe siècle et sera remanié à plusieurs reprises. Devenue catholique en 1681 sous l’ordre de Louis XIV, l'église sera rendue aux protestants en 1893. Située à l'intérieur du collège épiscopal Saint-Étienne, l'église Saint-Étienne a été édifiée en 1210. Il ne subsiste aujourd'hui de l'église que le transept et l’abside. La crypte présente les vestiges de la basilique romaine du Ve siècle. L'église Saint- Jean-Baptiste interpelle quant à elle par son architecture très particulière, avec son clocher minuscule et sa toiture immense. Édifiée en 1477 dans un style gothique, elle passe sous le contrôle des chevaliers de Malte en 1687. C'est la dernière église de l'ordre des mendiants subsistant à Strasbourg. Elle est endommagée par des bombardements en 1944 et restaurée vingt ans plus tard. Le Temple Neuf, édifié en 1260 par les Dominicains, est devenu la première paroisse réformée. En effet, dès 1538, cette église devient le lieu de culte des protestants et Jean Calvin y prêchera entre 1538 et 1541. L'édifice est malheureusement détruit lors du siège de Strasbourg, en 1870. Une nouvelle église est construite par l'architecte strasbourgeois Émile Salomon entre 1873 et 1876, dans un style néo-roman. Son clocher culmine à 60 mètres de hauteur. L'église réformée, Strasbourg City…nnndite du Bouclier, a elle aussi adopté la Réforme au cours du XVIe siècle. D'autres églises sont construites sous l'ère allemande, au sein des nouveaux quartiers qui voient le jour. La plus fameuse d'entre elles est sans doute l'église Saint-Paul, anciennement Evangelische Garnisonskirche (église luthérienne de la garnison). Située avantageusement entre le Palais universitaire et la place de la République, elle est aujourd'hui dédiée au culte réformé. Cette église aux proportions remarquables a été construite entre 1892 et 1897 dans un style néo-gothique par l'architecte Louis Muller. Ses flèches élancées, hautes de 76 mètres, en font l'église la plus haute de la ville. Le cœur comprend deux loges surélevées réservées à l'empereur et à l'impératrice. Plus à l'est, se trouve l'église Saint-Maurice. Construite entre 1895 et 1898 dans un style néo-gothique, a la particularité d'être visible depuis la place de Haguenau, formant ainsi une longue perspective. L'église Saint-Pierre-le-Jeune est construite au XIXe siècle dans un style totalement opposé, néobyzantin (notamment la superbe coupole) avec quelques influences romanes. Enfin, elle est construite avec un grès rose particulièrement teinté. LE QUARTIER « IMPÉRIAL » OU « ALLEMAND » (1870/1918) Trois faubourgs sur quatre anéantis, de graves et nombreux dégâts au centreville, tel est le lourd bilan du siège et de la défaite française de 1870. Si la reconstruction s'achève en cinq ans, l'extension de la ville, différée depuis le XVIIIe siècle, est plus que jamais à l'ordre du jour des milieux d'affaires, soucieux d'infrastructures performantes (gare, port, circulation, etc.) tandis que les autorités politiques veulent, pour le « Reichsland d'Alsace-Lorraine », une capitale exemplaire, grandiose, toute à la gloire de l'Empire et de la germanité. Ainsi, en avril 1880, elles approuvent le plan directeur de la nouvelle ville, soit 386 hectares en plus des 230 hectares du noyau ancien. L'auteur du projet est J.-G. Conrath, architecte municipal depuis 1849. Il prévoit d'abord un secteur de prestige réservé aux bâtiments officiels (palais impérial, ministères, siège de l'assemblée régionale, bibliothèque et université). Le tout est terminé autour de 1900. L'autre secteur, avec ses quartiers d'habitat collectif ou individuel, avance plus lentement et se poursuit après 1920. Il s'agit d'une création urbaine très intéressante et qui n'a quasiment plus d'équivalent suite aux destructions de la 2e Guerre Mondiale ; elle est faite de places, de larges avenues aérées, ornées d'arbres, et de plusieurs sites où s'allient, avec bonheur, le monumental et un sens aigu du « paysage » (par exemple les bords de l'Illavec l'église Saint-Paul). Les immeubles publics, les maisons privées traduisent un goût certain pour l'éclectisme historicisant (néo-Renaissance italienne ou allemande, néobaroque, etc.), au milieu duquel se dressent quelques constructions Art Nouveau tout à fait étonnantes comme la « Maison égyptienne ». B Spécial France - 53



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 1Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 2-3Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 4-5Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 6-7Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 8-9Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 10-11Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 12-13Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 14-15Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 16-17Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 18-19Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 20-21Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 22-23Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 24-25Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 26-27Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 28-29Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 30-31Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 32-33Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 34-35Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 36-37Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 38-39Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 40-41Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 42-43Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 44-45Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 46-47Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 48-49Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 50-51Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 52-53Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 54-55Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 56-57Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 58-59Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 60-61Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 62-63Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 64-65Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 66-67Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 68-69Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 70-71Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 72-73Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 74-75Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 76-77Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 78-79Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 80-81Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 82-83Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 84-85Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 86-87Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 88-89Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 90-91Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 92-93Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 94-95Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 96-97Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 98-99Spécial France numéro 3 jui/aoû/sep 2011 Page 100