Spécial France n°3 jui/aoû/sep 2011
Spécial France n°3 jui/aoû/sep 2011
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°3 de jui/aoû/sep 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 56,1 Mo

  • Dans ce numéro : 20 reportages et itinéraires.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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nnnStrasbourg City… crénelés, évoque l'intense activité économique de la cité à laquelle elle servait d'entrepôt à marchandises. Quant aux tours des Ponts Couverts, elles sont le vestige des fortifications qui ceinturaient la ville pour lui assurer sa sécurité de ville libre. En 1681, Strasbourg fut rattaché à la France, ce qui marqua un grand changement politique, mais aussi religieux et esthétique. Si la ville perd une grande partie de son indépendance, elle gagne en contrepartie son statut de capitale régionale puisqu'entre autres le Haut Commandement Militaire et l'Intendance d'Alsace s'y installent. Des festivités sans précédent marquèrent la venue de Louis XV puis de Marie- Antoinette. Mozart donna une série de concerts. Et Goethe fut l'un des étudiants célèbres de la très renommée Université de Strasbourg. Partout furent construits de beaux hôtels particuliers dans le style parisien. Beaucoup d'entre eux sont situés dans le quartier de la place Broglie et de la rue Brûlée : Hôtel Klinglin (actuel Hôtel du Préfet), de Hanau-Lichtenberg (Hôtel de Ville), Hôtel des Deux-Ponts (actuel Hôtel du Gouverneur Militaire), Hôtel du Grand Doyenné (actuel évêché)… Mais l'édifice le plus beau, le plus prestigieux, est Palais de l’Europe sans conteste le Palais Rohan qui, construit sur les plans de Robert de Cotte, l'un des architectes de Versailles, doit son nom à la dynastie des princes évêques qui s'y succédèrent jusqu'en 1789. La Révolution et les guerres napoléoniennes parachevèrent l'intégration de Strasbourg à la France. Et c'est ici que fut composé par Rouget de Lisle, en 1792, le chant de l'Armée du Rhin qui deviendra « La Marseillaise ». La période de rattachement au Reich allemand (1871-1918) se caractérise par un agrandissement considérable de la ville vers le nord et l'est, et une architecture représentant l'éclectisme historique de la fin du XIXe siècle : bâtiments officiels (Palais du Rhin, Préfecture, Bibliothèque, Université), églises St-Paul et St- Maurice, nombreuses écoles… et quelques belles façades témoignant de la brève floraison de l'Art Nouveau autour de 1900. « Strasbourg » disait le Corbusier « est une ville qui a bien grandi ». Il n'y a qu'à voir l'ensemble du quartier européen avec son imposant Palais de l'Europe (1975), son Palais des Droits de l'Homme (1995) et, depuis 1999, le Parlement Européen, pour s'en convaincre. Strasbourg est une capitale à vocation européenne qui a su conserver le charme d'une ville où il fait bon vivre. La fin du Moyen Âge et surtout le XVIe siècle furent une période d'intense effervescence intellectuelle. Strasbourg devint l'un des grands foyers de l'Humanisme et de la Réforme, dont les idées furent largement diffusées grâce à l'invention de l'imprimerie conçue par Gutenberg lors de son séjour strasbourgeois. De belles maisons Renaissance subsistent, l'Ancienne Grande Boucherie, l'Hôtel de la Chambre de Commerce, la Maison Kammerzell, l'Hostellerie du Corbeau et surtout l'ensemble du quartier des tanneurs et meuniers dénommé Petite France, aux toits pentus et aux greniers échancrés. 50 - Spécial France LES ÉGLISES ÉTAIENT NOMBREUSES AU MOYEN ÂGE : St-Etienne, dont le chœur et le transept remontent à la construction du XIIe siècle ; St-Thomas, la plus vaste après la cathédrale, église-halle protestante construite du XIIe au XIVe siècle et dont le chœur est occupé par le tombeau du Maréchal de Saxe sculpté par Pigalle ; St-Pierre-le-Vieux, église à la fois catholique et protestante (XIIe au XVe siècle) ; St-Pierre-le-Jeune (XIIe au XIVe siècle), avec son beau jubé et son cloître ; St-Guillaume, consacrée en 1301 ; St.-Nicolas reconstruite au XIVe siècle… Bibliothèque Universitaire Maison Kammerzell. Église Saint-Guillaume.
LA CATHÉDRALE La cathédrale de Strasbourg se dresse sur une large place pavée comme au Moyen Âge. Elle repose sur les fondations d'une ancienne basilique rhénane construite en 1015 par l'évêque Wernher, de la famille des Habsbourg. Détruite par un incendie, elle fut remplacée par une nouvelle cathédrale. Presque trois siècles s'écoulèrent, des fondations commencées en 1176 à la flèche terminée en 1439 seulement. Sa hauteur de 142 m fit de Notre-Dame de Strasbourg l'édifice le plus élevé de la chrétienté jusqu'au XIXe siècle. Une partie de la crypte et de l'abside sont des vestiges de l'ancienne basilique. Vers 1225, l'arrivée d'une équipe venant de Chartres révolutionna le cours de la construction. Un maître d'oeuvre dont le nom ne nous est pas parvenu initia les artisans locaux aux splendeurs de l'art gothique ignoré jusqu'alors. Il y laissa des chefs-d'oeuvre inégalés, tels le Pilier des Anges et les statues de l'Eglise et de la Synagogue. Quelque cinquante ans plus tard fut entreprise la façade principale, la plus richement ornée. Les tympans de ses trois portails sont consacrés à la vie du Christ et au Jugement Dernier. Le groupe célèbre du Séducteur, entouré des Vierges sages et des Vierges folles, qui orne le portail droit, servit de modèle aux cathédrales de Fribourg et de Bâle. Au portail de gauche, les Vertus transpercent les Vices de leurs lances. Un double gable d'une étonnante légèreté surmonte les portails. Dans un encadrement de pierre finement ajouré fleurit une merveilleuse rose, attribuée à Erwin de Steinbach, maître d'oeuvre de la cathédrale de 1284 à 1318. Au-dessus d'elle, deux tours que relie le beffroi construit à la fin du XIVe siècle seulement composent la plate-forme. De cette hauteur, après avoir escaladé 329 marches, on jouit d'un superbe panorama sur la ville et ses environs. Sur la plate-forme se dresse la tour octogonale, surmontée d'une flèche ajourée due à Jean Hultz. L’horloge de la Cathédrale. A la nef ont été ajoutées au XIVe siècle la chapelle Ste- Catherine avec de remarquables vitraux de la même époque et la chapelle Saint-Laurent dont les vitraux sont ceux de l'ancienne église des Dominicains. Dans le croisillon nord, un Mont des Oliviers de 1498 et des fonts baptismaux de style gothique tardif (1453). Les plus anciens vitraux de la cathédrale proviennent du sanctuaire primitif et représentent les deux saints Jean et le Jugement de Salomon. Au fond du croisillon, la chapelle Saint-Jean-Baptiste abrite le très beau tombeau de l'évêque Conrad de Lichtenberg du XIVe siècle et une épitaphe de Nicolas Gerhaert de Leyde (1464) représentant un chanoine en prière devant une émouvante Vierge à l'Enfant. Dans la nef, la chaire de Hans Hammer est un superbe exem- Cathédrale Sur le flanc sud de la cathédrale, le beau portail de l'Horloge, le plus ancien de la cathédrale, est flanqué des copies des célèbres statues de l'Eglise et de la Synagogue, dont les originaux sont conservés au Musée de l'Oeuvre Notre- Dame. Le tympan de la porte gauche est décoré d'une admirable Dormition de la Vierge qui faisait l'admiration de Delacroix. Sur le tympan de la porte de droite figure le Couronnement de la Vierge. Le portail du flanc nord, de la fin du XVe siècle, est consacré à Saint-Laurent, dont le martyre -copie moderne- est représenté au-dessus de la porte. La Rosace Les orgues. Strasbourg City…nnnSpécial France - 51



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