Scolab n°1H juin 2012
Scolab n°1H juin 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1H de juin 2012

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Palais de Tokyo

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 42

  • Taille du fichier PDF : 6,0 Mo

  • Dans ce numéro : architecture et interventions sur le bâtiment.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ÉDITO Scolab, cahier pédagogique du Palais de Tokyo, a été conçu pour proposer à ceux qui souhaitent obtenir quelques clés supplémentaires sur les grandes manifestations en cours. Plus particulièrement prévu à l’usage des enseignants et des professionnels de l’éducation, ce support reste élaboré pour une consultation de tous afin de mieux préparer, aider et prolonger la visite des espaces et des expositions. Ce dossier, consacré à l’architecture du Palais de Tokyo et à son histoire, s’articule autour de quatre grandes parties et d’un ensemble d’outils complémentaires (renvois, glossaire, chronologie) permettant au visiteur une approche diversifiée du sujet. Une section introductive est consacrée à l’histoire du Palais de Tokyo, depuis sa création en 1937 jusqu’à sa réouverture en 2012. Le texte se structure ensuite en trois parties principales, proposant trois approches thématiques du bâtiment. En premier lieu, le Palais est analysé comme une œuvre architecturale moderne, centrée sur l’idée de rapprochement de l’art et de la vie quotidienne. Une seconde partie se concentre sur l’usage singulier de la lumière dans ce bâtiment et sur les développements muséographiques des années 1930. L’ornementation du bâtiment est ensuite étudiée, depuis les commandes d’état d’origine jusqu’aux œuvres in situ réalisées à l’occasion de la récente réhabilitation. Ce texte principal est éclairé par des outils de références, permettant, par des apostilles, de compléter les connaissances sur certaines notions propres au sujet abordé tandis qu’une flèche du temps déroule, en bas de page, un choix de dates clés, prétexte à élargir le propos par une lecture comparée (événements sociaux, politiques, monde des idées et grands courants de pensée, histoire des musées et grandes expositions, monde de l’art et de la culture). En fin d’ouvrage, une annexe rassemble : - un glossaire, comprenant des notions plus génériques afférant à l’architecture et aux arts visuels ainsi qu’un répertoire des espaces du Palais de Tokyo, selon leurs dénominations et leur histoire, en forme de parcours pour le visiteur. - un recueil de quelques extraits de textes et reproductions de documents iconographiques pour favoriser une mise en perspective de points de vue différents ou complémentaires à travers les époques et poursuivre le débat. - une bibliographie/filmographie contextuelle. 1 Sommaire : 1. Histoire d’un bâtiment, histoire d’une institution p.2 L’Exposition Internationale p.2 Le Musée national d’art moderne p.3 Une histoire à rebondissements p.7 2002 : le Palais de Tokyo devient « Site de création contemporaine » p.8 2. Modernité : art de vivre, art dans la vie p.10 Un projet initial inscrit dans son temps ? p.10 2002 : L’esthétique relationnelle comme concept dominant p.12 2012 : Une généreuse deuxième phase de réhabilitation p.14 Interventions d’artistes sur le bâtiment #1 p.15 3. Un musée baigné par la lumière p.17 De la lumière grâce au béton p.17 Le rythme midi/minuit p.18 Interventions d’artistes sur le bâtiment #2 p.19 4. Du decorum p.22 Loin de toute radicalité moderniste p.22 La mémoire pour décor p.22 Une certaine idée du décor : Interventions d’artistes sur le bâtiment #3 p.23 Glossaire p.28 La dénomination des espaces p.29 Annexes p.30 Bibliographie p.38 Zoom ArchiTok p.39 Contributeurs : Marion Buchloh-Kollerbohm, Pierre Caron, Andreï Pavlov, Tanguy Pelletier, Maud Royneau, Fanny Serain.
HISTOIRE D’UN BÂTIMENT, HISTOIRE D’UNE INSTITUTION 1937 : L’EXPOSITION INTERNATIONALE DES ARTS ET TECHNIQUES DANS LA VIE MODERNE Tenant son nom d’usage du « quai de Tokio » (sic) qui le séparait de la Seine, le Palais de Tokyo est l’un des rares bâtiments de l’Exposition Internationale de 1937 construits pour être conservés. Cette grande manifestation culturelle, inaugurée le 4 mai par Albert Lebrun, Président de la République se déroula dans les pavillons de cinquante-deux pays, construits le long de la Seine entre le pont d’Iéna et le pont Alexandre III, dans le jardin du Trocadéro et sur le Champs de Mars, ainsi que sur l’île aux Cygnes. Dans un état d’esprit moderne et progressiste, les organisateurs souhaitaient démontrer que l’art et la technique ne s’opposent pas, mais que leur union est au contraire indispensable : le beau et l’utile doivent être liés indissolublement. Dans un contexte de crise économique et de tensions politiques internationales, l’exposition de 1937 eut également pour mission de promouvoir la paix... EXPOSITION iNTlRNATIONALi MAI- NOVEMBRE V,fKiMEk [ou WhiriCiCt ar. tids:1902 t La 14e exposition de la Sécession Viennoise est une œuvre d’art totale 2 Ironiquement, l’événement est surtout resté célèbre grâce au vis-à-vis belliqueux des pavillons soviétique et allemand. Un affrontement symbolique via l’architecture s’était installé au pied de la Tour Eiffel entre le pavillon de l’URSS avec sa colossale sculpture de L’ouvrier et la kolkhozienne et celui, gigantesque, de l’Allemagne hitlérienne surmonté de l’aigle nazi. Le recensement de 30 millions de visiteurs au cours des six mois qu’a duré l’exposition montre combien ce type d’événements était populaire. En plus des pavillons nationaux - Guernica est d’ailleurs montré publiquement pour la première fois dans le pavillon espagnol -, les visiteurs pouvaient également profiter d’un parc d’attractions, d’un parc colonial*, des fontaines illuminées du Trocadéro et d’un train électrique pour circuler sur l’ensemble des 100 ha. Deux exemples d’affiches de l’Exposition Internationale de 1937. > Expositions universelles/expositions internationales : Les expositions universelles ont un thème à caractère universel, d’intérêt et d’actualité pour l’ensemble de l’humanité. Leur durée maximale est de six mois. Les pavillons temporaires sont en principe conçus et construits par les participants eux-mêmes. Les expositions internationales ont, quant à elle, un caractère spécialisé, une dominante thématique. Elles se déroulent à fréquence variable, entre deux expositions universelles. Les pavillons sont construits par les organisateurs de l’exposition et mis à la disposition des participants qui se chargent ensuite de les personnaliser. En 2012, l’Exposition Internationale de Yeosu en Corée du Sud a pour intitulé « Pour des côtes et des océans vivants : diversité des ressources et activités durables ». Pour plus de détails : http://eng.expo2012.kr/main.html ? mobile_at=Y



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