Santé Sport Magazine n°51H nov/déc 2017
Santé Sport Magazine n°51H nov/déc 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°51H de nov/déc 2017

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Caméléon Média

  • Format : (230 x 270) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 12,4 Mo

  • Dans ce numéro : méditation, et si on reprenait le temps.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 34 - 35  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
34 35
Témoignage 34 Le pentathlon moderne désigne une discipline regroupant cinq épreuves, disputées sur une journée  : l’escrime à l’épée, avec pour principe le match à mort, c’est-à-dire une touche contre chaque adversaire ; deuxième épreuve, un 200 m nage libre ; puis un CSO (saut d’obstacles) à 1,20 m avec un cheval tiré au sort. La spécificité de cette dernière est que l’athlète ne connaît pas le cheval avec lequel il va concourir ; la dernière épreuve regroupe deux sports  : le tir au pistolet et la course à pied. Le pentathlonien doit parcourir 4 fois 800 m de course, cela alterné avec 4 tirs à 10 mètres. Lors de celle-ci, les athlètes partent en handicapstart, c’est-à-dire que le premier au point part en premier, le deuxième part à 5 secondes de retard s’il a 5 points de retard, et ainsi de suite, jusqu’au 36e. Ainsi, l’ordre d’arrivée de cette épreuve représente le classement général. 5 -. - - -'VALENTIN PRADES Pentathlonien moderne numéro 1 mondial À 25 ans, Valentin Prades est numéro 1 mondial de pentathlon moderne depuis deux saisons, 2016 et 2017. En 2016, à Rio, il est passé à quelques secondes d’une médaille, terminant quatrième. Licencié à Aix-en-Provence, il s’entraîne au pôle France de pentathlon moderne à l’INSEP. Il nous présente cette discipline peu connue. Propos recueillis par Gaëtan Lefèvre Valentin, une épreuve est-elle plus décisive que les autres ? Les pentathloniens ont tendance à dire qu’il faut avoir deux points forts  : l’escrime et le combiné tir-course. Lors de ces épreuves, de grands écarts peuvent se créer. L’épreuve d’escrime ratée peut, dès le début de la compétition, supprimer les chances de jouer les premières places. Un départ en course à pied avec une minute trente de retard peut clairement empêcher un podium. Cependant, on ne sait jamais ce qui peut arriver, surtout dans le pentathlon avec l’épreuve d’équitation au cours de laquelle le cheval est sélectionné au hasard. Les épreuves techniques, l’escrime, le tir et l’équitation, restent cependant décisives. Nous privilégions donc la qualité des entraînements à la quantité sur ces disciplines. antésport MAGAZINE N°51
Justement, le tirage au sort de son cheval, lors de l’épreuve de saut d’obstacles, rend-il l’épreuve hasardeuse ? Oui, le cheval est tiré au sort et nous ne connaissons pas ses qualités. Les chevaux nous sont donc présentés avant la compétition. Mais cela ne m’empêche pas de dormir ! Je me dis que « meilleur je suis, mieux je profiterai des qualités du cheval. Même si celui-ci est un peu moins bon ». Au fil des saisons, je me suis rendu compte que ce sont toujours les mêmes athlètes qui se ratent à l’épreuve d’équitation et peu importe le cheval. À l’inverse, certains pentathloniens réussissent quasiment tout le temps leur épreuve d’équitation, alors qu’ils n’ont pas moins de chance de tomber sur les mauvais chevaux. À 1,20m, un très bon cavalier peut compenser un cheval un peu moins bon. C’est dans ce sens qu’il faut travailler ! Quel est le profil du pentathlonien ? Il y a les pentathloniens qui ont débuté la discipline jeunes, mais ils sont peu nombreux. Ensuite, il y a les athlètes bons en course à pied et en natation qui sont recrutés par la fédération de pentathlon moderne, comme ce fut mon cas. Nous apprenons ensuite les épreuves techniques, directement au pôle espoir. Il est possible de se mettre à l’escrime ou à l’équitation à 15 ans et d’arriver à avoir un niveau correct, mais pour apprendre à bien nager à cet âge, c’est très dur. Votre entraînement est-il le même dans chaque discipline ? Non ! Les épreuves physiques sont la colonne vertébrale de l’entraînement. Je cours entre six et neuf fois par semaine, en fonction de la période. Je nage quatre fois par semaine. Ensuite, je réalise deux ou trois entraînements d’escrime, trois séances de tir et trois séances d’équitation par semaine. À cela, il faut rajouter entre trois et quatre séances de PPG (préparation physique générale) par semaine. Le travail de préparation physique est orienté sur les fondamentaux. Le travail physique spécifique est réalisé lors des entraînements des épreuves. Je m’entraîne plus ou moins 30 heures par semaine. Quelles sont les blessures les plus courantes ? Les blessures sont spécifiques à chacun. Nous faisons toutefois attention à l’équilibre musculaire, car nous n’avons pas la même force dans la jambe gauche et dans la jambe droite. L’escrime muscle différemment les deux jambes. L’une placée devant travaille en concentrique et l’autre derrière, en excentrique. La cuisse de la jambe placée devant est donc bien plus grosse que la cuisse arrière, mais elle n’est pas forcément plus puissante. Nous nous en rendons compte lorsque nous réalisons des tests. Nous faisons également attention aux chocs répétés dus aux nombreuses épreuves et à la charge d’entraînement. Ceux-ci peuvent créer des lésions, des tendinites, ou même des fractures. Actuellement, j’ai une aponévrose plantaire due aux nombreux entraînements. L’avantage de notre sport est que lorsque nous avons une blessure spécifique, nous ne sommes pas à l’arrêt total. Portez-vous une attention spéciale à la récupération ? Oui. Je vois beaucoup mon kiné. Je réalise régulièrement des séances de cryothérapie et de massage. Et je fais attention à ma nutrition ! J’ai un partenaire, Stimium (Biocodex) qui, depuis un an, m’aide à lutter contre les coups de fatigue. J’ai choisi ce partenariat après ma 4 e place aux Jeux Olympiques. Après avoir échoué à quelques secondes du podium et de la médaille d’or, je me demandais ce qu’il fallait faire pour aller la chercher la prochaine fois. J’ai donc choisi d’être plus professionnel sur la nutrition et la récupération. 5 antésport MAGAZINE N°51 Témoignage 35



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :