Santé Sport Magazine n°51H nov/déc 2017
Santé Sport Magazine n°51H nov/déc 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°51H de nov/déc 2017

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Caméléon Média

  • Format : (230 x 270) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 12,4 Mo

  • Dans ce numéro : méditation, et si on reprenait le temps.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Rencontre 20 Avez-vous une alimentation spécifique ? Je ne fais pas particulièrement attention à mon alimentation, mais je pense qu’elle est équilibrée. Mon amie Émilie possède au moins 100 m² de terrain sur lequel poussent nos légumes. Nous avons la chance de pouvoir manger sain. Nous essayons de manger le plus possible bio. Je ne suis pas végétarien, mais je mange peu de viande, uniquement lorsque je voyage. J’aime le chocolat, je ne m’en prive pas. Je ne cherche pas à perdre du poids. Si je perds quelques kilos, je sens que je n’ai plus de force. D’ailleurs, je suis toujours entre 58 et 59 kilos, pour 1,72m. Même après un mois d’expédition, mon corps varie peu. Je peux perdre un ou deux kilos mais jamais plus. Sur les courses, vous n’emportez pas beaucoup d’équipements. Comment vous ravitaillez-vous ? Il est important de se ravitailler régulièrement sur les courses de longue durée. Une fois que l’on a épuisé son énergie, c’est trop tard. Il faut combiner  : aller vite et bien se ravitailler. Je mange aux ravitaillements ce qu’il y a. Pas exemple, sur les longues courses, il ne faut pas manger uniquement des gels mais aussi des aliments solides. L’alimentation dépend également de la température. Par exemple, favoriser des fruits lorsqu’il fait très chaud. Pendant les entraînements, je ne mange jamais. Je peux courir six ou sept heures sans manger. Je pense que cela rend efficient mon métabolisme. Lorsque j’étais plus antésport MAGAZINE N°51 Ln jeune, j’avais fait des essais pour voir combien de jours j’étais capable de m’entraîner sans manger, juste avec de l’eau. J’ai remarqué que l’on perd de la puissance mais que l’on arrive à faire des entraînements en endurance de quatre à cinq heures le matin. Le cinquième jour, je suis tombé dans les pommes. C’était une expérience intéressante ! Au vu du nombre d’heures d’entraînement que vous faites, de la manière dont vous sollicitez votre corps, pensez-vous que le sport, à un tel niveau, est bon pour la santé ? Le sport de haut niveau n’est pas bon pour la santé. Tout d’abord parce qu’il y a les impacts. Il peut également y avoir les chutes. Courir aussi longtemps n’est, effectivement, pas ce qu’il y a de mieux pour les articulations. Mais c’est aussi la passion ! À côté, on fait tout pour se sentir bien dans son corps. Quels conseils donneriez-vous à nos lecteurs qui rêvent de gravir des sommets ? Avoir la patience de bien se préparer ! Cela peut prendre des années. Il faut commencer par des courses de 10 km, puis de 20 km, quelques années après de 40, et ainsi de suite. Idem en montagne, il faut d’abord gravir un col de 2 000 mètres, puis 3 000 etc. Il s’agit d’un processus, avoir la patience de se former.
ARNAUD TORTEL Kinésithérapeute et physiothérapeute À l’occasion de la course « Salomon Skyline Scotland », SantéSportMagazine a rencontré Kilian Jornet, ultra-traileur, et Arnaud Tortel, kinésithérapeute et physiothérapeute de l’équipe Salomon. Par Muriel Hatem, directrice du magazine et le docteur Bruno Emram 5 antésport MAGAZINE N°51 Rencontre 21



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