Santé Médecine douce n°4 jui/aoû 2013
Santé Médecine douce n°4 jui/aoû 2013
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°4 de jui/aoû 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 89,6 Mo

  • Dans ce numéro : ce qui marche vraiment... l'homéopathie de A à Z.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Santé Femmes Equilibre Les risques de carence en fer La carence en fer se traduit généralement par une anémie, accompagnée d’une réduction de la capacité physique et intellectuelle, d’une diminution de la résistance aux infections, et pendant la grossesse d’un risque de faible poids de naissance, de morbidité et de mortalité du nouveau-né. Il y a plusieurs degrés de déficience en fer. La plus visible est l’anémie, qui peut donner des signes cliniques (pâleur, essoufflement, fatigue…). Cependant, le diagnostic de carence se fait surtout par des analyses de sang. En plus de la mesure de l’hémoglobine, on peut mesurer les réserves en fer de l’organisme par le biais d’autres indicateurs et détecter des déficiences modérées en fer. C’est important, car en dehors de l’anémie, la déficience en fer peut aussi avoir des conséquences négatives sur la santé, notamment une réduction de la capacité physique à l’effort, des performances intellectuelles, une moindre résistance aux infections, et causer des perturbations au cours de la grossesse. L’équilibre du statut en fer est très dépendant du niveau des besoins en fer de l’organisme, qui varie au cours de la vie. Ces besoins sont plus élevés chez : • Les enfants et les adolescents, du fait de la croissance rapide ; • Les femmes, de la puberté à la ménopause, du fait des pertes supplémentaires en fer dues aux menstruations ; • Les femmes enceintes, à cause des besoins du fœtus et des transformations de l’organisme de la femme. En fait, la couverture des besoins en fer est moins facile à réaliser qu’on peut le croire. En France, des études récentes ont confirmé ce problème : pour une partie importante de la population, les apports en fer sont insuffisants, car la concentration en fer de la ration alimentaire est trop faible. Des carences différentes à chaque âge Il est évident que les carences alimentaires ne sont pas les mêmes d’un âge à l’autre. Chez l’enfant, on surveille notamment les carences en fer, en fluor, en calcium. Puis, cela évolue en fonction de l’alimentation de chacun. Lentement et insidieusement, au fil des ans, on perd de l’appétit (on se sent rassasié plus vite), du goût (à cause de la diminution des bourgeons gustatifs dans la bouche), de l’odorat (dès l’âge de 20 ans chez l’homme et à partir de la quarantaine chez la femme) et la sensation de soif (due essentiellement à une modification du métabolisme de l’eau dans le corps). Conséquence : les seniors ont tendance à manger moins, voire très peu, et à oublier de boire de l’eau. Et ce d’autant plus lorsqu’ils vivent seuls et ne disposent pas d’une dentition en bon état. Les cas de dénutrition et de déshydratation sont malheureusement monnaie courante. Mais, sans aller jusqu’à ces situations extrêmes, les risques de carences sont grands et concernent l’ensemble des seniors. D’abord celles en protéines, fer, acides aminés et calcium (consommation insuffisante de viande, de poisson et de produits laitiers). Puis celles en micro nutriments (vitamines, oligo-éléments), en raison de modifications physiologi- PHOTO : IMAGE100 Objectifs nutritionnels français• Les femmes enceintes (et les nouveau-nés) : lutte contre les carences en fer,• Les femmes en âge de procréer : luttes contre les déficiences en folates (au moment de la conception et au début de la grossesse),• Les enfants et les adolescents : lutte contre les carences en fer, amélioration des apports calciques et du statut en vitamine D, lutte contre l’obésité,• Les personnes âgées : lutte contre la dénutrition,• Les sujets en situation de grande précarité : lutte contre les déficiences vitaminiques et les dénutritions,• Les sujets allergiques : lutte contre les déficiences vitaminiques et minérales. 58. Santé médecine douce
• En calories On admet que les personnes âgées ont en moyenne besoin de 1800 calories. Le problème est que c’est là une moyenne qui ne permet absolument pas de dire ce qui convient à un sujet donné. En fait les besoins vont de... 600 à 3000 calories. Il existe un bon moyen de trancher : un sujet qui mange trop grossit, un sujet qui ne mange pas assez maigrit. Le reste est à oublier, encore faut-il ne mesurer que des amaigrissements importants : il n’y a pas d’urgence tant que le sujet n’a pas perdu 10% de son poids. Il faut donc peser les gens (sans oublier que les variations rapides de poids sont liées à l’eau et non aux calories. Une variation rapide de poids (2 à 3 kg en une semaine) impose une vérification du poids et un appel au médecin.• En eau Il est important de boire. Les besoins en eau sont de l’ordre de 1,5 l par jour, 2 l en été ou en cas de fièvre. Attention, c’est l’eau bue au verre : on ne compte pas les soupes ou les laitages. Le sujet âgé se met en danger parce qu’il perd la sensation de soif et que son rein perd l’eau. Il faut donc lui proposer de boire. Cela dit, rares sont les personnes âgées qui boivent ce qu’il faudrait : on est souvent plus près de 0,5 l que de 2 ; et cependant toutes ne meurent pas, ce qui montre que les choses ne sont pas aussi claires qu’on le dit. ques liées au vieillissement, de certaines pathologies et d’un manque de fruits, de légumes frais et de céréales. Pourtant, en dépit d’une activité physique souvent plus réduite, les besoins énergétiques sont équivalant à ceux d’un adulte actif. Etonnant ? Plus du tout, si l’on sait qu’avec l’âge le rendement métabolique perd beaucoup de son efficience. Les spécialistes estiment qu’un senior a besoin de 30 à 35 Kcal par kilo de poids, soit environ 1 800 Kcal par jour pour une personne de 55 kg. Quant Les besoins de la personne âgée• En vitamines Il n’y a guère de carences en vitamines en France. Les seuls problèmes sont : • La vitamine D - c’est une carence assez fréquente pour laquelle le médecin prescrit un supplément, mais qu’il faut accompagner en veillant aux apports de produits lactés et aux promenades (car le soleil est indispensable à la bonne utilisation de la vitamine D).• Les carences en folates qui se voient chez les personnes qui ne mangent que des conserves, ou qui gardent trop longtemps leurs légumes au réfrigérateur.• La carence en vitamine B12, plus rare.• En fer La carence en fer est assez fréquente. Le problème est qu’elle est le plus souvent ancienne et liée à un saignement dont la cause est une maladie, éventuellement grave. La principale source de fer est le comprimé de fer.• En fibres Il est important de faire fonctionner l’intestin en lui donnant des aliments qui contiennent des déchets. On en trouve dans le commerce : pain complet, biscuits au son. Mais on ne peut guère les utiliser : ils ne sont pas bon marché et la personne âgée tient au goût de son pain. Mieux vaut employer les légumes : poireaux, carottes, choux, salades. Le problème est que souvent l’intestin de aux besoins en calcium, ils correspondent à ceux… d’un adolescent ! Soit 1 litre de lait ou son équivalent par jour. Pas évident d’y parvenir au quotidien quand on peine à faire ses courses et que l’on a de moins en moins envie de faire la cuisine. PHOTO : IMAGE100 la personne âgée les supporte mal, surtout quand elle avait auparavant de mauvaises habitudes alimentaires. Il faut donc être souple et se souvenir que beaucoup de gens ne mangent pas de fibres et s’en portent très bien. Quant à la constipation, il faut se dire que deux selles par semaine suffisent, et que cela dépend plus de l’eau que des fibres.• En calcium La personne âgée a besoin de calcium, et le calcium se trouve dans le lait et ses dérivés. Mais une personne qui mange du fromage et boit son bol de lait tous les jours n’a sans doute pas de carence. D’autre part, il y a aussi du calcium dans les comprimés de calcium... Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire pour lutter contre les risques de carences des différents membres de votre famille, et ce, quel que soit leur âge. La vérité est dans l’assiette. Ne vous trompez pas ! ■ A.M. Santé médecine douce. 59



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