Santé Médecine douce n°2 nov-déc 12/jan 2013
Santé Médecine douce n°2 nov-déc 12/jan 2013
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°2 de nov-déc 12/jan 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 131 Mo

  • Dans ce numéro : ces plantes qui font des miracles... des avantages à découvrir au quotidien.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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ces aliments remèdes le thé, un aliment remède exceptionnel Par Martina Krčmár il était une fois... le thé ! L’origine exacte du thé suscite encore de nos jours beaucoup de questionnement. Nous ne savons pas exactement dans quelles circonstances il a été découvert, ni pourquoi nous en avons fait un breuvage et surtout comment ont été découvertes ses grandes propriétés médicinales. Il est probable que l’apparition du thé daterait d’environ 5000 ans mais, nous pouvons cependant affirmer avec certitude, en s’appuyant sur des manuscrits chinois anciens, que l’on avait déjà recours à ses propriétés médicinales vers 2750 avant Jésus-Christ. De nombreuses légendes aux origines diverses font état de sa découverte. La plante « thé » ! Tous les types de thés, environ 3000 différents sont produits à partir des feuilles de la même plante, un arbre appartenant à la famille des Camellia : le Camellia Sinensis. C’est un grand arbre au feuillage persistant, qui peut atteindre jusqu’à 10 ou 15 mètres de haut et pour en faciliter la cueillette, on le taille régulièrement à une hauteur d’environ 1,20 mètre. Au début, on ne cultivait et n’exploitait qu’une seule espèce issue des théiers sauvages mais au fil du temps deux variétés principales ont finalement été cultivées. Le Camellia Sinensis aux 4. Santé médecine douce petites feuilles d’un beau vert olive, qui est capable de résister aux climats froids est cultivé en Chine et le Camellia Assamica aux feuilles larges, claires et pleines, qui préfère les zones tropicales, est cultivé dans la région d’Assam en Inde. La culture du théier est assez délicate et demande beaucoup de soins et une surveillance régulière, car il lui faut de la chaleur, une lumière de préférence tamisée ou diffuse et suffisamment d’humidité. La récolte et la cueillette du thé... tout un art ! On ne récolte pas le thé avant 3 ou 4 ans en ce qui concernent les premières récoltes. Il est important que la cueillette s’effectue à la main et c’est encore le cas dans de nombreux pays aujourd’hui, sauf en Géorgie et au Japon. La tradition veut que l’on ne récolte que les extrémités des branches, c’est-à-dire le bourgeon (thé blanc), et les quelques feuilles à sa suite. Les premières feuilles après le bourgeon, les plus jeunes, sont petites et généralement d’un beau vert clair, elles sont les plus riches en substance. Le bourgeon, recouvert d’un duvet argenté, quant à lui est particulièrement recherché. Les feuilles à la suite, plus larges et plus foncées, donnent généralement un thé plus grossier et beaucoup moins savoureux. Que contient une feuille de thé ? Une feuille de thé (tous thés confondus) contient principalement de : L’eau à 75%. Des tanins. Des protéines. Des lipides. Des acides organiques. De la caféine ou théine. Des vitamines. Des minéraux. Et de nombreuses substances aromatiques. Il a été recensé plus de 300 composants rien que dans une simple feuille de thé. Ces composants peuvent ensuite varier selon le mode de préparation, la température de l’eau ou encore le temps d’infusion. Le thé sera blanc, jaune, vert, semi-fermenté ou noir selon la façon dont les feuilles seront traitées. Tout dépend de la transformation effectuée sur la feuille de thé. Ce qui est fascinant avec le thé, c’est que d’une même plante, l’ont obtient des centaines de thés différents uniquement par « la façon de travailler ses feuilles » ! Anecdotes et curiosithés… Le premier salon de thé, Ouvrit ses portes « timidement » à Londres en 1864. Il n’avait pas encore « pignon sur rue » et se situait dans l’arrière boutique d’une pâtisserie. Mais bientôt l’idée séduit et les salons de thé se répandirent rapidement dans toute l’Angleterre. Comment le thé arriva en Inde… Les débuts du thé en Inde sont dus à un vol ! Un anglais, du nom de Robert Fortune se déguisa en chinois, s’introduisit dans des plantations et déterra et vola des théiers pour les replanter, une fois arrivé en Inde. Le thé à l’origine de l’opium en Chine ! Au XIX ème siècle, l’opium n’existait pas en Chine. Ce sont les britanniques qui l’ont importée. En effet, possédant des plantations d’opium en Inde, ils les ont commercialisées aux chinois contre du thé. Et voilà, comment l’opium est entrée et a été exploitée en Chine ! Tel un vin… Lorsqu’il est question du thé, tout comme pour un vin, on parle en termes de terroirs et de crus, petits et grands. Pour le vin, il y a des châteaux, pour le thé, il y a des jardins. Mais les thés ont également leurs classifications, leurs diverses qualités, leurs différences de dimension et de localisation des feuilles sur le théier. S’ajoute à cela leur provenance et un atout essentiel : la période de la cueillette. Les spécialistes du thé possède aussi un vocabulaire 12 méDecine naturelle
Pour la petite histoire... Pas si vieux que cela ! Le célèbre « Five o’Clock « n’existe que depuis le début du XIX ème siècle. C’est en Grande-Bretagne qu’il a pris naissance. Nous devons cette coutume, à la duchesse de Bedford, dame d’honneur de la reine Victoria, et qui vécu de 1788 à 1861. En effet, la Duchesse souffrant souvent de « petits creux » l’après-midi vers 17 heures, avait pris l’habitude à cette heure précise, de se faire servir un thé accompagné de plats légers sucrés ou salés. Cette habitude eut tôt fait de se répandre et finit par se généraliser à tout le royaume. La cour d’Angleterre adopta définitivement cet usage vers 1840. Le Five o’Clock représente dans la société d’aujourd’hui « un instant thé » très précieux où l’on peut « souffler » un peu, remplir un petit creux en attendant le repas du soir, échanger, se connaître, se rencontrer ou se réconcilier. Cet instant sacré pour beaucoup de britanniques, c’est étendu au fil du temps à beaucoup d’autres pays.comparable à celui des œnologues lorsqu’il s’agit d’évaluer la qualité d’un thé. Pourquoi EarlGrey ? Le célèbre mélange de thé noir chinois parfumé à la bergamote adopté à l’unanimité par toute la Grande-Bretagne doit son nom à Sir EarlGrey, Premier ministre britannique de 1830 à 1834. C’est une recette qu’il reçu de la part d’un mandarin chinois et dont il fit sa boisson préférée. Le thé EarlGrey existe aussi en thé vert. Comment est né le thé noir ! Au départ, il n’y avait que des thés blancs et verts. Les feuilles étaient simplement cuites à la vapeur et séchées naturellement. Mais un problème s’est très vite posé lors des échanges commerciaux, le thé vert supportait mal les voyages et pourrissait assez rapidement. Alors les marchands chinois eurent l’idée de les torréfier un peu afin qu’elles se conservent mieux et ne pourrissent pas. En laissant les feuilles brunirent à l’air et ensuite en les cuisant (ou les torréfiant), elles se conservaient très bien et supportaient parfaitement les exportations. Ils créèrent ainsi le « thé noir » ! A chacun sa tasse de thé ! Les chinois, consomment surtout du thé vert et du thé semi-fermenté, ils n’aiment pas beaucoup le « thé noir » (cela provient de l’origine de sa création - voir à « Anecdotes et curiosi-thé » ) et le destinent à l’exportation. Ils boivent du thé toute la journée, dans de petites tasses ou bols souvent munis d’un couvercle qu’ils emmènent partout avec eux pour pouvoir consommer du thé en toutes circonstances. Les japonais, boivent essentiellement du thé vert et le thé, aliment remède restent très attaché à la tradition de la cérémonie du thé. Les indous, boivent énormément de thé, le plus souvent additionné de lait, « à l’anglaise ». Les tibétains, consomment un thé vert compressé en brique qu’ils cassent et font bouillir avec de l’eau. Ils le servent ensuite dans des bols mélangés à du lait de yack, auquel ils ajoutent du sel et du beurre. Les anglais, consomment le thé avec du sucre, et du lait dans des tasses en porcelaine. Les américains, eux consomment de préférence du « thé glacé ». Les russes, boivent du thé noir ou vert habituellement infusé dans un samovar* et servi dans des verres. Ils accompagnent leur thé de sucre ou de confiture. Les égyptiens, boivent un thé vert ou noir très corsé servi dans des verres. Ils utilisent quelquefois des feuilles de menthe. Les afghans, consomment en majorité du thé vert, qu’ils boivent dans des petits bols et utilisent le thé noir comme reconstituant. Les africains, boivent un thé noir assez corsé et généralement additionné de lait. Les marocains, boivent le fameux « thé vert à la menthe » dans de petits verres. Ils font « mousser » le thé ! La tradition est de faire « mousser » le thé, pour ce faire, ils tiennent la théière très haut-au-dessus de la tasse en le versant. « Avant d’être une boisson, le thé a d’abord été un médicament ! » Le thé vert et la santé. Boire régulièrement du thé et surtout du thé vert ou blanc préserve notre santé ! Depuis des siècles, les chinois considèrent le thé vert comme une médecine. C’est le thé préféré des orientaux, le thé le plus consommé en Asie et au Moyen-Orient. Boisson naturelle, le thé vert est très apprécié pour ses effets bénéfiques sur la santé. Il est aussi de plus en plus reconnu comme produit de beauté ou dans la cosmétique. Des feuilles aux multiples vertus... Les feuilles de thé vert contiennent des polyphénols, de la caféine, du tanin*, des huiles essentielles, des vitamines, des minéraux et des oligo-éléments comme le fluor, le zinc et le potassium, etc... Le thé vert a une action détoxifiante et anti-inflammatoire. On lui a découvert aussi des propriétés antioxydantes intéressantes qui interviennent dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Le thé pour votre santé Par Martina Krčmár Editions Dangles 255 pages – 15 € Santé médecine douce. 5 méDecine naturelle 13



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