Santé 3e Age n°8 jun/jui/aoû 2016
Santé 3e Age n°8 jun/jui/aoû 2016
  • Prix facial : 7,80 €

  • Parution : n°8 de jun/jui/aoû 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 18 Mo

  • Dans ce numéro : spécial anti-âge, comment ralentir le vieillissement.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Dossier spécial « Garder un cerveau jeune » l’apparition des symptômes cliniques de ces maladies en attendant la mise au point de thérapeutiques innovantes. Un tel résultat est bénéfique tant pour le bien-être des patients et de leur entourage que pour la société. À titre d’illustration, en raison du début tardif de la maladie d’Alzheimer, des chercheurs américains estiment que le simple fait de repousser d’un an la survenue des symptômes de cette maladie pourrait suffire à éviter 11,8 millions de cas en 2050, soit une diminution de 11% de la prévalence mondiale. 66 - Santé 3 e âge Bien que les pertes mnésiques fassent partie du vieillissement normal, elles continuent à inquiéter le plus grand nombre et sont fréquemment rapportées aux médecins généralistes par crainte qu’elles ne témoignent d’une maladie d’Alzheimer débutante. En effet, cette maladie est caractérisée à son commencement par des troubles de mémoire qui portent surtout sur le rappel des faits récents. Progressivement surviennent des difficultés à s’orienter dans le temps et dans l’espace, à trouver les mots adéquats, puis à réaliser certains gestes et à reconnaître des visages. Comment alors savoir si des plaintes mnésiques croissantes relèvent de la pathologie ou de l’avancée en âge ? Jusqu’à présent, seul est possible le diagnostic probabiliste d’une « démence de type Alzheimer » que l’on pose après que le syndrome démentiel soit déclaré et par élimination de toute autre cause possible. Mais les choses évoluent grâce aux progrès réalisés dans la connaissance des mécanismes physiopathologiques. Il est désormais envisageable de diag-
nostiquer la maladie d’Alzheimer par des critères positifs, et ce, bien avant le stade de démence et avec un taux de certitude supérieur à 90%. Pour cela, on combine des tests de mémoire (détection de troubles de la mémoire épisodique de type temporal interne) à des données d'imagerie cérébrale (recherche d’une atrophie de l’hippocampe et des structures temporales médianes) et des marqueurs biologiques (dosage des protéines tau et du peptide amyloïde dans le liquide céphalo-rachidien). Avoir une bonne hygiène de vie La communauté scientifique s’intéresse de manière croissante aux effets potentiels de la nutrition sur le déclin cognitif et plus particulièrement à ceux des anti-oxydants (vitamines E et C) et des acides gras essentiels. L’analyse des relations entre consommation de nutriments et déclin cognitif est cependant complexe et il est peu probable qu’un seul composé joue un rôle prépondérant. On privilégie désormais une approche plus globale de la nutrition. En outre, il a été observé qu’un régime équilibré et diminué en calories retarde de nombreux symptômes de sénescence cérébrale. Cependant, pour être efficace, un tel régime doit être varié et suivi tout au long de la vie, car une restriction alimentaire soudaine et une déficience nutritionnelle risqueraient d’aggraver la neurodégénérescence. Par ailleurs, les bénéfices de l’activité sportive sur la préservation du capital physique et sur la longévité sont démontrés depuis longtemps. Un effet protecteur d’une pratique physique intense ou soutenue dans le temps sur la cognition humaine a aussi été mis en évidence. Des programmes d’entraînement sportif sur des personnes âgées ont pu être développés avec des résultats concluants, après seulement quelques mois, dans diverses épreuves cognitives (attention, mémoire et temps de réponse). Cet effet s’explique par une augmentation de l’oxygénation cérébrale, une stimulation de la neuromodulation et de la préservation neuronale. De plus, faire du sport mobilise un certain nombre de capacités intellectuelles comme l’attention ou la résolution de problèmes. Par ailleurs, de nombreuses études ont prouvé l’importance de la pratique sportive sur la prévention des démences. Ainsi, les quadragénaires qui ont une pratique physique régulière diminuent d’un tiers les risques de développer la maladie d’Alzheimer quand ils atteignent 70 ans. Enfin, le fait de mener une activité sociale, professionnelle ou autre (notamment bénévole et associative), contribue également au maintien cognitif. S’il est toujours préférable de commencer le plus tôt possible, adopter ces stratégies préventives lors de la quarantaine est particulièrement préconisé, car c’est à ces âges que les facteurs protecteurs vont être les plus décisifs, notamment la pratique sportive. En outre, les personnes vieillissantes seraient « moins réceptives » aux discours préventifs – et particulièrement à ceux ayant trait aux modes de vie – en partie du fait d’une baisse motivationnelle. Enfin, amorcer la pratique d’activités sociales avant l’âge de la retraite pourrait rendre la transition plus douce. Cette considération amène à s’interroger sur les bénéfices qui pourraient être retirés de modèles de fin de carrière plus souples (par exemple réduction progressive du temps de travail) qui laisseraient davantage de place aux temps de vie extraprofessionnelle. Les TIC face au vieillissement cognitif  : simples divertissements ou véritables outils de prévention ? Au-delà des stratégies préventives sur le mode de vie, certains préconisent d’adopter une démarche plus spécifique contre le déclin cognitif en utilisant notamment les technologies de l’information et de la communication (TIC). Les outils numériques présentent pour intérêt d’être accessibles, adaptables aux capacités de chacun et ludiques. L’arrivée dans la soixantaine de générations de plus en plus familiarisées avec l’informatique ne fait que renforcer le potentiel d’utilisation de ces instruments. Aujourd’hui, certains établissements n’hésitent plus à utiliser les jeux vidéo afin de distraire mais aussi de stimuler l’activité cérébrale des personnes âgées dont ils ont la charge. Toutefois l’efficacité de ces jeux fait débat car il est difficile d’évaluer rigoureusement les bénéfices que d’aucuns leur prêtent (amélioration de la mémoire, du raisonnement, de l’acuité visuelle, etc.). Une étude menée en 2009 sur des personnes âgées de plus de 65 ans a ainsi montré une supériorité des performances attentionnelles et mnésiques chez celles ayant bénéficié d’un entraînement cérébral avec un logiciel spécifique durant deux mois. Cependant, d’autres données sont davantage nuancées, de récents travaux ayant conclu que les bénéfices obtenus avec ces outils pouvaient l’être tout autant à l’aide d’exercices réalisés avec un papier et un crayon. Certains pensent également que les programmes de stimulation en face à face permettent en supplément des échanges directs avec la personne âgée. Enfin, une autre critique récurrente pointe l’absence de transfert d’apprentissage sur d’autres tâches (raisonnement, mémoire, attention) que celles auxquelles le logiciel exerce. Loin d’être spécifiques aux logiciels informatiques, ces observations ont déjà été formulées pour toutes les formes d’entraînement cérébral. In fine, les programmes informatiques présentent peut-être pour principal atout leur fort potentiel distractif. Par ailleurs, de récents travaux prêtent de nouvelles vertus aux jeux vidéo, en particulier ceux qui obligent à se mouvoir  : ils aideraient à combattre la dépression chez les personnes âgées. En effet, comme expliqué précédemment, la pratique physique régulière participe au maintien des fonctions cognitives et au bien-être des indi- Santé 3 e âge - 67



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