Santé 3e Age n°7 mar/avr/mai 2016
Santé 3e Age n°7 mar/avr/mai 2016
  • Prix facial : 6,80 €

  • Parution : n°7 de mar/avr/mai 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 22,5 Mo

  • Dans ce numéro : préserver son capital jeunesse.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 78 - 79  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
78 79
PHOTOS.COM Insuffisance rénale La pyélonéphrite Il s’agit d’une infection urinaire dont la cause est une bactérie. La contamination se fait par voie ascendante et concerne plus particulièrement les femmes. Elle se traduit par une fièvre et une douleur lombaire d’un côté. Il est souvent consécutif à une cystite mal soignée. Un examen des urines permet de valider le diagnostic. S’il y a chronicité, cela Nombre de greffes rénales 2 889 greffes rénales ont été réalisées en France en 2010. Les interventions à partir de donneurs vivants ont enregistré une progression de 26%, soit 181 greffes. 78 - Santé 3 e âge est souvent provoqué par une anomalie anatomique. Le traitement se fait par antibiotiques. Les calculs rénaux Les Français connaissent trop bien les calculs qui provoquent les fameuses coliques néphrétiques lorsqu’ils envahissent l’urètre ou la vessie. Ces « cailloux » de dimension différente sont en grande partie constitués de calcium. Ces calculs peuvent au pire provoquer un blocage de la fonction urinaire, mais même sans cela, ils provoquent une gène permanente au bon fonctionnement de l’organe et à l’écoulement de l’urine, qui peut aboutir à sa destruction. La plupart du temps, ces calculs se forment chez des personnes dont l’alimentation est assez, voire très salée et qui boivent peu d’eau. Cela provoque une saturation qui se traduit par la naissance de cristaux. Le régime alimentaire joue également un rôle nocif s’il est particulièrement déséquilibré en matière de protéines, de sucre raffiné, de calcium. Il existe également un facteur génétique, sans oublier que des anomalies anatomiques (comme un rétrécissement de l’urètre) peuvent aussi être des facteurs déterminants. La polykystose La présence de kystes cancéreux est assez fréquente. Touchant autant les hommes que les femmes. La plus fréquente est liée à un gène dont on hérite. Elle donne d’ailleurs lieu à un dépistage dans la famille. Des kystes apparaissent de façon spontanée et se développent selon un timing différent selon chacun, mais finissent PHOTOS.COM PHOTOS.COM pas détruire la fonction de filtration du rein, ce qui conduit donc à une insuffisance. L’autre grand danger porte sur un possible anévrisme. Il arrive aussi que les kystes s’attaquent au foie, de façon généralement bénigne. Le grand souci de cette maladie est qu’elle ne présente pas de symptômes clairs lorsqu’elle se déclare et qu’il faut attendre de passer une échographie suite à une infection urinaire par exemple pour que le diagnostic puisse être posé. Le cancer Le diagnostic s’effectue souvent au détour d’une échographie, et le traitement dépend bien entendu du stade et du type de tumeur. Les décisions médicales peuvent être de divers ordres  : > Si la tumeur est encore petite, ou si la chirurgie s’avère compliquée, il est possible de la détruire en la nécrosant soit par la chaleur (radiofréquence), soit par le froid (cryoablation). Ces techniques sont assez récentes, très intéressantes pour le malade car peu invasives, mais elles ne sont pratiquées que dans certains cas et seulement certains établissements. > L’embolisation est une autre technique possible, rarement il est vrai. Elle consiste en l’obturation de l’artère nourricière de la tumeur. > On peut également procéder à une ablation de la tumeur > Ou à une ablation partielle ou totale du rein Dans tous les cas, une surveillance régulière est ensuite prévue pendant plusieurs années, via un examen radiologique et/ou un dosage de la créatininémie. Dialyse & greffe du rein Lorsque le rein est vraiment « en rade », il n’existe pas d’autre solution que la dialyse, puis dans certains cas, la greffe. La dialyse C’est la machine qui vient épurer le sang en lieu et place du rein. Une véritable révolution si l’on sait que jusqu’en 1955, les insuffisants rénaux n’avaient aucune solution de guérison ou de traitement. L’hémodialyse a donc été un espoir énorme, et aujourd’hui il est aujourd’hui possible de s’auto-dialyser. En moyenne, les insuffisants procèdent à cette manipulation trois fois par semaine. Il existe aussi une dialyse dite péritonéale, qui utilise le péritoine et permet d’éviter l’intervention d’une machine. Un allégement bienvenu pour une catégorie de malades, même si la France est très en retard sur ce type de traitement. PHOTOS.COM
PHOTOS.COM PHOTOS.COM La greffe La greffe est réservée aux insuffisants rénaux chroniques qui sont parvenus à un stade terminal. Ce sont donc des personnes qui subissent des dialyses depuis des années mais dont le rein continue à se dégrader. Au fil du temps, ils doivent subir des séances de dialyse de plus en plus longues, qui nuisent très gravement à leur qualité de vie, les empêchant de mener une existence normale. En effet, dans ce cas le régime devient très strict et exige trois séances de quatre à six heures par semaine ou des séances quotidiennes. Cela empêche bien entendu d’avoir une vie scolaire ou professionnelle. De plus chez l’enfant, elle retarde la croissance. Une transplantation permet de changer complétement de vie avec un régime alimentaire et une vie qui redeviennent presque normaux. L’exemple le plus flagrant pour une femme est qu’elle peut mener à bien une grossesse une fois transplantée. Il ne faut pas penser que les greffés soient forcément des personnes ayant dépassé la cinquantaine. Les enfants sont également parfois greffés, même si cela reste assez rare. Pour la majorité ce sont des personnes entre 20 et 45 ans qui subissent l’intervention. Aujourd’hui, la population vieillit et l’on a évidemment une hausse de patients greffés y compris au-delà de 65 ans pour qui l’opération se solde par un succès. A noter que ce sont en grande majorité des hommes qui sont concernés (à plus de 60%). Parmi la population de greffés, on retrouve également une partie de patients qui en sont à la seconde intervention et subissent une nouvelle transplantation, le rein greffé ayant une durée de vie limitée par rapport à une rein normal. Une greffe maîtrisée Si les greffes sont relativement rares, celle du rein est la plus fréquente  : plus de 50% des interventions. La particularité de la greffe rénale est qu’elle peut se faire à partir d’un donneur en état de mort cérébrale, mais aussi d’un donneur vivant apparenté. Pour être précis, un donneur vivant ne peut être que le père, la mère, le frère, la sœur ou l’un des enfants du patient, du moins c’est ce qui se pratique en France. Pour les autres liens de parenté, c’est le juge qui doit décider. Les greffes de rein réalisées à partir d’un donneur vivant sont cependant extrêmement rares en France, En général, les séances de dialyse ont lieu trois fois par semaine. > LE DON D’ORGANE Il faut dans un premier temps signaler à ses proches que l’on souhaite donner ses organes en cas de décès, car c’est à eux que les médecins poseront la question. Une demande qui sera faite quand bien même la personne décédée porte une carte de donneur, car celle-ci n’a pas de valeur légale, même si elle est la preuve d’une intention. moins de 10%. Aux Etats-Unis, elles dépassent les 40%, c’est la raison pour laquelle l’Académie de Médecine demande à ce que les conditions concernant le donneur soient assouplies avec un élargissement des conditions d’acceptation des donneurs potentiels. Les greffes avec donneur vivant donnent de meilleurs résultats pour plusieurs raisons  : l’intervention peut être programmée, ce qui n’est pas le cas avec une greffe consécutive à l’accident d’un tiers, elle se déroule de façon simultanée  : d’une part, l’opération d’ablation suivie immédiatement de la greffe, deux équipes médicales travaillant en même temps dans le même hôpital. Il existe des personnes prioritaires, en situation d’urgence. Ce sont celles qui ont développé des anticorps, c celles qui sont d’un groupe rare et les enfants. Les attentes sont longues, parfois plusieurs années, mais heureusement les décès sont rares. A noter que la greffe n’est pas proposée aux personnes ayant eu un cancer du moins dans un passé proche. En effet, la transplantation peut favoriser le développement de certaines tumeurs s’il existe encore des cellules cancéreuses dans l’organisme. Quid de l’intervention L’intervention est assez longue, de deux à quatre heures et l’hospitalisation dure au moins une semaine. L Les suites de l’intervention Il faut attendre plusieurs semaines avant que le rein ne puisse véritablement reprendre toutes ses fonctions, ce qui explique que les patients continuent à être dialysés un certain temps. Le risque de décès existe même s’il n’est que de 2% la première année. Ensuite, il convient d’être particulièrement vigilant et de suivre les recommandations médicales en matière d’alimentation, le traitement immunodépresseur qui évite le rejet, ainsi que les contrôles. Il est important de mener globalement une vie équlibrée. Autant dire que la qualité de vie du patient greffé et de son entourage changent grandement quelques semaines après l’intervention. A.F. PHOTOS.COM Santé 3 e âge - 79



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 1Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 2-3Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 4-5Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 6-7Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 8-9Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 10-11Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 12-13Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 14-15Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 16-17Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 18-19Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 20-21Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 22-23Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 24-25Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 26-27Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 28-29Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 30-31Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 32-33Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 34-35Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 36-37Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 38-39Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 40-41Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 42-43Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 44-45Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 46-47Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 48-49Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 50-51Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 52-53Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 54-55Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 56-57Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 58-59Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 60-61Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 62-63Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 64-65Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 66-67Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 68-69Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 70-71Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 72-73Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 74-75Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 76-77Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 78-79Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 80-81Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 82-83Santé 3e Age numéro 7 mar/avr/mai 2016 Page 84