Santé 3e Age n°7 mar/avr/mai 2016
Santé 3e Age n°7 mar/avr/mai 2016
  • Prix facial : 6,80 €

  • Parution : n°7 de mar/avr/mai 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 22,5 Mo

  • Dans ce numéro : préserver son capital jeunesse.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Maladie et autonomie PHOTOS.COM En France, la notion de soins à domicile est déterminée de façon précise  : elle recouvre les soins et services permettant d’être traité chez soi et ne concerne quasi exclusivement que la personne âgée ou handicapée. Les seniors en première ligne Les soins à domicile deviennent plus courants du fait que la population vieillit. Ce sont en effet les personnes âgées qui pour une fois sont privilégiées en ce domaine. De nombreuses organisations sont en effet mises en place pour faciliter la prise en compte de soins infirmiers à domicile chez les seniors et personnes handicapées ou dépendantes. Les pouvoirs publics ont favorisé le mouvement, une décision cohérente face à l’augmentation du nombre de personnes de plus de 75 et 80 ans. Impossible de les traiter toutes en milieu hospitalier, les structures d’accueil sont insuffisantes, le maintien à domicile est donc devenu un passage obligé qui a permis une meilleure organisation. Les soins à domicile sont donc prévus pour les personnes de plus de 60 ans, malades mais ne nécessitant pas une hospitalisation. Les soins en question sont essentiellement liés à la surveillance médicale, à l’assistance à la toilette. Cela concerne aussi les séances de kinésithérapie, de pédicure, d’orthophoniste, etc. Un service 7 jours sur 7 lorsque cela s’avère nécessaire, le contrôle étant effectué par la Sécurité sociale. La visite annuelle d’une assistante sociale permet également de valider Des soins à domicile possible ou pas ? La France est connue pour avoir une médecine classique très ancrée dans la tradition qui privilégie systématiquement les soins en cabinet et en milieu hospitalier. Les soins à domicile sont peu envisagés, même lorsque ce sont les patients qui les demandent, y compris pour les accouchements. L’évolution se fait très lentement et sur des populations ciblées. 38 - Santé 3 e âge l’état du malade et donne aussi les indications nécessaires sur l’état de la personne et son niveau de dépendance pour l’agrément donnant lieu à l’APA, allocation personnalisée d’autonomie. Le cas spécifique des soins palliatifs Autre possibilité  : peu à peu, on retrouve sur le territoire français des structures permettant l’hospitalisation à domicile des patients en fin de vie. Cela était une demande récurrente de nombreux malades et aujourd’hui, cela devient quasiment partout possible. Un retour à l’hôpital est envisageable si nécessaire, tout dépend de la charge quotidienne en soins. Des réseaux de soins palliatifs ainsi que des associations de bénévoles proposent aussi des accompagnements très utiles aux familles, ainsi que des structures d’écoute. Évidemment, il faut que les proches acceptent cette solution, car cela peut être très éprouvant. Les autres catégories de population Mis à part ces personnes, autant dire que les soins à domicile sont assez rares, à l’exception de ceux qui sont ordonnés suite à une hospitalisation, il peut s’agir de rééducation suite à une fracture par exemple. Idem pour un traitement exigeant des piqûres régulières faites par une infirmière ou une aide temporaire suite à un accident. Autre cas reconnu  : les soins donnés aux handicapés quel que soit leur âge ou aux enfants souffrant de maladies génétiques, nécessitant des traitements journaliers. Certains soins à domicile sont aussi prévus pour les
traitements de cancers. Au-delà de ces cas bien spécifiques, il est rare en France de pouvoir bénéficier de véritables soins chez soi, les structures médicales sont systématiquement privilégiées, quand bien même elles sont parfois débordées. Le cas de l’accouchement On le sait, l’accouchement n’est pas une maladie, mais la grossesse est très fortement médicalisée dans notre pays, contrairement à ce qui se passe chez certains de nos voisins européens. Une minorité de femmes veut cependant accoucher chez elles, mais autant dire qu’il faut faire preuve d’une détermination à toute épreuve. Le principal argument mis en avant par les médecins accoucheurs est qu’une complication est toujours possible et qu’il peut être vital de pouvoir utiliser certains matériels que l’on ne peut transporter à domicile. Et si un malheur en résultait pour la mère et l’enfant, le médecin ou la sage-femme risquent bien entendu d’être mis en cause. Il leur faut donc détenir une assurance pour couvrir ce risque possible. La plupart des femmes accouchent pourtant à la maison dans le monde entier. En France, cela ne concerne que 1% des futures mères. Peu de femmes sont en demande car cette tendance n’est pas le moins du monde encouragée. De plus, elle ne peut s’appliquer qu’à des grossesses tout à fait normales, non gémellaires, et des femmes assez jeunes. Une première grossesse après 40 ans par exemple peut très bien se passer, mais la maternité hospitalière sera systématiquement privilégiée. Certaines aimeraient que leur enfant naisse à la maison, mais encore fautil trouver un médecin qui accepte et il faut reconnaître qu’ils sont peu nombreux. La plupart des femmes qui veulent absolument adopter cette solution doivent être des adeptes de la naissance au naturel, sans péridurale, ni épisiotomie. Un kit de réanimation et des perfusions permettent cependant de pouvoir parer au plus pressé en cas d’urgence inattendue. Ce type d’accouchement permet au père d’être également présent, que la fratrie voit le nouveau-né quasiment immédiatement. En bref, on se sent bien chez soi, c’est une évidence, à condition de se sentir totalement en confiance et rassurée. Un dossier doit quand même être déposé en maternité au cas où il y aurait un problème de dernière minute. Les risques ne sont pas plus élevés à domicile lorsque tout est bien préparé. De plus, une ambulance est généralement prévue au cas où. Cerise sur le gâteau, cela coûte moins cher  : peutêtre le trou de la Sécurité sociale vat-il favoriser ce type de solution pour les femmes volontaires ? (à consulter  : www.ansfl.org, association nationale des sages-femmes libérales). Le cas des dialysés Encore peu répandue en France, la dialyse à domicile apporte un confort appréciable aux patients souffrant de déficiences rénales. A condition toutefois d'entourer cette pratique d'un certain nombre de garanties. La France compte un peu plus de 35 000 dialysés. Pourtant, seuls 3 000 d'entre eux bénéficient d'une dialyse à domicile, soit environ 8% du total. La dialyse à domicile apporte pourtant une amélioration significative du confort pour les malades concernés, en évitant le passage par un centre de dialyse et la fatigue qui accompagne le déplacement (généralement trois séances hebdomadaires, d'une durée de trois à cinq heures chacune). En matière de sécurité, une équipe médicale (médecin néphrologue) et paramédicale reste disponible en permanence et assure un suivi régulier du patient et du matériel. Il existe en réalité deux types de dialyse à domicile. La première repose sur la technique de l'hémodialyse. Similaire à celle pratiquée dans les centres de dialyse, elle consiste à filtrer le sang à l'extérieur du corps du patient, en utilisant une machine installée à son domicile. La seconde est la dialyse péritonéale, qui consiste à injecter une solution dans le corps du patient, qui est ensuite évacuée. La dialyse péritonéale prend la forme de quatre séances quotidiennes, d'une demi-heure à trois quarts d'heure chacune. Elle peut également se pratiquer durant la nuit, grâce au « cycleur », une machine de petite taille - contrairement à celle utilisée pour l'hémodialyse - et qui change elle-même les poches de sang. La DP nocturne permet au patient de mener une vie normale pendant la journée. Seule contrainte de la dialyse à domicile  : la nécessité, pour le bénéficiaire de pouvoir compter sur la présence d'une seconde personne à domicile, pour faire face à un éventuel incident, comme une chute de tension brutale qui ne permet plus au patient de contrôler le déroulement de l'opération. Il peut s'agir d'un professionnel ou d'un proche du patient (le conjoint, par exemple), formé au préalable. Les hôpitaux disposant d'un centre de dialyse assurent généralement ce type de formation. Une étude de l’OMS Une toute récente étude spécifie que pour chaque personne âgée en Europe aujourd’hui, quatre personnes sont en âge de travailler. Elles ne seront plus que deux en 2050. Il est donc évident que la demande de soins de longue durée et à domicile va fortement augmenter même si le taux démographique de la France reste atypique. Les gouvernements ne semblent pas très réactifs sur le sujet même si l’urgence est là. Les citoyens demandent à rester le plus longtemps possible indépendants, sans devoir se résoudre à aller dans une maison de retraite médicalisée ou un hôpital, et les États ont tout intérêt à suivre le mouvement. Le problème est évidemment économique, car les budgets sont actuellement très resserrés. Certaines pistes restent à explorer  : Favoriser le secteur privé à s’intéresser au sujet. Permettre aux clients patients d’avoir le choix de fournisseur surtout s’ils participent financièrement aux coûts, partiellement ou en totalité. Approfondir la voie de la télé médecine, permettant des consultations à distance et des recommandations médicales, pas seulement pour les zones rurales. Penser à l’aménagement des logements bien en amont. Autant de projets auxquels il faut réfléchir pour pouvoir agir à temps et permettre ainsi à de nombreux malades de se soigner dans le confort de leur maison. A.F. En France, seul 1% des femmes accouchent à domicile. PHOTOS.COM Santé 3 e âge - 39



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