Santé 3e Age n°7 mar/avr/mai 2016
Santé 3e Age n°7 mar/avr/mai 2016
  • Prix facial : 6,80 €

  • Parution : n°7 de mar/avr/mai 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 22,5 Mo

  • Dans ce numéro : préserver son capital jeunesse.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Au féminin Le cancer est toujours une épreuve, et si celui de la prostate est courant chez les hommes, les femmes sont aussi touchées par des cancers qui leur sont propres, tels que le sein, l’utérus et les ovaires. Dans ce dernier cas, un seul ovaire peut être concerné et comme toujours la précocité du diagnostic joue un rôle déterminant tout comme l’âge de la patiente. Le grand problème du cancer de l’ovaire est qu’il se développe sans aucun signe clinique et peut donc grandir sans que l’on ne se rende compte de rien. Une maladie insidieuse Statistiquement, ce cancer concerne plus souvent les femmes de plus de 55 ans et représente environ 3% de l’ensemble des cancers féminins. Il 36 - Santé 3 e âge Le cancer des ovaires en QUESTION entraîne de 3 000 à 3 600 décès par an. Enfin, la survie à cinq ans est inférieure à 40%, un chiffre bas qui s’explique par le fait que les diagnostics sont souvent tardifs. Il n’existe pas à ce jour de causes, ni d’origines connues, comme souvent dans le cas des cancers, à l’exception de la piste génétique avec mutation de gène. Dans ce cas précis, on peut même parfois proposer à la femme de subir une ovariectomie préventive. Certains signes sont parfois mis en avant, comme un risque plus élevé chez les femmes n’ayant pas eu d’enfant, ou ménopausées tardivement, mais en réalité rien n’est venu étayer de façon scientifique ces hypothèses. Les symptômes sont peu présents, et la prévention est difficile à mettre en place, mais il y a pourtant quelques signes avant-coureurs à connaître qui peuvent apparaître comme des douleurs dans le dos, une grande fatigue et des douleurs de l’abdomen. C’est à l’occasion d’une consultation médicale donnant lieu à une échographie que l’on détecte la maladie. Lorsqu’une masse est détectée, il n’y a pas forcément de cancer, les ovaires étant sujets à la survenue de kystes, qui peuvent disparaître spontanément ou ne pas évoluer. On procède alors à PHOTOS.COM
une simple surveillance. Si l’on soupçonne un cancer, on procède à une biopsie pour analyser les tissus. Poser un diagnostic Dans la grande majorité des cas, les cancers de l’ovaire concernent la surface externe, les cellules formant un adénocarcinome. Le diagnostic et les examens permettent de faire le point sur  : 1. Le type de cellules concernées. 2. Le stade du cancer. Il faut en effet s’assurer en effet que les cellules malades n’ont pas commencé à migrer vers d’autres organes, formant des métastases. Il existe quatre stades  : le I est le moins grave car il est limité aux ovaires, le niveau II signifie qu’il y a contamination au niveau du petit bassin, le stade III définit une extension des métastases dans la zone, le IV indique que les métastases ont déjà migré plus loin. 3. Troisième point à valider  : le grade, I, II ou III, qui détermine le degré d’agressivité du cancer Ce sont ces trois éléments qui vont permettre de définir un diagnostic précis permettant de mettre en place le traitement le plus adapté. Pour parfaire le diagnostic, l’abdomen est systématiquement examiné, car le cancer de l’ovaire a tendance à se propager dans le pelvis et le péritoine avant d’envahir d’autres organes. Au delà du diagnostic purement médical, d’autres éléments interviennent dans le pronostic médical  : l’état de santé de la patiente, son âge, son moral jouent évidemment un rôle important. Quid du traitement Dans le cas de ce cancer précis, c’est la chirurgie qui est généralement préconisée. Il s’agit d’enlever la tumeur et la plupart du temps, l’oncologue va recommander de retirer les deux ovaires ainsi que l’utérus. La chirurgie n’est pas à considérer par la patiente comme le signe d’une extrême gravité de son cas. Parfois, il s’agit même du contraire, car si la tumeur est très étendue, la chirurgie peut alors ne plus être suffisamment efficace. Parfois un choix s’avère nécessaire  : si la patiente est jeune et n’a pas encore d’enfant, une chirurgie conservatrice peut être possible en cas de cancer limité et peu agressif. Dans ce cas, l’ovaire malade est retiré, mais l’autre est conservé, tout comme une trompe de Fallope et l’utérus, permettant ainsi une ou des grossesses futures. PHOTOS.COM Un complément thérapeutique est aussi ordonné, avant et/ou après la chirurgie, pour réduire la taille de la tumeur ou pour prévenir une récidive. Il s’agit de chimiothérapie dans quasiment tous les cas. Le problème en l’état actuel des choses est que la rechute est fréquente. Tout l’enjeu de la prévention Le problème du cancer de l’ovaire est qu’il est généralement détecté au stade III avec un pronostic assez mauvais, et franchement médiocre à cinq ans. L’idéal est donc de parvenir à changer cela en permettant un diagnostic plus précoce. En effet, il faut savoir qu’à un stade I ou II, le pronostic vital change totalement avec une guérison à 90% à cinq ans. Comment faire pour y parvenir ? Une seule solution  : le suivi gynécologique et la consultation systématique d’un médecin si l’on ressent des symptômes nouveaux et inexpliqués tels que ballonnements, fatigue, perte de poids… sur une durée supérieure à quinze jours. En dehors de ces deux précautions, il n’existe pas de tests de dépistage et la recherche n’a pas résolu le problème de la prévention. Les progrès portent essentiellement sur une meilleure efficacité des molécules utilisées en chimiothérapie. Du nouveau ! Dans le cas de ce cancer précis, c’est la chirurgie qui est généralement préconisée. Des cas plus rares Dans environ 10% des cas, un autre type de tumeur (non épithéliale) peut être diagnostiqué dont la tumeur germinale, qui débute à l’intérieur de l’ovaire et concerne surtout les femmes jeunes. 1. Une étude récente a cependant permis de mieux connaître le processus  : le cancer démarrerait en réalité dans les trompes de Fallope, ce qui expliquerait que le diagnostic ne se fasse pas au bon stade, puisque généralement on ne se concentre que sur l’ovaire. En matière de dépistage, voici une aide essentielle pour le diagnostic. 2. Un espoir pour les cancers avancés de l’ovaire  : Une équipe d’oncologie de Lausanne en collaboration avec l’université de Pennsylvanie a testé une immunothérapie, un vaccin qui fonctionne en deux étapes et a permis dans le groupe témoin de réduire la tumeur et au pire de la stabiliser. Ce communiqué du mois d’avril dernier permet de voir l’avenir avec plus d’optimisme. Heureusement, les chercheurs travaillent quotidiennement vers de nouvelles avancées. Espérons que leurs travaux permettront à terme de guérir ce type de cancer ainsi que tous les autres. N.S. PHOTOS.COM Santé 3 e âge - 37



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