Santé 3e Age n°7 mar/avr/mai 2016
Santé 3e Age n°7 mar/avr/mai 2016
  • Prix facial : 6,80 €

  • Parution : n°7 de mar/avr/mai 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 22,5 Mo

  • Dans ce numéro : préserver son capital jeunesse.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Gastro-entérologie Dans certains cas plus graves, il est possible que l’aliment soit l’origine d’une intoxication, ce qui peut arriver par exemple avec une huitre ou un produit pas frais ou contaminé par la salmonelle par exemple. Des intoxications qui peuvent s’avérer très graves, voire mortelles dans certains cas. Si l’on prend un médicament, même courant, cela peut aussi provoquer des malaises, signalés dans les effets secondaires. On sait que les antiinflammatoires sont parfois mal supportés, mais aussi certains antibiotiques, ou l’aspirine. Dans ce cas, arrêter le traitement est la première chose à faire. Consulter un médecin pour trouver une molécule plus tolérante est la seconde étape. Certains sont sujets aux spasmes de l’intestin, il est important de vérifier dans un premier temps si tout va bien, et le médecin peut ordonner des examens spécifiques, tels que coloscopie (souvent accompagnée d’une fibroscopie). Ensuite, lorsque cela se passe à des moments bien définis, les habitués ont l’habitude de prendre un médicament du type Spasfon ou Meteospasmyl qui permettent d’éliminer les douleurs. Il est possible que cela soit aussi provoqué par le stress. En cas de nausée, voire de vomissements, la fameuse « crise de foie », l’habitude est de se précipiter sur la pharmacie en prenant de la citrate de Bétaïne ou de l’Alka Seltzer, du bicarbonate, ce qui permet d’aider à faire passer le tout en attendant des jours meilleurs ! Un reflexe qui marche généralement parfaitement. Si ces médicaments, ne fonctionnent pas, il faut alors aller plus loin dans la recherche des causes. Lors d’un voyage sous les tropiques, il n’est pas rare d’être dérangé de par le changement de diète alimentaire ou par un problème d’eau, et les touristes avisés n’oublient pas de prendre un Immodium, du Smecta ou l’équivalent dans la valise, histoire de ne pas gâcher leurs vacances par des diarrhées douloureuses et fréquentes, sources également de déshydratation. Même sans voyage à l’étranger, chez les personnes sensibles, tout changement de diète peut mener à des difficultés digestives passagères. Les régimes protéiniques par exemple sont fatigants pour les reins et provoquent de la constipation. Cesser de fumer fait aussi partie des mesures à prendre. En effet, au-delà des poumons, il est à présent connu que le tabac attaque aussi la bouche, la gorge, l’œsophage allant jusqu’à provoquer des cancers. Des risques à vérifier Si l’automédication permet de venir à bout de la plupart des troubles digestifs habituels, il faut cependant rester vigilant lorsque certains signes apparaissent pour la première fois. Ces signes sont assez bien connus suite aux nombreuses campagnes nationales de prévention  : Flore intestinale & probiotiques La flore intestinale, ou microflore, compte jusqu’à 100 000 milliards de bactéries dont certaines contribuent au maintien d’une bonne santé et d’autres sont nuisibles. Les probiotiques font partie des bactéries bienfaisantes pour l’organisme. Ils sont surtout présents dans le tractus gastro-intestinal. Au nombre de leurs bienfaits figurent la régulation de la santé intestinale, l’amélioration de la digestion, le renforcement des fonctions immunitaires et la lutte contre certains agents pathogènes. Faire en sorte de bénéficier chaque jour d’une flore intestinale bien équilibrée fait partie intégrante d’une approche proactive à l’égard de la santé. L'important est de s'assurer que les bonnes bactéries sont présentes en très grand nombre dans la flore intestinale pour contrer la prolifération des bactéries nuisibles. 34 - Santé 3 e âge La présence de sang dans les vomissements ou les selles. Des douleurs en coup de poignard qui peuvent aussi signifier une crise d’appendicite entre autres. A vérifier rapidement afin d’éviter tout risque de péritonite. Des problèmes à avaler et douleurs dans la gorge en avalant. Des pertes ou prises de poids anormales. Une coloration jaune des yeux qui peut signifier une attaque du foie. Si l’on ne se sent pas bien après être revenu d’un voyage à l’étranger, mieux vaut consulter. Idem lors de la prise d’un médicament. La fièvre est dans tous les cas un argument pour se rendre chez le médecin. Chaque fois que l’automédication ne fonctionne pas ou que les troubles se présentent avec de plus en plus de fréquence, il ne faut pas faire l’impasse sur la consultation médicale. Ainsi, le risque d’appendicite est présent à tout âge, même si l’on a tendance à être plus Le risque d’appendicite est présent à tout âge. vigilant avec les enfants. L’ulcère de l’estomac est aussi fréquent, le résultat d’une infection via une bactérie à présent bien connue et bénéficie d’un traitement fort efficace, y compris à long terme. Attendre ne fait qu’augmenter le risque d’attaque de la paroi sans oublier les douleurs. Le côlon à surveiller Le cancer reste évidemment le souci principal des Français, ce qui explique que les autorités de santé préconisent certains examens notamment après cinquante ans. Il s’agit essentiellement de la vérification des selles afin de détecter un cancer du côlon. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit de la seconde cause de mortalité en matière de cancers avec environ 17 500 décès annuels tant chez les hommes que chez les femmes. Il faut noter qu’il est particulièrement dangereux pour les plus de 50 ans, étant donné que 95% des nouveaux cas de cancer colorectal sont détectés dans cette tranche de population. Le risque augmente avec PHOTOS.COM
l’âge. Les statistiques indiquent que la survenue de la maladie est plus fréquente dans les régions Nord et Est de la France, mais la prévention a déjà permis d’enregistrer des progrès. Pour bien nettoyer et stimuler votre côlon, n’hésitez pas à faire deux fois dans l’année des séances d’hydrothérapie chez un spécialiste (lire notre article p.38). Les médecines douces Il est assez logique que les médecines douces soient populaires étant donné que l’automédication est élevée pour les troubles digestifs. A chacun ses solutions privilégiées, même s’il est possible d’utiliser plusieurs méthodes afin de multiplier les effets. Les plantes La nature offre bien des solutions et permet d’améliorer son état. Que ce soit sous forme de tisane, d’aromathérapie, de gélules, gouttes ou encore huiles essentielles (à savoir utiliser), les plantes sont des solutions qui fonctionnent bien. Certains mucilages sont aussi à base de plantes. On peut citer pour lutter contre les digestions difficiles  : - L’aneth et le fenouil, le charbon végétal particulièrement efficaces contre les ballonnements. - L’ananas, la papaye, le gingembre pour aider la digestion. - Le citron à jeun pour aider le foie dans son travail, tout comme l’artichaut, le radis noir ou le romarin. - La camomille et la menthe poivrée. Pour l’intestin  : - L’huile de paraffine lutte contre la constipation, tout comme la réglisse, les graines de lin, le jus de pruneau le soir. - La mélisse pour lutter contre les spasmes. - La levure de bière. L’homéopathie Les amateurs trouveront également des soulagements en consultant leur homéopathe. Le Nux Vomica et l’Iris Versicolor sont de grands classiques contre les crampes d’estomac et les nausées, l’Ailicea pour la constipation, PHOTOS.COM La nature offre de nombreux remèdes contre les soucis digestifs. l’Opium, le Bryona… le tout généralement en 9CH. Les autres méthodes Toutes les médecines douces ont normalement une action sur le système digestif. Ainsi, la médecine chinoise, l’acupuncture et la réflexologie plantaire peuvent agir sur ces zones en particulier en procédant à des pressions sur des points digitaux particuliers ou sur la zone de certains méridiens. Des médecines telles que l’ostéopathie peuvent aussi être efficaces. En effet, si l’on connaît bien les préconisations en matière de problèmes portant sur le squelette, l’ostéopathie détient aussi une application en matière digestive. Lactose & intestin Manger à heure régulière aide l’organisme à travailler sans stress, mais il arrive que l’intestin devienne irritable avec les années. Chez certains individus, il convient de se poser la question d’une surconsommation de produits laitiers (notamment au lait de vache). En particulier chez les femmes, particulièrement sensibilisées au problème de l’ostéoporose et du calcium. Or, avec le temps, le lactose est souvent de moins en moins supporté et provoque notamment des gaz, parfois douloureux. Il est facile de vérifier si cela est lié en supprimant les produits laitiers pendant deux à trois semaines et voir si la situation s’améliore. Si cela est le cas, il est possible qu’une légère intolérance au lactose se soit installée. Il est alors possible d’acheter du lait sans lactose, de ne consommer que modérément, un produit par jour maximum. On peut aussi se tourner vers le lait de soja, le lait d’amande ou les laits de brebis et de chèvre. Le lactose est en effet un glucide digéré par la lactase de l’intestin grêle. Or, cette lactase est une enzyme particulièrement active chez le nouveau-né, et décline parfois avec les années. On estime qu’une grande partie de la population est touchée par le phénomène. Et ce d’autant plus que l’on est du Sud  : 20% de la population dans le Nord contre 50% dans le Sud. Il ne s’agit nullement d’une intolérance, mais d’une mauvaise assimilation provoquant des ballonnements. La véritable intolérance est en effet rare dans nos populations européennes et notamment anglo-saxonnes. Si malgré toutes ces mesures, vos problèmes de digestion persistent et/ou s’aggravent, il est alors temps de consulter un gastro-entérologue pour un diagnostic complet et sérieux. A.F. À LIRE « Tout vient du ventre (ou presque) » de Danièle Festy, Editions Leduc S., 256 pages, 16 PHOTOS.COM Santé 3 e âge - 35



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