Santé 3e Age n°6 déc 15/jan-fév 2016
Santé 3e Age n°6 déc 15/jan-fév 2016
  • Prix facial : 6,80 €

  • Parution : n°6 de déc 15/jan-fév 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 15,0 Mo

  • Dans ce numéro : anti-cholestérol, votre plan d'attaque...

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Addiction Femmes, alcool & grossesse Ce que l’on nomme alcoolisme fœtal est à l’origine de retards mentaux congénitaux ainsi que d’un bon tiers des naissances prématurées. 10cl sont l’équivalent de 25cl de bière ou de 3cl de whisky ou de Ricard. Sinon quoi ? Au-delà, les complications évoquées sont connues mais mieux vaut les répéter car dans notre belle contrée française, nous avons tendance à minimiser les effets de l’alcool  : atteintes au foie et au pancréas qui sont les principaux organes qui travaillent à l’assimilation de l’alcool, risque d’hypertension, donc cardiovasculaires, risque de cancer du sein, dépression, dommages au cerveau. Les raisons avancées chez la femme Contrairement aux hommes, ce n’est pas le contexte social qui est le premier facteur responsable de l’alcoolisme chez les femmes. Au contraire, la solitude, l’anxiété, l’angoisse, une forme de dépression sont les causes les plus citées. Ce sont les femmes qui avancent ellesmêmes des explications d’ordre psychologique ou affectif pour expliquer leur dépendance. Il s’agit en priorité de femmes qui ont plus de 35 ans, qui ressentent un grand vide dans leur vie. Ce sont des raisons qui font que la dépendance s’installe rapidement et pour longtemps. A noter aussi que globalement, on a plus de risque de devenir alcoolique lorsque 42 - Santé 3 e âge l’on souffre d’une dépression de type maniaco-dépressif, de schizophrénie ou lorsque l’on a déjà développé une autre dépendance à la drogue, au tabac ou à certains médicaments. Il est à noter d’ailleurs que les cocktails mélangeant plusieurs « drogues » sont assez courants. Alcool et cigarettes vont souvent ensemble surtout en société. Alcool et cannabis sont courants dans les boîtes de nuit. Il ne faut pas nier que l’alcool permet de chasser l’angoisse, l’anxiété comme une fuite qui ne fait que retarder les problèmes en les aggravant. Le grand problème de l’alcoolisme féminin avant que la prise de conscience ne soit faite est qu’il est souvent discret et caché. L’alcool tient alors de somnifère dans les cas les plus graves. En même temps, l’alcool, mais surtout le vin sont aussi une histoire dans laquelle on peut se perdre en gardant une certaine prétendue dignité. Car les qualités gustatives existent véritablement et constituent effectivement un vrai plaisir des sens. Consommer avec modération comme on dit conduit effectivement à une certaine libération qui reste raisonnable. Inutile de boire plus que de raison pour parvenir à ce résultat. De l’alcool festif à l’ivresse festive Chez les femmes, y compris les plus jeunes dès l’adolescence, le danger c’est « l’alcoolisme festif ». On commence à boire un verre de vin, puis deux, lors THINKSTOCK de fêtes, puis progressivement, on commence à le faire chez soi en rentrant du travail ou des cours. Comme l’explique très bien le Professeur Michel Lejoyeux du service de psychiatrie et d'addictologie de l'hôpital Bichat à Paris, « Chez les jeunes, l'alcool n'est plus seulement vécu comme un moyen de se désinhiber  : on est passé de l'alcool festif à l'ivresse festive. La consommation alimentaire (le vin servi au moment des repas) disparaît au profit d'une consommation addictive et toxique qui explose ». Chez les femmes adultes, l’alcool est souvent utilisé pour décompresser en fin de journée. Mais le vrai danger, c’est que la consommation devienne régulière puis pathologique. Il y a trois critères simples qui permettent de détecter une alcoolisation pathologique  : la perte de contrôle (je veux prendre un verre mais j'en bois trois), la fixité des habitudes de consommation (impossible de passer une soirée sans alcool) et l'existence de dommages physiques et psychiques. N’oublions pas que l’alcool, en plus de tous ses ravages sur notre santé, fait grossir, agit sur les radicaux libres, et donc sur notre teint. En bref, si l’on examine véritablement toutes les conséquences, il est clair que notre consommation doit rester exceptionnelle et modérée. n E.A. Pour en savoir plus www.alcoholics-anonymous.org Les Alcooliques Anonymes sont une association d’hommes et de femmes qui partagent entre eux leur expérience, leur force et leur espoir dans le but de résoudre leur problème commun et d’aider d’autres alcooliques à se rétablir. Le désir d’arrêter de boire est la seule condition pour devenir membre des AA. Novembre-Décembre 2014 - Janvier 2015 - 57
SANTÉPOUR TOUS l Rhumatisme inflammatoire Vers un retour de la goutte ? La goutte était une maladie courante il y a encore une soixantaine d’années. Non pas qu’elle ait disparu, mais les traitements ont tant évolué que nous pouvons avoir l’impression qu’elle n’existe plus. Il n’en est rien. Elle s'était presque fait oublier, reléguer au rang des maladies historiques. Mais loin d'avoir disparu, la goutte revient en force. Jadis baptisée « maladie des riches », voire des rois parce que survenant chez les « bons vivants », ce rhumatisme inflammatoire est en augmentation dans la plupart des pays du monde. Et après des décennies d'indifférence, la recherche redevient très active. Un phénomène confirmé Dans les pays industrialisés, la goutte est de loin le rhumatisme inflammatoire le plus fréquent  : 1% à 2% de la population seraient concernés, plus de 600 000 personnes en France. Les hommes, surtout âgés, sont les principales victimes, alors que les femmes sont relativement protégées par leurs œstrogènes. Toutes les études épidémiologiques sont concordantes, la fréquence de la goutte grimpe en flèche. En Grande-Bretagne, 58 - Novembre-Décembre 2014 - Janvier 2015 elle est passée de 0,3% à 1% entre 1970 et 1990. Aux États-Unis, le taux a doublé (de 2,1% à 4,1%) en moins de dix ans chez les hommes de plus de 75 ans. Le record mondial serait détenu par la Nouvelle- Zélande, avec près de 15% de goutteux parmi les Maoris de sexe masculin, deux fois plus qu'à la fin des années 1950. En quoi ça consiste ? C’est l’urée ou plus exactement un taux d’acide urique trop élevé (supérieur à 0.08g/l pour une crise aiguë) par rapport à la normale qui provoque ce que l’on appelle une crise de goutte. Ce sont les purines, des substances provenant de la dégradation de certaines protéines, qui entraînent la formation de cristaux. Lorsque la goutte se déclare, et que le taux est donc anormal, cela signifie soit que votre corps en produit trop soit qu’il ne parvient pas à l’éliminer convenablement. Dans les deux cas, cet acide qui reste bloqué dans l’organisme se transforme en petits cristaux et reste donc stocké un peu partout. THINKSTOCK THINKSTOCK Santé 3 e âge - 43



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