Réponse Santé n°1 oct/nov 2015
Réponse Santé n°1 oct/nov 2015
  • Prix facial : 2,90 €

  • Parution : n°1 de oct/nov 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 15,7 Mo

  • Dans ce numéro : un visage rayonnant, anti-âge, tout ce qui marche...

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Enquête spécial froid ENQUÊTE Spécial froid en Grande-Bretagne. C’est à partir de ces années-là que les chercheurs commencent à cultiver les virus dans de l’œuf de poule ; une technique qui finit par porter ses fruits par la suite avec la mise au point des premiers vaccins. Comme souvent, ce sont les autorités militaires qui furent à l’origine d’une nouvelle étape décisive dans la mise au point du vaccin, ce qui permit de vacciner le Corps Expéditionnaire américain parti en Europe en 1944. Trois ans plus tard, l’Institut Pasteur crée son laboratoire de la grippe et son propre vaccin. Une prévention vaccinale qui restera très confidentielle pendant longtemps. Ce n’est qu’après la pandémie de 1968 que la décision est prise de se lancer dans des campagnes plus massives. Grippe, épidémie & mortalité Les nombreuses études épidémiologiques portant sur la grippe ont démontré que la vaccination grippale diminuait de moitié la mortalité chez les personnes âgées. Le vaccin est donc devenu gratuit pour les plus de 75 ans en 1985, puis les plus de 70 ans à partir de 1989, et enfin les plus de 65 ans depuis 2000. Le réseau Sentinelles considère qu’entre 700 000 et 4,6 millions de personnes consultent pour la grippe lors d’une épidémie, soit une moyenne de 2,5 millions chaque année. Entre 25 et 50% de la population touchée est constituée de jeunes de moins de 15 ans. En moyenne, une épidémie hivernale dure neuf semaines. 90% des décès liés à la grippe concernent des personnes de 65 ans et plus. Les symptômes de la grippe La grippe affecte surtout les voies aériennes supérieures, soit le nez, la 5022- Février-Mars-Avril 2015 THINKSTOCK gorge, les bronches dans la majorité des cas. Il peut arriver que des complications touchent les poumons. La fièvre est le symptôme le plus évident, elle peut être très élevée, flirtant avec les 40 degrés, et provoque également des courbatures. A cela s’ajoute l’écoulement nasal ou dans la gorge, de la toux, des maux de tête. Immense sensation de fatigue, parfois des vertiges… inutile de dire qu’une vraie grippe ne permet pas de poursuivre une activité normale. La force de la grippe est cependant variable en fonction des individus. Le processus de guérison Si la personne atteinte est en bonne santé au moment de l’attaque grippale, le processus normal va entraîner une guérison spontanée. En effet, le système immunitaire se met en alarme et part en guerre contre le virus pour l’éliminer et le forcer à quitter le terrain. Dans ce cas, il faut environ une semaine pour en finir avec la grippe. Ce processus n’est pourtant pas toujours efficace, en particulier chez les personnes âgées ou déjà malades par ailleurs. Les chiffres de la mortalité grippale concernent essentiellement cette population. Il convient de prendre ses précautions, en particulier si l’on souffre de diabète, d’asthme, de bronchite chronique, de cancer ou d’insuffisance cardiaque. ON NE LE RÉPÈTERA JAMAIS ASSEZ ! Inutile bien entendu d’adopter un traitement antibiotique puisqu’il s’agit d’un virus. Ce type de traitement n’intervient qu’en cas de complications. La prévention par le vaccin La vaccination reste la meilleure prévention. Le vaccin est composé de particules virales inactivées. Un vaccin ne peut donc provoquer la grippe comme on l’entend souvent. Il est gratuit à partir de 65 ans. Tout le monde peut être vacciné à l’exception des personnes allergiques à l’albumine (le vaccin a été développé dans l’œuf) et des bébés de moins de six mois. Mais en réalité, il n’est pas administré aux enfants, sauf s’ils souffrent de maladies bien spécifiques, telles que le diabète insulinodépendant, une maladie affectant le système immunitaire, l’arthrite chronique juvénile et les affections graves de type cardiaque ou asthmatique. Chaque année, le vaccin est revu afin de s’adapter aux nouvelles souches et aux mutations, plus ou moins importantes qui ont lieu chaque année. Son efficacité est évaluée à 80% en moyenne pour une durée d’un an et une seule injection
suffit. Il ne faut surtout pas oublier que la grippe est hautement contagieuse et se transmet par le simple intermédiaire de goutelettes microscopiques dans l’air lorsque d’une toux sans protection, d’un éternuement, mais aussi parfois simplement en parlant à quelqu’un, car une respiration proche peut suffire. Il convient également de ne pas oublier les précautions habituelles à prendre  : Les mesures d’hygiène  : se laver les mains régulièrement. Attention aux téléphones portables, et aux claviers d’ordinateurs qui peuvent être porteurs des virus. Idem pour les poignées de porte. Bien laver les serviettes de bain ainsi que les torchons avec lesquels on s’essuie les mains. Aérer la chambre, mais continuer à se couvrir pendant la période où l’on est malade. En ce qui concerne les collectivités, des recommandations officielles sont destinées aux professionnels de santé. Les mutations du virus Le virus de la grippe mute facilement. On a pu constater dans le temps que les réservoirs animaux jouent un rôle important dans les pandémies. Les oiseaux en particulier semblent être à l’origine de ces problèmes. D’autant que l’on sait aujourd’hui que les virus affectant les oiseaux peuvent se transmettre directement à l’homme. C’est la raison pour laquelle les pandémies naissent pour l’instant souvent en Extrême Orient, simplement du fait de la proximité de l’habitat entre animaux et humains. C’est le type A qui mute le plus facilement  : H1N1, H2N2, H3N2, créant même des sous-catégories comme le H3N2. Il est très difficile de distinguer les grippes de type A et B. Le virus C s’apparente plutôt à un rhume plus qu’à la grippe. THINKSTOCK Les soins nécessaires face aux états grippaux On le sait, les antibiotiques n’ont rien d’automatique. Ils ne sont d’ailleurs utilisés qu’en cas d’affaiblissement spécifique d’un malade. Pour autant, il ne s’agit pas d’attendre en laissant faire. S’il est vrai qu’un rhume isolé se soigne tout seul en l’espace de 3 à 4 jours, il est important de savoir que selon une étude de l’OMS, les asthmatiques déclarés étaient au départ victimes de rhinites, non ou mal soignées. Le risque serait donc sous-estimé et la prise en charge de la rhinite doit avoir lieu dès qu’un deuxième épisode se présente dans l’année. La rhinite est aussi associée à l’eczéma, ce qui signifie que la personne affectée présente un terrain favorable à l’allergie. Une prédisposition qui a souvent des racines familiales. Antihistaminiques et antiinflammatoires (rhinites) La rhinite allergique se soigne normalement par des antihistaminiques afin de lutter contre l’allergie. Des anti-inflammatoires de type collyre sont également ordonnés. Dans les cas les plus graves, il arrive que le médecin conseille également des bronchodilatateurs s’il y a gêne respiratoire. Si les rhinites sont régulières, il faut faire un dépistage des origines du mal afin de prendre les mesures nécessaires. Un test cutané chez un allergologue est rapide et permet de savoir où l’on en est. Il est aussi possible de faire un test sanguin afin de vérifier la concentration d’anticorps. Traitements de désensibilisaton (rhinites allergiques) On l’appelle également immunothérapie spécifique et il s’agit de l’unique traitement qui s’attaque à l’origine de l’allergie. La désensibilisation est recommandée par l’OMS qui précise qu’elle doit faire partie intégrante de la prise en charge des maladies allergiques. Le protocole est le suivant  : Injecter des doses d’allergènes, régulièrement et en THINKSTOCK Février-Mars-Avril 2015 - 2351



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