Question Psycho n°26 nov-déc 11/jan 2012
Question Psycho n°26 nov-déc 11/jan 2012
  • Prix facial : 4,80 €

  • Parution : n°26 de nov-déc 11/jan 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 148

  • Taille du fichier PDF : 53 Mo

  • Dans ce numéro : se libérer, en finir avec complexes et blocages...

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Anorexie & boulimie Compulsion ou repulsion alimentaire Sortir du cercle 98 - Question psycho infernal L'anorexie ou la boulimie s'installe, le plus souvent, lors du passage de l'adolescence à l'état adulte, l'âge moyen de survenue étant environ 15 ans mais peut commencer dès 8 ans. Elle peut mettre des années à s'installer ou, au contraire, se développer rapidement. Les parents doivent être très vigilants aux rapports que leurs enfants entretiennent avec la nourriture, mais plus encore avec leur corps. Des clés existent pour éviter que des troubles du comportement alimentaire ne s’installent. Et si la maladie est là, des solutions existent pour la soigner. L'adolescence est une période où le corps subit par ailleurs de nombreux changements et où l'image que l'adolescent a de son corps n'est plus vraiment en adéquation avec la réalité. A michemin entre son corps d'enfant et son corps d'adulte, il peut se trouver trop gros ou trop maigre ou simplement ne pas se plaire pour quelque raison que ce soit. Dans ce cas, il faut favoriser la pratique régulière d'une activité physique qui va modeler le corps et procurer en même temps détente et bien-être à l'adolescent. Des cles pour eviter les troubles Si vous pensez que votre enfant présente des risques de troubles alimentaires, voici les questions à prendre en compte et le dialogue qu’il faut instaurer. A-t-elle vraiment besoin de mincir ? Votre fille est-elle en surpoids ? S’il vous semble que oui, il faut prendre rendezvous avec votre généraliste (voire un endocrinologue ou un nutritionniste), qui évaluera sa corpulence et verra avec elle comment l’aider à perdre son excédent de poids, si cela s’avère nécessaire. Si c’est non, surtout, il ne faut en aucun cas se moquer d’elle, même s’il est évident que c’est uniquement « dans sa tête ». Il est important de respecter son souci, qui est pour elle bien réel. L’aider à prendre de la distance Prendre le temps d’en discuter ensemble. Voici ce que vous devez mettre en œuvre. Votre fille a besoin de vos explications pour se rassurer et pour comprendre. À l’adolescence, ses hanches s’arrondissent, ses seins poussent  : elle ne grossit pas, elle se transforme ! Ses rondeurs sont le signe qu’elle grandit, qu’elle est en train de devenir une femme. De nombreuses adolescentes aujourd’hui, comme nous l’avons énoncé plus haut, veulent ressembler à tout prix aux top-modèles. Faites-lui remarquer que cette image de la séduction et de la féminité véhiculée par la mode et la presse, dans laquelle elle se projette, est tout à fait artificielle et très éloignée de la réalité  : ni les actrices, ni les chanteuses qu’elle aime ne sont probablement toutes maigres comme des clous ! Et les plus minces ne sont pas forcément les plus séduisantes...
Lui donner de bonnes habitudes Mêmes minces, c’est un fait, les adolescentes ont souvent peur de prendre du poids. Profiter de votre discussion autour de sa ligne pour lui conseiller de mieux manger. Il est important de l’inciter  : - à limiter sa consommation d’aliments les plus caloriques comme  : chips, sodas, crèmes dessert, viennoiseries, etc. Mais qu’elle ne se prive complètement d’aucun aliment ; - à manger lentement, ne pas se précipiter sur la nourriture afin que l’estomac puisse digérer tranquillement ; - à ne pas sauter le petit déjeuner ; - à éviter de grignoter en dehors des repas - à prendre conscience que l’alcool et les sodas qu’elle peut boire lors des fêtes apportent des calories en nombre non négligeable ; - à prendre une salade plutôt que des frites avec son kebab, sans la noyer de mayonnaise ou de sauce ; - à pratiquer une activité physique quotidienne (au moins 1/2 heure voire 1 heure par jour)  : aller au collège ou au lycée à pied, faire du vélo, du roller, de la danse... - à aller voir ses copines, sortir, plutôt que de passer beaucoup de temps devant la télévision ou l’ordinateur. Si elle prend toutes ces bonnes habitudes, il n’y a aucune raison pour qu’elle grossisse ! Les maladies à surveiller Il est vrai qu’à trop accorder d’importance à leur poids, certaines adolescentes finissent par souffrir de troubles alimentaires graves (anorexie ou boulimie). Mal dans leur peau, elles pensent que leur malheur vient de quelques kilos en trop, réels ou imaginaires. Elles décident de se mettre au régime (c'est-à-dire à ne plus rien manger), maigrissent beaucoup et n’arrivent plus à s’arrêter ! Cela peut conduire à l’anorexie. Ou bien elles finissent par craquer parce qu’il est difficile de se priver tout le temps. Résultat, elles se bourrent de n’importe quels aliments sans pouvoir s’arrêter et se font vomir par la suite. C’est la boulimie. Surveillez bien votre fille, car de nombreuses adolescentes tombent malades sans éveiller le doute chez leurs parents. Elles se cachent pour vomir et le cercle infernal commence… Engager le dialogue Si l'adolescente a une relation réellement difficile avec la nourriture, si elle refuse de s'alimenter, fait régime sur régime, ou au contraire mange de grandes quantités de nourriture et culpabilise ensuite ou passe des heures à faire du sport pour éliminer, il est vivement conseillé d'essayer d'ouvrir le dialogue afin qu'elle puisse s'exprimer librement sur ce qui l'inquiète ou lui déplait, et que l'on parvienne à ré-attribuer aux choses et aux événements leur juste valeur. Si elle n’arrive pas à en discuter avec vous, proposez à un proche d’en parler avec elle ou prévoyez une visite chez un professionnel de la nutrition, voire un psychologue spécialisé dans les troubles de l’alimentation… Les parents ne sont pas forcément les personnes les plus aptes pour aider l'adolescent face à ce problème, car ils peuvent être trop proches de lui et l'attitude de l'adolescent face à la nourriture peut également être une façon de contester l'autorité parentale. C'est pourquoi l'aide du médecin, du psychothérapeute et éventuellement de la diététicienne sera mieux vécue par l'adolescent car il s'agit de personnes affectivement neutres. Les professionnels de la santé sont reconnus par les adolescents comme des personnes compétentes, mieux placées que leurs propres parents pour les comprendre et leur donner des conseils relatifs à leur santé, même si leurs parents leur donnent des conseils de bon sens. Le même conseil donné par un diététicien ou par la maman n'aura pas du tout le même impact. Par conséquent, si vous sentez que le problème vous échappe, il ne faut surtout pas hésiter à faire appel à une aide extérieure. Si votre fille persiste à dire qu’elle se trouve trop grosse, surtout ne vous moquez pas et essayez de comprendre avec Question psycho - 99



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