Question Psycho n°23 fév/mar/avr 2011
Question Psycho n°23 fév/mar/avr 2011
  • Prix facial : 4,80 €

  • Parution : n°23 de fév/mar/avr 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 35,6 Mo

  • Dans ce numéro : voir les choses en face...

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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0 c 0 ü Q) en Une thérapie : pour quoi faire ? Lorsque nous répétons les mêmes situations sans comprendre ce qui nous mène fatalement à l'échec, que nous nous sentons seul(e) et impuissant(e) face au mal-être, l'aide d'un psy peut s'avérer nécessaire. Mais attention ! Entamer une psychanalyse ou une psychothérapie est un véritable engagement, à prendre au sérieux.• 56 - Question psycho Aujourd'hui, on le sait, nul besoin d'avoir une maladie mentale pour consulter un psy. Le simple fait d'aller mal de façon durable est une raison suffisante pour ressentir le besoin de se tourner vers un professionnel. Il est impossible de faire la liste de tous les maux pouvant mener au cabinet d'un thérapeute  : ils sont aussi variés que les individus et les histoires personnelles de chacun. Un simple "coup de blues" passager peut se régler avec le temps, une nouvelle activité passionnante ou l'aide d'un ami bien intentionné. Mais quand le mal-être persiste et que nous ressentons le besoin de mieux comprendre ce qui, en nous, provoque le malheur dans notre vie, alors l'aide d'un psy peut devenir essentielle. En nous aidant à revenir sur un passé refoulé, celui-ci peut nous permettre de nous révéler à nous-même pour mieux vivre le présent. Comment ça se passe ? Il existe de très nombreuses formes de cures psychanalytiques et faire le tri parmi elles est un parcours long et fastidieux. Ce n'est pas l'objet de cet article mais, en revanche, nous pouvons d'ores et déjà établir à grands traits la différence entre les deux formes de thérapies les plus courantes  : la psychanalyse et la psychothérapie (qui revêt elle-même de nombreuses pratiques différentes). La première est un travail plus long, plus intense - deux ou trois séances de 45 minutes par semaine en général - et davantage en profondeur que la seconde, plus ciblée sur un problème en particulier. Les deux démarches sont donc sensiblement différentes pour le patient. Lorsqu'on décide
d'entamer une psychanalyse, il faut accepter de remonter parfois loin dans le temps pour faire resurgir des difficultés et des traumatismes parfois très anciens, au moyen de la technique de la libre association d'idées. Allongé sur un divan ou en face-à-face avec le psychanalyste, le patient libère son inconscient en parlant librement de lui-même, de ses rapports avec son entourage, de la façon dont vient en général davantage. La cure se termine lorsque le problème pour lequel le patient est venu a trouvé une explication et éventuellement une résolution. Il peut s'agir par exemple d'une phobie, ou d'une obsession récurrente. Toutefois, certaines psychothérapies se transforment en psychanalyse dans certains cas. Il n'existe pas de règles car chaque patient est différent. Mais le point commun de ces " Le psychanalyste s'abstient de tout jugement moral et de tout jugement de valeur " il évolue dans la vie. Mais il parle aussi de ses rêves, de ses actes manqués et prononce parfois des lapsus lourds de sens et très précieux pour l'analyse. À aucun moment, le psychanalyste n'est censé prodiguer des conseils ou donner son avis personnel. C'est la fameuse "neutralité bienveillante" dont parle Roger Perron, psychanalyste et auteur de Une psychanalyse, pourquoi ?  : « Elle désigne une attitude où il [le psychanalyste,ndlr] s'abstient de tout jugement moral, et plus largement de tout jugement de valeur ; il doit impérativement s'efforcer de laisser de côté, le temps de la séance, ses propres opinions politiques, religieuses, sociales, morales, etc. » Lors d'une psychothérapie, la même technique peut être utilisée, mais le thérapeute interpratiques est qu'elles nécessitent un véritable engagement dans le temps et une grande motivation pour entamer une véritable introspection. En effet, la plus grosse partie du "travail" psychanalytique est en réalité effectuée par le patient lui-même. C'est lui qui se révèle, presque "malgré lui", en parlant au psychanalyste ou psychothérapeute. L'intérêt du langage Dans notre société où tout va de plus en plus vite, où nous sommes obsédés par l'efficacité et la performance, le temps de la psychanalyse est un peu décalé. On ne peut pas accorder la même logique à un objectif professionnel qu'à celui d'une cure psychanalytique. La psyché est un domaine suffisamment complexe et les freins personnels des patients sont de nature si variée qu'il serait utopique de croire pouvoir régler ses problèmes en trois ou quatre séances ! Il est tentant pour nombre de gens de soigner leur mal-être par des médicaments, pour obtenir des résultats rapides, sans grand engagement. Mais les maux de l'âme profonds ne se soignent pas avec des anti-dépresseurs, comme !'explique Roger Perron  : « Si par exemple, le drame est de ne pas être aimé, et de ressentir cela depuis son enfance, aucun médicament ne peut guérir cette blessure, tandis que le seul fait de pouvoir en parler à quelqu'un qui sait se taire mais entendre, pour la première fois, change tout. » L'un des intérêts d'une thérapie est de permettre progressivement au patient de « devenir de plus en plus conscient des courants affectifs qui le traversent, des imagos qui le structurent, des pensées et des images qui l'influencent, et des mécanismes de défense qui l'isolent de lui-même ou des autres », selon Olivier Chambon et Michel Marie-Cardine, psychiatres et auteurs de l'ouvrage Les bases de la psychothérapie. Le pouvoir du langage, de l'écoute et de l'analyse est irremplaçable. Tout le monde n'en a pas forcément besoin, mais lorsqu'on se sent prisonnier de son propre comportement, pourquoi ne pas essayer ? Ni la honte, ni la peur ne devraient vous freiner dans cette quête de vous-même et de votre liberté.• Question psycho - 57.



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