Question Psycho n°23 fév/mar/avr 2011
Question Psycho n°23 fév/mar/avr 2011
  • Prix facial : 4,80 €

  • Parution : n°23 de fév/mar/avr 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 35,6 Mo

  • Dans ce numéro : voir les choses en face...

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Psy quotidien croches. Toutefois, pour diverses raisons, les gens peuvent avoir des tensions qui s’accumulent ! L’agression Lorsque le vase est plein, une goutte peut suffire pour le faire déborder, que ce soit un événement ou un commentaire apparemment banal. C’est l’éclatement, l’éruption du volcan endormi. La personne peut se sentir impuissante, peut perdre le contrôle et choisir d’utiliser la violence pour tenter de reprendre du pouvoir. La personne qui en est victime est souvent ébranlée, se sent diminuée et désarmée. La justification Quelque chose de grave vient de se produire et les deux personnes impliquées doivent trouver des justifications. C’est l’étape des grandes émotions, des excuses, des explications et de l’argumentation. La rémission C’est la lune de miel, le temps des promesses, des attentions et de l’espoir. On se convainc que plus jamais ça n’arrivera. Attention, ce sont souvent de belles promesses ! Plusieurs personnes prennent des décisions et trouvent réellement de l’aide et des moyens concrets pour apprendre à gérer différemment leurs frustrations. Ce n’est malheureusement pas le cas de tous. Chez certaines personnes, les frustrations reprennent le dessus et elles retombent dans le cercle vicieux de la violence. Avec le temps, plus les crises se répètent, plus les étapes du cycle se déroulent rapidement et deviennent intenses. L’exemple de la violence familiale La violence familiale se produit entre les membres d’une même famille proche ou élargie. Tous les types de violence peuvent se retrouver dans la violence familiale. Les parents comme les enfants peuvent faire vivre ou subir de l’agression. L’habit ne fait pas le moine Une personne qui commet une agression peut être un inconnu, un ami, un membre de votre famille, de votre entourage ou de votre quartier. Elle peut malheureusement être une personne en qui vous avez confiance. 36 - Question psycho Différentes formes La violence conjugale  : ● est la violence qu’un conjoint subit de la part de l’autre conjoint ; ● peut avoir autant d’impact sur un enfant que s’il vivait lui-même de la violence ; ● peut faire vivre aux témoins, notamment les enfants, toutes sortes d’émotions  : l’impuissance de ne pouvoir empêcher ce qui se passe, la peur, la tristesse, la colère, la déception… ; ● peut changer la perception que l’enfant a de ses parents mais aussi celle qu’il a des autres ; ● peut parfois amener les témoins, notamment les enfants, à utiliser eux-mêmes la violence envers un de leurs parents ou envers les autres ; nécessite qu’on aille chercher de l’aide. La violence envers un parent  : ● est la violence qu’un adolescent (ou un enfant mais c’est moins fréquent) commet à l’endroit de son parent ; ● peut être physique ou psychologique ; ● est un rapport inversé où le parent perd son rôle d’autorité et où l’adolescent se l’approprie ; ● peut avoir des conséquences psychologiques autant pour le parent que pour l’adolescent et les autres membres de la famille ; ● peut prendre différentes formes  : frapper le parent, lui faire des demandes irréalistes, jouer délibérément avec ses sentiments et ses émotions, s’absenter pour l’inquiéter, s’abstenir de tout signe d’affection, tenter de contrôler le fonctionnement de la maison ou de sa vie, nuire à ses relations amoureuses ; ● nécessite qu’on aille chercher de l’aide. La violence envers un enfant ou un adolescent  : ● est la violence physique, psychologique, sexuelle qu’un parent ou un autre membre de la famille commet envers un enfant ou un adolescent ; ● a un grand impact sur tous les membres de la famille ; ● peut faire vivre à la victime toutes sortes d’émotions  : de l’impuissance, de la peur, de la honte, de la culpabilité, une perte de confiance en elle ;
● peut changer la perception que l’enfant a de tes parents mais aussi celle qu’il a des autres ; ● peut amener l’enfant à avoir plus de difficultés à rester attentif et motivé à l’école ; ● peut parfois amener l’enfant à utiliser lui-même la violence dans ses relations avec les autres ; ● nécessite qu’on aille chercher de l’aide. Commettre un geste de violence Remise en question Si votre violence vous permet d’obtenir ce que vous désirez, vous perdez néanmoins quelque chose. La violence finit toujours par avoir des conséquences désagréables pour toutes les personnes impliquées. Vos gains versus vos pertes Vous perdez plus à continuer d’être violent qu’à changer. Identifiez  : ● le pourquoi vous utilisez des comportements violents ; ● les situations qui vous amènent à utiliser la violence ; ● les conséquences que ces comportements ont sur vous ; ● ce que les personnes ressentent lorsqu’elles sont victimes de violence. Résolution de problème Si vous souhaitez connaître des moyens acceptables d’exprimer vos frustrations plutôt que d’utiliser la violence  : ● acceptez que vous avez un problème ; parlez de vos difficultés avec des gens en qui vous avez confiance ; ● pensez aux avantages que vous auriez à changer ; ● réparez certaines de vos erreurs ; ● prenez le temps d’identifier les signaux qui vous indiquent que vous êtes sur le point d’utiliser un comportement violent ; trouvez des moyens plus appropriés de répondre à vos besoins ; ● faites appel aux ressources mises à votre disposition comme l’aide d’un psychologue ou psychanalyste, les cellules d’écoute ou les associations spécialisées. Signaler un acte de violence Bouche non cousue Le meilleur allié des agresseurs est le si- lence. Certaines personnes peuvent même être prêtes à se rendre très loin dans leurs actions pour que le silence soit préservé ! Par contre, tant que le silence est maintenu, les personnes qui commettent des agressions sont à l’abri de toute conséquence, les gestes de violence peuvent se répéter et le nombre de victimes augmenter… Il faut donc parler non seulement pour protéger les victimes, en éviter d’autres et empêcher l’agresseur de recommencer. Rapporter versus signaler Il y a une différence entre rapporter une situation c’est-à-dire révéler de l’information dans le but de nuire ou de faire punir une personne et signaler une situation dans le but de recevoir de l’aide ou d’aider une autre personne. En somme, signaler une situation permet  : à un adulte ou une personne en relation d’autorité de protéger quelqu’un qui est victime de violence ; d’offrir à chacun (la personne qui commet des gestes de violence et celle qui en est victime) la possibilité de recevoir une aide appropriée à sa situation. Signaler peut parfois être très difficile, parce que la victime  : ● peut se croire responsable de l’agression (alors que ce n’est pas le cas) ; ● a souvent peur de ne pas être crue ; ● peut préférer essayer de s’en sortir seule ou tenter de se convaincre que le temps arrangera les choses ; ● peut être liée ou attachée à la personne qui l’a agressée ; ● a peur et se retrouve souvent dans une situation où il y a des menaces et/ou du contrôle ; ● est consciente que signaler peut amener la personne qui a commis les gestes à se retrouver avec des conséquences, des poursuites ou même parfois des sentences d’emprisonnement ; ● se replonge dans des événements difficiles et vit toute une gamme d’émotions (peur, colère). Retenez que mieux vaut tard que jamais ! Signaler une situation de violence peut prendre du temps. Certaines personnes font ce choix plusieurs années après l’agression pour se libérer d’un poids trop lourd à porter… Mais les conséquences sur leur vie sont parfois lourdes et irréparables…■ E.A. être témoin de violence Être témoin de violence peut vous faire vivre toutes sortes d’émotions. Vous devez vous en occuper en parlant à quelqu’un. Qu’il s’agisse d’un ami ou d’une autre personne, il existe des moyens d’aider une victime tout en respectant ses propres limites. en savoir plus & source  : www.laviolencefamilialefaitmal.gc.ca Question psycho - 37



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