Question Psycho n°23 fév/mar/avr 2011
Question Psycho n°23 fév/mar/avr 2011
  • Prix facial : 4,80 €

  • Parution : n°23 de fév/mar/avr 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 35,6 Mo

  • Dans ce numéro : voir les choses en face...

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Psy quotidien Ces agressions qui 32 - Question psycho nous polluent La violence a des formes variées  : le harcèlement moral, c’est à dire le dénigrement systématique, la violence verbale par les injures, la discrimination, la violence physique à travers les coups et blessures, les violences sexuelles, les violences contre soimême. Dans notre société, les violences faites aux personnes sont nombreuses. Les images de violence sont banalisées. Et sans tomber dans des extrêmes, il nous arrive toutes, un jour ou l’autre, d’être nous-mêmes violentes face à des agressions ou des comportements qui nous dérangent. Une vraie pollution à long terme… Pour changer les mentalités, il est très important de prendre du recul par rapport aux images fictives ou réelles de violence dont la télé nous sature. Différents types de violence Certaines violences sont plus difficiles à déceler que d’autres. Mais elles peuvent être tout aussi traumatisantes, surtout si elles deviennent habituelles. Rien ne doit être pris à la légère. Cela peut être une simple bousculade ou des violences plus graves quand cela cause des blessures physiques. La violence verbale passe par les mots. Elle consiste à humilier l’autre par des messages de mépris, d’intimidation ou des menaces d’agression physique. Elle peut se traduire par des interdictions, du chantage, des ordres... Elle vise à créer un état de tension chez la victime et à la maintenir dans un état de peur et d’insécurité. Elle blesse moralement la personne, plus ou moins profondément. La violence psychologique regroupe tout ce qui concerne l’humiliation. Plus diffuse que la violence verbale, elle passe davantage par des attitudes. Elle a pour effet de dénigrer, de dévaloriser et d’humilier une personne. Elle s’exprime parfois par une relation punitive qui consiste à ignorer la présence de l’autre ou à refuser de communiquer. Cette forme de violence est destructrice et ne se traduit pas toujours de manière verbale. La violence physique atteint l’autre dans son intégrité corporelle. Elle peut prendre la forme de violences légères (une bousculade…) ou de violences beaucoup plus graves, quand elle cause des blessures physiques ou quand il s’agit d’atteintes sexuelles. Les atteintes sexuelles ont toujours un retentissement psychique. Que dit la loi ? Pourquoi la violence est-elle interdite par la loi ? Nous avons tous des droits en tant que citoyens, individuellement et collectivement. Ces droits doivent être respectés, sinon c’est le droit du plus fort qui règne. Dans ce cas, certaines personnes pensent pouvoir prendre tous les droits en bafouant ceux des autres. C’est pourquoi il est très important de faire respecter la loi dans tous ses aspects, c’està-dire aussi bien les droits que les devoirs. Quand la loi n’est pas respectée, les sanctions judiciaires prennent différentes
formes en fonction de l’infraction (amendes, peines de prison, etc.). Heureusement, être violent, ça a des conséquences. Différents niveaux On peut dire qu’il y a quatre niveaux possibles de violence  : ● mortelle ● invalidante, non guérissable ● blessante mais guérissable ● à conséquences bénignes (mais pas sans conséquences, puisqu’on ne peut jamais savoir si c’est sans conséquences sur le psychisme plus tard). Ces quatre niveaux ne se limitent pas à la violence physique, ils concernent tout autant les violences morales et psychiques. Les trois formes peuvent chacune avoir, comme conséquence, juste un désagrément, ou une blessure plus durable, ou une invalidité permanente, ou alors, la mort. L’énoncer, c’est commencer à agir Au sens le plus immédiat, la violence renvoie à des comportements et à des actions physiques  : elle consiste dans l’emploi de la force contre quelqu’un, avec les dommages que cela entraîne. Cette force prend sa qualification de violence en fonction de normes qui varient historiquement et culturellement. S’il y a des faits que nous nous accordons tous à considérer comme violents (la torture, l’exécution, les coups), d’autres dépendent, pour leur appréhension, des normes en vigueur. Ainsi la violence domestique a été pendant longtemps considérée comme normale. Elle restait donc légitime « invisible ». Ce n’est plus le cas. Même si l’aspect normatif est difficile à saisir, il est essentiel pour comprendre notre vision de la violence. Dans l’idée que nous nous en faisons, il entre en effet un élément La violence verbale est la première étape de la violence générale contre les femmes. (Isabelle Alonso) de chaos, de transgression, qui assimile la violence à l’imprévisible et au dérèglement absolu (l’hubris des anciens Grecs). On retrouve cet élément d’imprévisibilité dans l’idée d’insécurité, qui correspond à la croyance, fondée ou non, que l’on ne peut plus être sûr de rien dans les comportements quotidiens. Avec cette idée d’un dérèglement ou d’une remise en cause plus ou moins durable de l’ordre des choses par la violence, on touche aussi à un des aspects essentiels de la notion, son aspect « performatif ». En prononçant le mot, on accomplit une action. Caractériser quelque chose comme violence, c’est commencer à agir. L’idée de violence, parce qu’elle est étroitement liée à celle de transgression des règles, est chargée des valeurs positives ou négatives attachées à la transgression. À travers elle, on agite une menace ou on dénonce un péril. Et la violence psychologique ? Au cours des vingt dernières années, les concepts de violence et d’abus ont considérablement évolué. En effet, d’abord La Loi du siLence La loi du silence, c’est quand chacun subit sans rien dire, sans que personne ne se révolte contre la violence. Cette loi du silence s’est installée peu à peu. Les agresseurs peuvent ainsi faire régner l’ordre en profitant de la peur qu’ils inspirent. C’est ainsi que la violence et le chacun pour soi sont banalisés. L’indifférence, la résignation et la peur dominent. C’est pour cette raison qu’il est très important de parler lorsqu’on est victime ou témoin de violence. Briser la loi du silence est le premier pas pour faire reculer la violence. Question psycho - 33



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