Question Psycho n°23 fév/mar/avr 2011
Question Psycho n°23 fév/mar/avr 2011
  • Prix facial : 4,80 €

  • Parution : n°23 de fév/mar/avr 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 35,6 Mo

  • Dans ce numéro : voir les choses en face...

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Dossier Je sais ce que je veux… 16 - Question psycho et ce que je ne veux pas ! Le plus grand plaisir de la réalisation de soi vient du processus à travers lequel nous accomplissons nos buts, souvent même plus que des résultats que nous obtenons. Le problème quand on est jeune, c’est qu’on ne sait pas toujours où l’on va, pourquoi et comment y aller. à la quarantaine, c’est différent. On commence à comprendre ce que l’on veut vraiment dans la vie et si ce n’est pas encore le cas, on sait au moins ce qu’on ne veut pas ou plus. On est alors libéré d’une chape de plombqui encombrait notre existence. Nous ne faisons pas que consommer, acheter, dormir, travailler, s’occuper de nos loisirs. Parfois le rythme effréné de nos activités fait une pause, nous nous arrêtons, nous sommes fatiguées, nous ne pensons plus à faire, mais nous nous regardons être et nous nous posons des questions  : cela ressemble à ce que l’on appelle se poser des questions existentielles… Qui suis-je ? Où vais-je ? Quel est vraiment le sens de ce que j’accomplis ? Y a-t-il même un sens ? Heureusement, ces drôles de questions ne durent pas et les tâches quotidiennes reprennent leur droit. Elles nous rappellent à nous-mêmes, ou plutôt nous en détournent à nouveau. Que s’estil passé ? Un moment d’égarement ? étaitce folie ou authenticité ? Se poser les bonnes questions C’est souvent entre 40 et 50 ans que nous nous mettons à nous poser les bonnes
questions. 40 ans, c’est l’âge qu’on imagine être celui « du milieu de sa propre vie ». Donc, c’est le bon moment pour se poser, regarder en arrière, faire le point sur les 40 années écoulées et regarder vers l’avenir en imaginant ce que l’on veut faire des 40 années qui nous restent à vivre. Si l’on est perdu, si l’on n’arrive pas à faire le point, on passe forcément par cette fameuse « crise de la quarantaine ». Une crise finalement positive, parce qu’elle nous permet une prise de conscience utile pour l’avenir. Ce que nous pourrions appeler un passage à vide, Heidegger dirait qu’il est plutôt un passage dans l’être. Tout d’un coup, nous cessons de nous comporter comme des objets, des êtres purement fonctionnels, absorbés et dépossédés de nous-mêmes, et coïncidons avec ce qui nous en distingue. Nous ne sommes pas seulement des êtres, nous avons notre existence à porter, notre être à exister. Qu’est-ce que cela signifie ? Toute la différence est dans ce petit mot « à »  : nous avons à être quelque chose, à faire quelque chose de nous-mêmes. Il n’y a pas de constructeur pour le concevoir à notre place, c’est à nous d’en décider – ce qui est à la fois une fatalité de notre existence et notre liberté  : nous sommes jetés dans des possibilités que nous avons à décider, dit Heidegger. Ne pas savoir ce que l’on veut La question « peut-on ne pas savoir ce que l’on veut ? » peut renvoyer à l’expression du langage courant, « il ne sait pas ce qu’il veut ». Si nous nous interrogeons sur cette expression, nous sommes tentés de répondre positivement à la question. Cependant, si nous allons plus loin dans notre réflexion, la réponse à formuler apparaît moins nette et évidente. En effet, nous avons parfois connaissance des choses extérieures, mais pas de celles dont nous sommes à l’origine, comment pourrionsnous alors ne pas savoir ce que l’on veut ? Mais ce n’est pas non plus suffisant car il L’espèce de bonheur qu’il me faut n’est pas tant de faire ce que je veux, que de ne pas faire ce que je ne veux pas. (Jean-Jacques Rousseau) existe également l’hypothèse d’un inconscient en nous. Le problème est donc complexe, c’est pourquoi nous sommes en droit de nous demander si nous pouvons ne pas savoir ce que l’on veut. Il y a un âge pour tout dit le proverbe  : donc un âge pour ne pas savoir ce que l’on veut et un autre pour commencer à le découvrir, qui consiste à vivre ce que l’on veut vraiment. Savoir ce que l’on ne veut pas ou plus Le processus de construction de soi fait qu’en général, à la quarantaine, on sait surtout ce qu’on ne veut pas ou ce que l’on ne veut plus. Les expériences du passé, les modèles qu’on nous a montrés, les schémas qu’on nous a expliqués, l’éducation qui a été la nôtre peuvent entraîner chez nous des rejets et la volonté de faire notre vie autrement. De même, les échecs que nous avons connus nous montrent la voie de ce qu’il ne faut plus faire pour être heureux, même si nous sommes tentés de reproduire plusieurs fois un schéma néfaste pour nous, avant de comprendre qu’il faut le bannir à jamais ! Il n’est pas toujours aisé de s’en sortir tout seul et de comprendre nos erreurs et nos errances sans aide extérieure, c’est pourquoi l’aide d’un coach en développement personnel ou d’un psy peut être fondamentale pour bien cerner ce que l’on ne veut plus faire de sa vie ou reproduire dans son comportement. Comprendre ce que l’on veut Vient après une autre phase, celle de savoir ce que l’on veut vraiment. Mais pour y arriver, il faut d’abord avoir pleinement conscience de ce que l’on vaut. Et c’est là que le respect de soi, l’estime de soi entrent en compte. Impossible en effet de savoir ce que l’on veut si on ne s’aime pas un tant soit peu. à 40 ans, ce cheminement est déjà en cours et c’est pourquoi il est plus facile de regarder positivement vers l’avenir. PhILosoPhIE dE vIE « Le bonheur, c’est savoir ce que l’on veut et le vouloir passionnément. L’important est de savoir que les pensées positives nous aident à retrouver notre bonheur au fond de nous-même. » Question psycho - 17



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