Question Psycho n°23 fév/mar/avr 2011
Question Psycho n°23 fév/mar/avr 2011
  • Prix facial : 4,80 €

  • Parution : n°23 de fév/mar/avr 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 35,6 Mo

  • Dans ce numéro : voir les choses en face...

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Dossier Avis d’expert Nosima, 45 ans, témoigne  : « Avez-vous connu le difficile passage de la quarantaine ? Moi ça m’est arrivé il y a quelques mois. Avec mes copines, on avait pris l’habitude de sortir en boîte tous les week-ends, entre filles. Avec mon mari ça n’allait pas fort, nous étions au bord de la rupture. J’avais besoin d’être rassurée, de sentir que je pouvais encore plaire. Cette période a duré environ six mois, mais maintenant ça va beaucoup mieux. » Isabelle, avocate de 43 ans, n’est pas tout à fait d’accord  : « 40 ans, en fait, c’est l’heure des bilans. Tu jettes un oeil dans le rétro et tu fais les comptes  : combien de réussites, combien d’échecs ? C’est le début d’autre chose ; de plus serein, de plus confortable si le bilan est positif, d’amertume et de regrets si le bilan est négatif. » Véronique Harmel dans son livre « Inventez votre ménopause » (Ed. Jouvence) évoque la difficulté pour les jeunes filles de s’imaginer avoir un jour 50 ans. Pourtant il paraît qu’en 2025, 50% des femmes auront plus de 45 ans. Sans doute est-il important de les préparer à devenir des cinquantenaires. Le temps a ses unités de mesures, secondes, minutes, heures, jours, mois, années, etc. Pour se faire une idée concrète de la vitesse à laquelle s’écoulent Catherine Bergeret-Amselek est membre de la Société de Psychanalyse Freudienne (SPF) et du Groupe de Recherche et d’étude sur la Naissance et le Nouveau-né (GRENN). Elle explore depuis plusieurs années les étapes existentielles-clés des âges de la vie en nous amenant au coeur de l’éprouvé intime des femmes. 40 ans, est ce le plus bel âge pour une femme ? C.B.A.  : « à vrai dire, le plus bel âge, c’est toujours celui qu’on a, car tout l’art de vivre consiste à accepter que chaque âge apporte ses richesses et ses tracas. De plus, il ne faut pas oublier que chaque âge contient toujours les âges précédents. En ce sens, avoir 40 ans donne l’occasion de contacter l’enfant, la jeune fille et la jeune femme en soi, ce qui permet de jouer sur plusieurs registres. Avoir 40 ans, c’est avoir deux fois 20 ans. C’est à la fois un âge où l’on est en pleine possession de ses moyens physiques et psychiques, et où l’on est encore jeune. Tout est encore possible  : faire un bébé (un petit dernier, voire un premier), changer de métier, reprendre des études, changer d’homme ou réaliser un rêve. Mais 40 ans, c’est aussi pour beaucoup de femmes l’occasion d’une crise existentielle. La crise de la quarantaine peut correspondre au démarrage d’une crise du milieu de la vie, certaines la font à 45 ans ou à 50 ans, d’autres à 40 ans. « On ne naît pas femme, on le devient », comme disait Simone de Beauvoir. Si à 18 ou 20 ans, la femme est un bouton de rose ; à 30 ans, elle s’ouvre ; à 40 ans et a fortiori 50 ans elle s’ouvre plus encore à la vie et s’épanouit. Ce sont ces femmes matures - « quadra » et « quinqua » - qui font chavirer les hommes, elles osent affirmer leurs désirs et choisissent même parfois des hommes plus jeunes  : regardez dans la presse ! » 12 - Question psycho nos vies, il suffit de se rappeler l’époque où nous avions 10 ans, puis 15 et enfin l’année de notre majorité ! On a souvent l’impression que c’était hier. La jeune femme de trente ans se souvient de ses dix- huit ans et de son adolescence, tout en mesurant les changements survenus de- puis. Dans une quinzaine d’années, à savoir aux alentours de 2020 elle aura atteint et dépassé les quarante ans ! Quelle horreur pour elle ! Hier encore, elle traitait de « vieille » une femme de cet âge qui se révélait être une rivale potentielle ou réelle. Voici qu’aujourd’hui on lui annonce que les quinze années qui la séparent de cette vieille, vont lui tomber dessus avant qu’elle n’ait eu le temps de dire ouf ! L’âge de tous les défis Il est clair pourtant que les femmes sont plus entreprenantes après quarante ans. Le comportement compulsif de la jeunesse est remplacé par un véritable dynamisme structuré et réfléchi. La femme qui s’en va vers la cinquantaine sait ce qu’elle veut et ce qu’elle ne veut pas. Elle a tiré des leçons de ses erreurs. Sentimentalement, pour la grande majorité, elles ont connu un échec et/ou une séparation douloureuse dans ce domaine. C’est pourquoi sans devenir des working girls, elles choisissent de créer, pour ne pas rester sur le bord de la route. Professionnellement, c’est plus difficile, mais c’est dû à la conjoncture ; quoi que le nouveau statut d’auto-entrepreneur pousse de nombreuses femmes à créer leur boîte à 40 ans passés et à évoluer vers une nouvelle aventure professionnelle, encore plus épanouissante. C’est certain  : à 40 ans, la majorité des femmes françaises s’assume, le fruit de vingt années d’expériences qui leur permet de trouver un nouveau chemin, et de renaître à une deuxième vie ! ■ J.B. A LIRE « La femme en crise ou La ménopause dans tous ses états » de Catherine Bergeret-Amselek, éditions Desclée de Brouwer.
Pourquoi 40 ans pour s’aimer enfin ? Nos comportements destructeurs envers autrui sont souvent l’expression d’une profonde mésestime de soi et d’une impossibilité de s’apprécier tel que l’on est. Il s’avère en effet impossible d’aimer les autres, la vie et le monde si l’on est incapable d’écoute, d’attention, d’empathie, de respect, d’estime voire de tendresse envers soi-même. Avoir une bonne relation avec soi est donc une clé fondamentale pour la qualité des relations que nous tissons avec les autres. Et c’est souvent à 40 ans que l’on commence à s’aimer… enfin ! S’aimer soi-même reviendrait à éprouver ces sentiments pour soi. La plupart cherchent à satisfaire leurs désirs personnels, à réussir leur vie sociale, professionnelle, amoureuse,... parfois au détriment des autres. Ces comportements relèveraient d’un amour de soi excessif. En revanche, certains font passer le bonheur de leur famille, communauté avant tout, quitte à se sacrifier. Enfin, certains se haïssent à tel point qu’ils se mutilent ou se suicident. Ces cas extrêmes montrent la diversité des sentiments que nous éprouvons vis-àvis de nous-même. Mais s’aimer soi-même est-il un devoir, une nécessité ? Oui, les deux, répondent tous les psychanalystes d’une voix unanime. Mais le chemin est long pour y parvenir, en fonction de son passé, de ce que l’on a vécu pendant son enfance notamment. C’est pourquoi, s’aimer passe par un travail sur soi, souvent long et laborieux, dont on ne connaît les fruits qu’à la quarantaine passée. On a l’impression quand on a atteint la quarantaine, qu’on n’a pas fait ce que l’on devait faire et qu’on n’a plus le temps de faire ce qu’on a à faire. (Claude Lelouch, cinéaste) À 40 ans, on se respecte Il faut du temps pour apprendre à s’aimer, du temps pour arrêter de se comparer aux autres et pour respecter à la fois son corps et son esprit. La quarantaine se prête donc à cela, car on a déjà une expérience de 40 années de vie derrière soi. La personne qui s’aime se respecte, la personne qui se respecte est sur la voie de l’amour... Se respecter c’est au commencement s’accepter tel que l’on est y compris dans ses travers. La perfection n’existe pas et les apparences de la perfection n’inspirent qu’admiration et jalousie, deux sentiments totalement étrangers à l’amour. Se respecter, c’est aussi prêter attention à un tas de détails pas si insignifiants qu’on voudrait se le faire croire. On peut édifier pour l’occasion une petite trinité personnelle « corps, apparence, esprit ». Corps  : on respecte son corps au travers de l’attention que l’on Dossier Question psycho - 13



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