Question Pratique n°49 oct/nov/déc 2014
Question Pratique n°49 oct/nov/déc 2014
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°49 de oct/nov/déc 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 29,4 Mo

  • Dans ce numéro : automobilistes... arrêtez de vous faire tondre !

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Vie quotidienne Un label - en France mot strictement réservé aux mentions officielles - distingue un produit respectant des normes spécifiques de production ou la qualité particulière d’un produit ou d’un service. Il n’existe que deux types de labels officiels, ceux décernés par l’État et ceux décernés par des organismes internationaux, la Commission européenne notamment. Attribués en application d’une loi par un ministère ou un service délégué et faisant l’objet d’une publication officielle, ils se distinguent des marques déposées, des qualifications commerciales et des prix remis par des organismes privés. Parmi les labels officiels, certains garantissent l’origine d’un produit : ➤ L’« appellation d’origine contrôlée » (AOC), créée par un décret-loi de 1935 relatif à la défense du marché du vin. Le label désigne un produit dont toutes les étapes de fabrication sont réalisées selon un savoir-faire reconnu dans une même zone géographique et qui donne ses caractéristiques au produit. ➤ L’« appellation d’origine protégée » (AOP), équivalent européen de l’AOC, figure depuis le 1er mai 2009 sur tous les produits européens dont la production, la transformation et l’élaboration sont réalisées dans une zone géographique déterminée, selon un savoir-faire reconnu et un cahier des charges particulier. Depuis le 1er janvier 2012, pour clarifier l’offre au consommateur, les produits concernés ne doivent porter que la mention AOP, à l’exception des vins qui sont autorisés à porter laAOC mention= AOC. AOP Appellation d'Origine Appellation d'Origine Contrôlée Protégée C comme : P comme : Contrôlée par l'INAO Protégée par l'Union Européenne Ces deux termes ne peuvent être délivrés que par ces deux autorités officilelles 8 Question-pratique ? Minerva Studio - Fotolia Labels : comment s’y retrouver ? Label rouge, indication géographique protégée, spécialité traditionnelle garantie, appellation d’origine protégée, agriculture biologique, origine France garantie, élu produit de l’année, saveur de l’année…, difficile de se repérer dans la pléthore de « labels », tous se voulant garants d’une qualité, d’un savoir-faire, ou d’une origine. Décryptage. ➤ L’« indication géographique protégée » (IGP), créée en 1992 dans le cadre de la politique européenne de qualité concernant les produits agricoles et alimentaires. Elle désigne un produit dont les caractéristiques sont liées au lieu géographique dans lequel se déroule sa production ou sa transformation selon des conditions bien déterminées, et protège aussi le nom d’un produit dans toute l’Union européenne. Le « label rouge », label agricole français créé par la loi d’orientation agricole du 5 août 1960 à la demande des professionnels, est l’unique garant d’une qualité supérieure. Il désigne les produits qui, par leurs conditions de production ou de fabrication, ont un niveau de qualité supérieure par rapport aux autres produits similaires. Il a été décerné pour la première fois au poulet des Landes (1965). Aujourd’hui, quelque 500 produits se partagent le précieux sésame.
La « spécialité traditionnelle garantie » (STG), label européen créé en 1992 dans le cadre de la politique européenne de qualité concernant les produits agricoles et alimentaires, protège une recette traditionnelle. Initialement appelée « attestation de spécificité », elle fait référence à la composition d’un produit, à son mode de production ou de transformation de façon industrielle. Pour l’instant, un seul produit français bénéficie du label : les moules de bouchot. Les demandes de nouveaux produits en AOC, AOP, IGP, Label rouge et STG sont instruits par l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO), établissement public qui supervise les contrôles sur l’ensemble de ces labels et protège les produits contre l’usurpation. 3 6 Duc Autre label officiel, le label « agriculture biologique » (AB) qui garantit un mode de production respectueux de l’environnement (non-utilisation de produits chimiques de synthèse et d’OGM, recyclage des matières organiques, rotation des cultures et lutte biologique) et du bien-être animal. Les règles encadrant le mode de production biologique sont les mêmes dans toute l’Europe et les produits importés sont soumis aux mêmes exigences. L’agriculture biologique apparaît officiellement en France en 1981 avec la création d’une Commission nationale chargée de l’organisation et du développement de l’agriculture biologique et de l’homologation des cahiers des charges. La gestion officielle du label AB est à la charge de l’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique (ou Agence bio), groupement d’intérêt public français. Depuis le 1er juillet 2012, l’utilisation du logo communautaire, l’eurofeuille, est obligatoire pour les denrées préemballées d’origine européenne remplissant les conditions d’usage. Le label « montagne », défini par le ministère de l’Agriculture et dispensé par la préfecture concernée via une autorisation administrative, garantit que le produit a été fabriqué dans une zone située à plus de 700 mètres d’altitude et qu’il a été élaboré avec des matières premières provenant d’une zone de montagne. En dehors des labels, les marques peuvent aussi promouvoir des produits, comme la marque « Origine France garantie », créée par le député UMP Yves Jégo pour mettre en avant le « made in France » et pour une meilleure traçabilité des produits vendus en Europe, au bénéfice des consommateurs et de l’emploi. En mai 2011, Pro France, association regroupant des entreprises et des organisations professionnelles, lançait la marque avec le Bureau Véritas, organisme de certification indépendant. Pour obtenir le droit d’utilisation, qui s’appuie sur un cahier des charges rigoureux, l’entrepreneur doit satisfaire à deux critères impératifs : que le produit prenne ses caractéristiques essentielles en France et qu’au moins 50% de sa valeur ajoutée soit acquise dans l’Hexagone. « Max Havelaar », branche de l’association Fairtrade Labelling Organizations International, est une marque de commerce équitable née aux Pays-Bas en 1988. Regroupant des ONG et des représentants de producteurs, elle apporte aux paysans pauvres un revenu leur permettant de satisfaire leurs besoins fondamentaux, de préserver leur environnement, de fonder d’autres relations que celles prônées par le « tout libéralisme ». La société Management Europe Marketing organise depuis 1987 l’opération « élu produit de l’année ». Chaque année, les industriels sont invités à inscrire, contre paiement, leurs nouveaux produits au concours, un comité de professionnels sélectionnant les plus innovants et les plus attractifs d’entre eux. Un questionnaire (enquête postale réalisée par TNS Wordpanel) est adressé à 10 000 personnes invitées à juger l’innovation, l’attractivité et la valeur d’usage des produits. Ceux ayant obtenu le meilleur score dans leur catégorie peuvent seuls arborer le logo pendant un an moyennant le versement de droits des producteurs concernés. Reste que le marquage est loin de garantir une qualité faute d’exigences particulières, que le concours est biaisé parce que les produits sélectionnés ne représentent qu’une petite partie de l’offre existante, et qu’il est impossible d’avoir la certitude que les personnes interrogées ont réellement goûté ou testé la sélection. La dénomination « saveur de l’année », créée en 1997 par la société Monadia, repose sur l’appréciation gustative de produits testés en aveugle par un échantillon de consommateurs. Son attribution ne dépend d’aucun cahier des charges et le nombre des produits présentés dans chaque catégorie dépend uniquement du nombre d’industriels souhaitant concourir. La méthode n’est donc pas représentative de ce que les consommateurs trouvent dans les rayons de leur supermarché. Si les lauréats peuvent apposer le logo sur leur produit pendant une année, ils doivent en revanche acquitter des droits à la société organisatrice. ■ i Question-pratique ? 9



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