Question Pratique n°49 oct/nov/déc 2014
Question Pratique n°49 oct/nov/déc 2014
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°49 de oct/nov/déc 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 29,4 Mo

  • Dans ce numéro : automobilistes... arrêtez de vous faire tondre !

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Prévention santé Attention aux chutes de tension ! La tension artérielle est l’un des signaux surveillés de près par les médecins. Quoi de plus classique que de le voir placer le tensiomètre autour du bras du patient, quel que soit le but de la visite de ce dernier ? Une action qui participe de près à la politique de prévention menée dans notre pays. Et cela porte ses fruits. Définir une tension normale est assez simple d’un point de vue médical. Tous les patients adultes connaissent leur tension dès qu’ils franchissent le seuil d’un cabinet médical. Le généraliste vérifie en effet systématiquement cet indicateur, car la pression artérielle permet de faire circuler le sang dans l’organisme avec l’aide de la pompe que représente le cœur. Un indicateur essentiel Le calcul met en avant deux chiffres : la pression systolique et la pression diastolique, et la valeur est indiquée en cm de mercure (Hg). 60 Question-pratique ? La valeur systolique calcule la valeur de la pression au moment de la contraction ventriculaire, il s’agit du nombre le plus élevé. La valeur diastolique est la valeur de la pression au moment de la relaxation ventriculaire. La mortalité cardiovasculaire est la première cause de mortalité féminine en France, avant les cancers. Pourtant dans ce cas, on parle plutôt de problèmes d’hypertension. Mais qu’en est-il lorsque le phénomène s’inverse ? Les baisses de tension Les baisses ou chutes de tension correspondent à une baisse assez soudaine de la quantité de sang pompée par le cœur. Le phénomène peut être tout à fait occasionnel ou devenir plus régulier auquel cas on parle d’hypotension artérielle. Contrairement à l’hypertension, ces chutes ne sont pas considérées à proprement parler comme une maladie, car si la tension est définie en matière de maxima, elle ne l’est pas vraiment en termes de minima. Normalement, une tension basse est plutôt un indicateur positif en matière de santé cardio-vasculaire. On peut parler d’hypotension lorsque la valeur systolique est inférieure à 9. 1. La chute de tension posturale Elle intervient souvent à l’occasion d’un mouvement, on la décrit aussi comme « orthostatique ». Il n’est pas rare d’éprouver une sensation de vertige lorsque l’on passe de la position allongée à la position debout rapidement par exemple. Cela s’explique par le fait que le sang s’accumulant dans les jambes, le cerveau est temporairement moins irrigué. Rien de bien grave généralement, à moins que cela ne devienne chronique et gênant. Elle est assez courante chez les personnes âgées et les personnes souffrant de varices. PHOTOS.COM
Le médecin préconise habituellement un examen plus poussé de l’état cardio-vasculaire du patient. 2. La chute de tension postprandiale Comme son nom l’indique, elle apparaît après le repas du fait que la digestion entraîne un afflux de sang vers l’estomac et les intestins. Elle touche plus particulièrement les seniors et les diabétiques. Ces deux hypotensions sont les plus courantes et s’accompagnent toujours des mêmes symptômes : vertiges, fatigue, vision trouble, bourdonnements, nausées. Cela peut aller jusqu’à l’évanouissement. Des origines diverses Au-delà du repas ou de la position, les origines sont souvent à creuser chez les patients qui souffrent de baisses de tension assez régulièrement. Mis à part des causes spécifiques faciles à déceler telles que déshydratation, traitement médicamenteux, alcoolisme ou prise de marijuana, grossesse, morsure venimeuse, il faut parfois aller plus loin dans la recherche. Le médecin préconise habituellement un examen plus poussé de l’état cardio-vasculaire du patient, et peut aussi vérifier le bon fonctionnement de la glande surrénale et de la thyroïde. Le foie peut aussi être en cause. A noter qu’une perte de poids importante pour le corps a pour effet de provoquer des chutes de tension. La sous-alimentation peut mener à un épuisement allant jusqu’à la baisse Quels médicaments en cas d’hypotension ? • Médicaments sympathomimétiques Ce groupe de médicament inclut l’étiléfrine, le métilsulfate d’amézinium, la midodrine, la norfénéfrine, la pholédrine et l’oxilofrine.• Fludrocortisone• Dihydroergotamine• Erythropoïétine Contrairement à l’hypertension, l’hypotension n’est pas dangereuse et elle ne provoque pas d’autres maladies potentiellement graves. Toutefois, les personnes atteintes d’hypotension artérielle peuvent également présenter des symptômes parfois très invalidants : étourdissements, troubles de la concentration et fatigues sont des symptômes potentiels. D’où l’intérêt d’un contrôle permanent. PHOTOS.COM En cas d’évanouissement… Lever les pieds du patient pour ramener le sang au cerveau et si possible le coucher sur le côté. Lui mettre une serviette fraîche sur le front. Si la personne ne reprend pas connaissance très rapidement, appeler les secours. Sinon, il est préférable qu’elle reste ensuite couchée avec les pieds surélevés. de la tension. Une forte émotion peut aussi être à l’origine d’une baisse de tension, mais il ne s’agit alors que d’un problème ponctuel, que l'on nomme « mlaise vagal ». Dans des cas exceptionnels, l’origine peut être une hémorragie importante ou une choc allergique, auquel cas il faut bien entendu appeler immédiatement les secours d’urgence. Des risques peu élevés Mis à part le fait de se faire mal en tombant en cas d’évanouissement, ou d’un accident si l’on se trouve au volant, la plupart des chutes de tension sont considérées comme anodines. Aucun traitement spécifique n’est donc recommandé. La consultation médicale n’intervient que lorsque le phénomène se répète pour traiter la cause réelle. Les risques sont donc peu élevés. En cas d’inquiétude, on peut passer des examens complémentaires pour se rassurer. Quelques précautions à prendre Aucun traitement n’est à proprement parler mis en place sauf lorsqu’une anomalie a été décelée sur un organe. La prévention passe donc par de simples conseils : - Se lever lentement lorsque l’on est couché ou debout. - S’hydrater régulièrement, surtout si l’on prend des diurétiques ou si l’on doit rester debout longtemps. - Éviter l’alcool, le tabac et les drogues. - Éviter la chaleur qui dilate les vaisseaux ou le sport lorsqu’il fait chaud. - Remettre un peu de sel dans sa nourriture si on l’a éliminé, notamment dans un régime. Voir avec son médecin au préalable. - Ne pas croiser les jambes trop souvent. - Privilégier les repas légers, même plus fréquents plutôt que les grands repas copieux. - Éviter les régimes trop drastiques. Ces conseils sont généralement suffisants, sauf lorsqu’une hypotension s’installe et qu’un problème de qualité de vie se pose. Dans ce cas, un traitement peut être mis en place. Des traitements possibles Plusieurs groupes de substances actives sont capables d’augmenter légèrement la pression artérielle, de soulager les symptômes de l’hypotension et de prévenir les étourdissements. Toutefois, tous les traitements médicamenteux peuvent avoir des effets indésirables (tels qu’hypertension, par ex.). Pour cette raison, vous devriez en premier lieu essayer de soulager vos symptômes liés à l’hypotension en adoptant des mesures non médicamenteuses. ■ A.F. Question-pratique ? Question pratique PHOTOS.COM 61



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